‹ Les idéologuesChapitre 53 sur 94 · LA.MARCK · texte numérisé non relu

LA.MARCK

les végétaux et pour les formes inférieures do raninialité (1). Cabanis a donc eu tort, pour nioulrer l'origine commune du physique et du nu)ral, ilétudier d'abord Ihomme, où, à cause même de la complication des phénomènes, il est difficile d'en saisir la source. Allant plus loin que D. de ïracy, Lamarck voudrait qu'on s'attachât d'abord à l'organisation des animaux les plus simples pour monter, par degrés, jusqu'à Thomme. Par contre il estime qu'on na pas donné une attention suffisante aux: inlluences du moral sur le physique. Le naturaliste, qui a attribué aux; besoins le pouvoir de créer des organes, devait se séparer en plus d'un point de Cabanis et de D. de Tracy.

Le sentiment intérieur résulte de l'ensemble des sensations internes que produisent les mouvements vitaux et de lacomnuinication entre elles de toutes les portions du lluide nerveux lornuint un tout. Ce sentiment intérieur sert de lien au physique et au moral : il a\ei'tit l'individu des sensations (pi'il éprouve et lui donne la conscience de ses idées et de ses pensées. Cabanis n'a qu'entrevu le mécanisme des sensations, sans en développer clairement les principes ; il a méconnu la nature de l'instinct, qu'il fait sortir des impressions internes, tandis cpu; l'instinct vient de ce qu'à la suite des émotions provoquées par les besoins, le sentiment intérieur fait agir l'individu sans participation de la volonté. Cabanis s'est encore trompé à propos de la mélancolie : ce sont des chagrins continuels et fondés qui ont causé les altérations des viscères abdominaux aux([ueiles il en rapporte la naissance. Le sentiment intérieur constitue en outre la force productrice qui donne lieu aux actions volontaires, mais la volonté suppose jugement, comparaison d'idées, pensées ou impressions; la volonté n'est donc jamais véritablement libre et nest jamais un guide aussi sur que l'instinct.

Lamarck se sépare encore de ses prédécesseurs et de ses contemporains, à propos de l'entendement. L'entendement exigtî selon lui un système d'organes particuliers : il faut que le sentiment intérieur mette le fluide nerveux en mouvement dans l'hypocéphale, pour ({ue les opérations de l'entendement puissent avoir lieu. Aussi, si toute idée tire son origine d'une sensation, toute sensation ne peut produire une idée ; il faut pour cela un organe spécial et l'intervention de l'attention. Gall a voulu trop

fl) Lamarck se rcncoutre avec Aristote dont le TraUé de l'Ame se rappioilie <l;iilleurs, par la méUiode et les résultats, des recherches évolutiounistes.

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prouver et, par réaction, on n"a rien admis de sa théorie, qui comprenait cependant une grande part de vérité. D. de Tracy a confondu les sensations proprement dites avec la conscience des idées, des pensées et des jugements. Condillac a prouvé que les signes ont permis à l'homme d'étendre ses idées ; il n'a pas établi qu'ils concourent à la formation des idées. Les principaux actes de l'entendement sont l'attention, la pensée ou la réflexion, la mémoire et le jugement. L'attention est un acte du sentiment intérieur qui prépare une partie de l'organe de l'entendement à (fuelque opération de l'intelligence et la rend propre à recevoiiles impressions; à faire sensibles et présentes des idées qui s'y trouvaient déjà tracées. Sans elle, aucune des opérations de lentendement ne peut se former, et il est évident qu'elle n'est point une sensation, comme l'a dit Garât. Et l'éducation ne développe l'intelligence de l'homme qu'en fixant son attention sur les objets si variés et si nombreux qui peuvent affecter ses sens (1).

En résumé Lamarck a été un naturaliste éminent, conduit pajses études positives à affirmer, avant Darwin, que les espèces se transforment par l'influence du milieu et que les changements ainsi produits se transmettent par l'hérédité ; à soutenir, après Aristote, qu'il faut étudier d'abord la vie chez les végétaux et les animaux inférieurs; à compléter Cabanis, en tenant plus do compte des influences du moral ; à tracer, avant les modernes et après Aristote, le plan d'une psychologie comparée qui débuterait par les animaux les plus rudimentaires; à donner, avant que Laromiguière n'eût développé sa théorie, une place prépondérante à l'attention dans les opérations de l'entendement et dans l'éducation. Darwin, Lewes, Spencer, Bain, M. Ribot ont reproduit, développé et complété, bien souvent sans le savoir, des idées déjà exprimées par Lamarck.

A côté de Cabanis, de Bichat et de Lamarck, il faut placer Bory de Saint-Vincent, auteur de VEomme, Essai zoologique sur le genre humain, cpii parut en 18:25 après avoir formé un article du Dictionnaire classique d'histoire naturelle. « De tout ce qui fut publié sur l'homme avant Cabanis et Bichat, dit-il on ne trouverait peut-être pas, si ce n'est dans Locke et dans Leibnitz, la valeur d'un moyen in-octavo qui méritât d'être conservé ».

(1) Lancelin, Laromiguière et Degérando fout, comme Lamarck, une place àl'aitcutioD. — Cf. Ribot, Psychologie deratlention.

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Lhoinme intellectuel ^ conséquence de llioninie nianiinifère » iloit pénétrer, pour se connaître, son- organisation et celle des hèles, et comparer les diverses niodilications que làgc et l'état de santé ou de maladie apportent en lui. Il insiste sur lapparition successive des productions marines, puis des végétaux, des herbivores, des carnivores, rapproche l'orang-outang et l'homme, et ne voit dans la ditTérence des pouces du pied « qu'un de ces nomhreux passages par où la nature procède hahituellemcnt pour lier tous les êtres dans l'ensemhle inlini de ses harmonies ». Il fait intervenir, dit M. de Quatrefages, une donnée nouvelle, l'influence exercée sur la fixation des caractères spécifiques par l'action des ascendants, placés eux-mêmes dans des condilioiis d'existence constante (1).

Dans son dixième Mémoire, Cabanis citait Draparnatid, professeur de grammaire générale à l'école centrale de Montpellier, naturaliste, philosophe et également recommandable à ces deux titres. Il rappelait le beau plan d'expériences par lequel il voulait déterminer le degré respectif dinteUigence ou de sensibilité propre aux différentes races et formel* leiu- échelle idéologique. Destutt de Tracy était plus précis et plus élogieux encore (2). Draparnaud, nous dit la Décade, fut candidat à la section d'idéologie contre Prévost et Degérando. Quant à ses doctrines, nous n'avons pour nous en faire une idée que deux discours prononcés en l'an X, l'un à l'ouverture des écoles centrales, l'autre à celle du cours de zoologie.

Le premier traite de la philosophie des sciences. Après avoir fait l'éloge des écoles centrales et prolesté contre les ennemis de la philosophie, qui s'opposeront vainement à la propagation des lumières et à la marche constante de l'espiit humain vers le perfectionnement, Draparnaud aborde la philosophie dont il essaye de déterminer la nature, en la distinguant de la scolastique : « La philosophie digne de notre étude, dit-il, est une science purement expérimentale, plus féconde en résultats, plus piopre à conduire à des découvertes utiles et qui est toujours active dans

fl^ Revue des Deur Mondes, LXXVIII, p. 8j8. — Bon de Saint-Vinceut, f|iii dédie son livre a ( uvier, ii<' cite pas Lamarck.

(2) En 1801 il croit quil aura assez fait s'il et iblit sur des bases solides l'idéolog-ie de l'homme ; il souhaite qu'un savant professeur, (|ui a fait preuve de la capacité nécessaire et de l'étendue d'esprit suffisante, remplisse les espérances qu'il a données et traite de l'idéologie comparée. Eu 1804, au lieu de se livrer à ces espérances, il a, dit-il, à déplorer h perte prématurée d'un homme aussi intéressant, et il ajoute que c'est un grand malheur pour la science.

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ses conceptions et dans ses travaux, comme la nature môme, qui est le but constant de ses recherches et de ses efforts : c'est en un mot la philosophie des sciences ou la philosophie naturelle ». Il y fait entrer toutes les connaissances humaines et parle d'abord des sources de la vérité ou de nos connaissances réelles et positives, puis de celles de l'erreur ou de nos connaissances fausses et chimériques. Les sens, l'observation et l'expérience; la raison, l'induction, le calcul on le raisonnement sont les sources de la vérité. Sans les sensations, le raisonnement est incertain on chimérique; sans la raison, les sens ne peuvent presque rien. Draparnaud parle en excellents termes de l'observation (1). Avant Lamarck, il insiste sur l'importance de l'attention et serait presque tenté de dire, en modiûant une formide célèbre de Biiffon, que le génie n'est qu'une grande attention. Non seulement, il faut que l'observateur concentre son attention sur l'objet qui l'occupe, mais encore il doit réitérer l'observation pour éviter, comme dirait Descartes, la précipitation; il doit surtout se défaire de tout esprit de système, et oublier toutes les théories. Aussi l'observation est-elle plus facile dans les sciences physiques que dans les sciences morales. Nous sommes portés, en effet, par l'action de nos sens extérieurs et par l'impression des objets physiques sur ces sens, à sortir sans cesse hors de nous. Un seul sens nous sollicite à observer ce qui se passe en nous-mêmes. Par ce sens intérieur, nous percevons bien nos idées, nos connaissances, nos passions, toutes les modahtés des organes intérieurs. Mais les affections qui procurent les sensations externes sont plus vives, plus variées, plus distinctes que celles qui sont le fruit des sensations internes ou de la réflexion ; il est plus facile de diriger notre attention sur les opérations de la nature que sur celles de notre esprit. C'est pourquoi les sciences étaient déjà perfectionnées, quand la métaphysique et les autres sciences morales étaient encore dans l'enfance. De nos jours seulement elle est devenue une science vraiment expérimentale et fondée sur l'observation. L'expérience fait naître les phénomènes, les varie, les combine, les multiplie, les répète, les

(l)Le meilleur traité de Tart d'observer est, pour lui, une histoire philosopliiijue dus -progrès de l'esprit humain dans les diverses branches des connaissances, des découvertes importantes que l'on a faites dans les sciences, et surtout dans les sciences physiques, enfin de la méthode et des procédés qui ont guidé les inventeurs. Les méthodes sont, dans les sciences, ce que sont les machines en mécauiiiue ; elles économisent le temps et suppléent à la force.

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oppose, les réunit. De l'observation ou de lexpérience émanent toutes les vérités de fait; du laisonnenieul. qui rassenil)le les laits, les compare, les classe, les combine, et eu tire les principes, viennent les vérités de dé(hu'liou. Dans riiilci prétatiou de la nature, tout se réduit à revenir des sens à reutendement et de lentendement aux sens, à rentrer au-dedans de soi et à en sortir. Mais il ne faut point réaliser les notions abstraites, causes, principes, forces, facultés, il ne faut point les regarder comme des êtres existant par eux-mêmes.

Draparnaud ramène l'analyse matbématique ou rationnelle à l'analyse expérimentale; il estime qut^ la svutbése et l'analyse iloivent toujours être réunies dans les opérations de l'esprit connue dans celles de la nature. Mais la syntbèse n'est ni une bonne méthode d'induction, ni une bonne méthode d'exposition. Il n'y a qu'une méthode poiu' étendre les connaissances humaines et en accélérer le progrès, c'est d'observer, non d'imaginer; d'analyser, non de définir.

Nous dirons peu de chose de la seconde partie de ce discours. Draparnaud soutient avec raison qu'il n'y a pas d'erreur des sens, mais que toutes les erreurs émanent du jugement et ont (fuatre causes principales : nous jugeons, ou sans avoir assez de données, ou sans savoir nous en servit-, ou eu ne voulant pas en faire usage, ou en nous dirigeant par de fausses règles de prol)ai)ilité. il souhaite que l'on fonde les vrais systèmes sur des faits bien constatés. Après d'Alembert, avant A. Comte, il croit que tout se réduit, dans les sciences physiques, h découvrir la liaison qui existe entre les phénomènes et à expliquer les faits par les faits, puisqu'un principe n'est qu'un fait qui prend successivement diverses formes. Qu'on se borne à l'observation et à l'expérience, qu'on fasse très peu d'usage des hypothèses et des principes abstraits : le doute philosophique, dit-il en citant Thomas Reid, est un des meilleurs préservatifs et des plus sûrs remèdes contre l'erreur.

Le second discours porte sur la vie et les fonctions vitales; c'est un précis de physiologie comparée. Draparnaud combat ceux qui voient dans le principe vital autre chose qu'un principe abstrait, un nom générique, sous lequel on a classé des phénomènes de môme ordre (1). La vie est le résultat de l'orga-

il) '( Est-ce expliquer un pliéuomène, dit-il, que de le rapporter ;i une cause occulte dont on suppose Texistence et dont on ne peut assigner ni la nature, ni le

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nisatioii : Fanatomie, la chimie, la physique, l'observation des divers éti'es vivants, nous feront donc connaître les ressorts cachés de la vie. Et Draparnaud parle de la liaison des sciences, de la perfectibilité de Ihomme, en disciple de Descartes, de d'Alenihert et de Condorcet (1).

Non moins dignes d'attention sont les considérations que Draparnaud, à peu près à la même époque que Lamarck, expose sur la valeur des classiOcations et indirectement sur la hiérarchie des sciences. Quand on examine avec attention, dit-il, tous les êtres individuels, on s'aperçoit qu'il n'y a pas de classes dans la nature, et qu'on ne peut assigner à aucune des classes établies des caractères tranchants et distinctifs. Ainsi la sensibilité est très peu développée chez les zoophytes, tandis que certaines plantes sont sensibles aux impressions et à l'attouchement des objets extérieurs; il y a analogie entre les fonctions vitales de l'animal et celles du végétal. On ne peut même pas trouver de ligne de démarcation distincte enti-e les corps bruts et les corps organiques, pas plus qu'entre les phénomènes qu'ils nous présentent, puisque la génération spontanée ne répugne pointa la raison et que plusieurs observations semblent môme en démontrer l'existence. Si l'on n'a pu jusqu'ici rendre raison de tous les phénomènes de la vie par les seules lois mécaniques et chimiques, c'est qu'on ne connaît pas parfaitement le mécanisme des corps vivants. Les progrès des sciences physiques seront suivis de ceux de la physiologie : en ne bornant point ses observations à quelques espèces isolées, en ne se contentant point de l'analogie, mais en employant l'observation et l'expérience, en faisant

inoile (laetiou ? Et coiiiKiitious-nous mieux les phénomènes de la vie, quand on nous aura dit qu'ils sont pioduits par l'action du principe vital ? On éclairera au contraire iutiniment mieux la nature de ces phénomènes, si Ton parvient à les rapporter à des lois mécaniques ou chimiques. La théorie moderne de la respiration en est une preuve évidente >< .

(i) « Toutes les l>ranches des connaissances humaines, dit-il, se réunissant à un tronc commun, exercent les unes sur les autres lapins active influence ut concourent à se perfectionner mutuellement. Il n'y a point de science que l'on puisse regarder comme essentiellement libre et indépendante des autres; la physique, la chimie, l'histoire naturelle, la médecine ne sont que la nature sous ses diflérents aspects. Livrez-vous avec zèle à l'observation et à l'expérience et ne vous reposez pas sur de vains mots pour l'interprétation de la nature... la perfectibilité de Thomme est indéfinie... les progrès des sciences sont illimités et il n'est rien dans la nature dont on ne i)arvienue un jour à connaître les causes ; ne prononcez point avant d'avoir bien observé et rejetez vos anciennes opinions, quand il sera prouvé qu'elles sont erronées, adoptez les nouvelles, quand elles seront plus exactes; une telle doctrine est propre à accélérer les progrès des connaissances et la perfectibilité de l'esprit humain ».

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moins de théories et en l'éunissant plus de fails, un avancera beanconp plus dans la connaissance'des phénomènes de la vie. C/est quen eflet les théories sont des formnles générales qui servent à lier les faits connus, mais (iiiuu seul iait nouveau peut changer, et qu'on ne doit adopter que provisoirement et jusqu'à ce qu'il s'en présente de meilleures. Si elles doivent être favorablement accueillies, c'est lorsqu'elles facilitent l'observation, éclairent l'expérience et font conclure des faits nouveaux.

Draparnaud mentionne Destutt de Tracy comme le premier métaphysicien qui ait bien développé le mode d'iulluence qu'exerce la motilité dans la formation de nos idées et la génération de nos connaissances. Quittant la |)hysiologie comparée pour l'idéologie, il donne, comme Cabanis, plus d'étendue à l'instinct et. par l'exemple des gallinacés, soulient que Condillac a accordé trop d'iulluence au toucher sur les opérations de la vue : « Ces réflexions et plusieurs autres éparses dans cet opuscule, ajoute- t-il, font pai'tie d'un ouvrage que je me propose de publier, sous le titre û'idro/ot/ie comparée, et dans lequel je considérerai la pensée et les fonctions intellectuelles chez les divers êtres organisés, tout comme dans celui-ci je considère la vie et les fonctions vitales. J'ai déjà fait mention de cette nouvelle branche de l'Idéologie dans mou plan d'un cours de métaphysique qui reçut dans le temps l'accueil le plus distingué du Ministre de l'intérieur (Lucien Bonaparte) et du Comité d'instruction publirpie. Je fus invité à cette époque par le gouvernement à publier mon Cours en entier; je me serais rendu à cette invitation honorable, si d'autres travaux littéraires et les devoirs de ma nouvelle place m'en avaient laissé le loisir »,

Qu'est devenue cette Idéologie comparée que réclamaient Destutt de 'ïracy et Cabanis? Qu'est devenu le Cours dont le plan avait sutïi à Destutt de Tracy et à ses amis pour poser à l'Institut la candidature de Draparnaud? C'est ce que nous ignorons complètement, malgré toutes nos recherches. Ce que nous avons nous suffit toutefois pour réclamer en sa faveur une place qui eût été moins modeste, s'il eût vécu plus longtemps, mais qui ne laisse pas que d'être fort honorable. Après d'Alembert, mais dune façon plus nette, avant A. Comte son compatriote, il a réduit à la philosophie des sciences toute la philosophie, limité les sciences physiques à l'étude des liaisons de phénomènes et subordonné la physiologie aux sciences

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