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LES DISCIPLES DE CABAMS ET DE D. DE TRAC Y

inont de clnuleiirsi profond (|:ril in- croyait jamais pouvoir l'en distraire, nous dit :« Le niotn)étapliysi(fue arrive sur ses lèvres, voilà un tout autre homme, il se met à me développer ses systèmes d'idéologie avec un entraînement incroyable, intarissable. Son enfant lui demande le nom d'une plante, aussitôt il lui explique les systèmes de Tournefort et de Linné, etc.... l'astronomie, la religion, tout >>.

Séparé de sa femme et vivant avec sa sœur, son fils et la fille qiLil avait eue de son second mariage, il perd sa mère (1809) et ce dernier malbeur rouvre l)ieu des plaies.

Inspecteur général de l'Université, professeur à l'École polytechnique, il senible revenir presque complètement au christianisme. La chimie et la métaphysique l'absorbent. Il demande à Biran d'admettre des rapports entre les noumènes w pour ne pas faire de la psychologie Tenu emie du sens commun des Écossais, des sciences et des idées consolantes qui appuient la vertu et la morale ». Puis il ramène à quatre les systèmes, dans lesquels renirent les phénomènes et trouve, « qu'aux idées innées près », Descartes est un des métaphysiciens dont les théories se rapprochent le plus des siennes. A Biran, il recommande Locke et KanI, " défiguré par D. de Tracy etDegérando », en môme temps qu'il lui rappelle «< que la sensation du mouvement de I). de Tracy est, comme il en est convenu lui-même, un paralogisme manifeste » (1). Mais Ampère reste en relations inlimes avec D. de Tracy au moment même où se fonde la SocU-tô philomp/iique. Cette société na uidhMnent d'ailleurs, à l'origine, un caractère anti-idéologique, puisqu'elle compte, parmi ses mend)res, Degérando, les Cuvier, Biran, Fauriel, à côté de Royer- Collai'd et de Guizot, avant Cousin et Loyson . Ampère toutefois « devine une grande époque religieuse et se désole parce qu'il ne verra pas ce quelle doit élre ». A Bredin f[ui lui conseille de lire Ancillon, il demande ^< s'il fera partie du grand mouvement des esprits et des cœurs vers le ciel ». Il médite l'Evangile et lit Jacob Bœhme, les prophètes, les Pères de l'Église, et s'essaie à convertir Bredin « revenu aux indécisions » et ne « voulant pas regarder comme une église celle qui cherche à dominer et ne domine que par la science, le faste et l'orgueil ». Il fait ses Pâques et lui recommande d'en faire autant, « tout en parlant du

(1) Correspond., p. 4i, 4o, 33, Do, 60, 7i, TU ; l'hilosophie etc., p. 247, 280, 297.

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ivsiill;it iiil'nilliliU' do la niairlit' loiijoiirs .u'Ct'lôivc dr l Cspiil luiinaiii ". Il voit Hiian ol Cousin: liiran a jflô les foiuk'iiicnls tlo la tlu'orit' iiui tlômontiv la lôalilô objcclive, en la rendant à la fois iudt'pondanle de la sensibilité et de Itix pothèse scepti([ne des formes ou lois subjectives de Kant et des Écossais. AnipCre Ta développée. Cousin enseigne la partie trouvée par Biran en la complétant par Heid et Kant. Biran ne sait s'il doit prendre le complément d'Ampère ou celui de Cousin; il songe à écrire, dans les Arc/iires « afin de prévenir les suppositions de matérialisme qui pourraient être tirées de son Mrnioire sur l'Itahitude » et ne publiera ririi df sa tbéorie. Ampère continue à penser surtout à la psycbologie et fait im|)rimer un tableau (pu résume ses théories. Cousin se sert de ses « idées sans le nommer ». Puis Ampère fait à IKcole normale un cours (iSlh> , dont il se propose de tirer des Elrnu-nts dr logique, où entrer'ont toutes les bases de sa psychologie et <pie suivra un autre ouvrage sur les premiers développements de Tespril humain. Mais il se livre à ses admirables recherches sur léleclro-magnélisme, calcule, observe (1) et lit des Mémoires à lluslilul (I8i0). Il continue toutefois à travailler >- à la solution complète du grand pi'oblème de l'objectivilé. (|ii"il éclairciletcomplète depuis div-huil ans ». Professeur de pbysiijue expérimentale au Collège de France IS-ii , il s"occu[)C loiijoiu's de sa classilicalion des sciences. (|uil change encore .mi !s:{i», c\\ i8o:î, en \'^'X.\. el meurt en l«:{r,.

Son fils ^li paraître, t-n 1X38 et en iSi".;, WUsdl sur lu philosophie des sciences. La première partie conlienU dans la préface, un résumé de sa psychologie en Ih;}:}. Distinguant les phénomènes sensitifs et actifs et les conceptions primitives, objectives, onomaliqueset explicatives, Ampère trouve unr analogie évidente, entre les deux sortes de phénomènes, sensitifs et actifs, et les deux grands objets de toutes nos connaissances, le monde et la pensée, qui donnent naissance aux sciences cosmologiques et noologiques. Lanalogie lui paraît tout aussi frappante entre les quatre espèces de conceptions et les quatre points de vue, d'après lesquels chaque règne a été divisé eu quatre embranchements; le premier, embrassant tout ce dont nous acquérons immédiatement la connaissance; le deuxième, ce qui est caché

1 Littré, Solice sur Ampère.

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