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MEMOIRES DE L INSTITUT

Vœiif du papillon se métamorphose en chenille, la chenille en ch rijsa lide,la ch ri/sa lide en papillon . Le papillon est un œuf dans son principe.

En arithmétique , l'addition se montre successivement sous les formes de multiplication, de formation des puissances, de théorie des exposants, etc. Toutes les méthodes de composition ont leur principe dans l'addition comme toutes celles de décomposition ont le leur da7is la soustraction (1).

La connaissance des principes en nous plaçant au premier anneau de la chaîne qui embrasse un grand nombre de faits, ramène à une loi commune les phénomènes les plus éloignés, oii même les plus

LEÇO.NS DE PHILOSOPHIE DE LAROMIGLIÈRE

Vœuf du papillon se métamorphose en chenille, la chenille en chrysalide , la chrysalide en papillon : le papillon est un œuf dans S071 principe.

... en arithmétique, l'addition se montre successivement sous les formes de multiplication, d'élévation aicx puissances, de théorie des exposants, et par conséquent toutes les méthodes de composition ont leur principe dans V addition, comme toutes celles qui décomposent les nombres, ont le leur dans la soustraction.

La connaissance des principes, en nous portant aux sources d'où découlent les vérités, ramène à une seule loi les phénomènes les plus divers et même les plus opposés en

(1) Après ce paragraphe se trouvait, dans les Mémoires, le passae^e capital que nous avons reproduit déjà (page 1528) « En métaphysique, on voit l'attention se changer en comparaison, en rapport, eu jugement, en raisonnement, eu réflexion, eu imagination, eu enteuderaent. L'entendement a son principe dans l'attention ». — Ou comprend qu'il ne soit pas repi-is dans les Leçons qui n'en sont que le développement.

LAUOMir.riÈRK, Mt.MOin

opposés fu apparence, assimile ot itlenli/ie des méthodes qui semblaient ii'avoir entre elles anciine analogie, d'une multitude de parties éparses et isolées, forme U7i tout symétrique et régulier, et, chose admirable! ajoute auw richesses de rintolligenco en réduisant le nombre de ses idées. Mais lu plus souvent ces principes nous échappent, soit que, placés à une trop grande hauteur, ils soient inaccessibles à toutes nos facultés, soit que trop rapprochés de nous, ils se dérobent à notre faible vue, également troublée et par la présence trop intime de son objet et par son trop d'éloignement.

Lorsque plus heureux ou mieux ptacés,nous rogo)is une suite de l'iùl^ ordoniiés les uns par rapport aux autres et tous ensemble coordonnés à un premier, alors d'un seul regard, naus embrassons un système entier, etc.

i:s, I.EÇONS ET LETTRES (101

apparence; elle assimile, elleidentifie des opérations qui semblaient n'avoir ttucune analogie:

d'u)ie multitude de parties isolées, elle forme un tout syniélriquc cl régulier, et, chose admirable, elle ajoute aux richesses de Fesprit en réduisant le nombre de ses idées.

Malheureusement il est rare de saisir ces principes ; soil que, placés à une trop grande hauteur, ils soient inaccessibles à nos facultés, soit que, trop rapprochés, ils se dérobent à notre faible vue, également troublée par la présence trop intime de son objet et par son Ire/ d'éloignement .

Lorsque plus heureux ou mieux placés, nous voyons une suite de phénomènes ordtninés les mis par rapport aux autres et tous ensemble par rapport à un premier; alors nous avons saisi le principe, et d'un même regard, nous embrassons un système., etc.

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