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PAYSAGES ET VIE RURALE

Le Pays de Galles est un bloc de haut pays, formé de roches anciennes, séparé des autres massifs anglais par les plaines de la Severn, de la Dee et de la Weaver. Si l'on pénètre à l'intérieur de ce massif montagneux et qu'on gravisse les points les ])lus élevés, on demeure étonné de l'uniformité des sommets; on y retrouve les mêmes impressions que dans les autres montagnes britanniques, les mêmes surfaces régulières, les mêmes horizons tranquilles, les mêmes ondulations couvertes de landes alternant avec des fonds de vallées très évasés. Mais, si l'on descend les vallées pour sortir de la montagne, on les voit s'enfoncer dans la surface des plateaux en des gorges pittoresques et déboucher en plaine par des

GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE. — Ilcs Britanniques.

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défilés rocheux : telles la Dee près de Llangollen ou la Rheidol à l'Est d'Aberystwyth, ou la Wye en aval de Monmouth (fig. 55).

Mais, dans le détail de la topographie, on observe des formes originales qui tranchent sur le paysage et qui se rattachent généralement à l'influence des anciens glaciers : c'est à eux qu'il faut attribuer ce qu'il y a de plus hardi, de plus heurté et de plus sauvage dans le Nord du pays. On trouve des formes glaciaires jusque sur les Brecknock Beacons, sur le massif du Plynlimon et dans les belles vallées de la Rheidol et de l'Ystwyth. Mais rien n'égale en beauté et en perfection les paysages glaciaires de la « Snowdonia ». On peut y admirer, jusqu'à de très faibles altitudes, une topographie qui rappelle les paysages de haute montagne. Du massif du Snowdon des glaciers locaux descendaient par les vallées du Nant Ffrancon, de Llanberis, de l'Afon Gwyfrai, de Nantie, de Glaslyn et de la Conway; ils venaient, sur la côte et sur l'île d'Anglesey, s'unir au glacier de la mer d'Irlande. Toute la surface d'Anglesey, avec ses dépressions et ses bosses orientées Nord-Est-Sud-Ouest, est une œuvre modelée par la glace; sa longue dépression marécageuse de Malldraeth marsh, qu'une baie termine de chaque côté de l'île, occupe un sillon que la glace a creusé; le détroit de Menai paraît avoir la même origine. Quant au relief du Snowdon, il dérive d'un massif jadis arrondi, complètement éventré par quatre grands cirques glaciaires (cwms) et deux petits. Sur les sommets, quelques surfaces aplanies persistent; mais il n'y a plus sur les pentes que le squelette des anciens versants; entre chaque cirque se dressent des arêtes aiguës, parfois à peine assez larges pour un sentier; sur l'arête du Nord, moins étroite, on a fait passer le chemin de fer à crémaillère qui monte de Llanberis. Chaque vallée qui rayonne du Snowdon offre un type remarquable de vallée glaciaire avec les traits classiques qui la définissent : barres rocheuses que les torrents scient par des gorges étroites, paliers élargis oii dorment des lacs, lacs aux eaux claires comme les lacs Padarn et Quellyn bordés de roches moutonnées, vallons latéraux débouchant en ravins dans la vallée principale, fonds marécageux et pacages tourbeux où l'on enfonce à chaque pas, moraines terminales donnant les hauteurs boisées qui portent le parc de Penryn Castle près de Bangor ou les villages de Llanrug et de Port Rhythalt. Toutes ces vallées pénètrent à l'intérieur du massif et s'y rejoignent par leur tête; elles y dessinent de longs couloirs bas, surcreusés, par lesquels on passe aisément d'un bassin à l'autre; entre des crêtes qui dépassent mille mètres, la grande route d'Angleterre en Irlande franchit le col de Llanberis à la faible altitude de 360 mètres. Sur le Snowdon, la pureté des formes glaciaires éclate dans la vallée du lac Quellyn à des altitudes encore plus basses : à 150 mètres, tout près des parcs, des champs et des beaux arbres des environs de Carnarvon, elles donnent encore l'illusion d'un paysage des Alpes (fig. 56; pl. XXXIII, XXXIV et XXXV, A).

Par sa situation péninsulaire, le Pays de Galles fait penser à la Bretagne française, mais il est plus âpre et plus sauvage; il appartient à ces landes montagnardes qui sont le paysage familier de l'Ouest britannique. Les bruyères et les pacages pauvres couvrent près du tiers du pays; seuls deux comtés, Fhnt et Anglesey, en contiennent moins de 10 p. 100. Comme les autres montagnes, il se prête mal à la culture et convient naturellement mieux à la pâture; l'ensemble de son territoire ne comprend que 16 p. 100 de terres arables contre 44 p. 100 de pâtures permanentes; partout l'herbe occupe plus d'espace que les labours; dans certains comtés, Anglesey, Fhnt et Pembroke, elle s'étend

l'hot. comiii. par .M. Fleure.

A. LLYN IDWAL.

Cirque glaciaire et lac de cirque, dans le massif du Siiowdon. Le lac se déverse dans le Nant Ffranron.

l'iiol. liiiquet.

LA VALLÉE DE LA RHEIDOL, A DEVILSBIUDCE, A L EST d'aBERYSTWYTH .

Gorge creusée depuis l'époque glaciaire.

U., t. I, Pl. XX.XIV.

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sur plus de la moitié du territoire; elle atteint les deux tiers dans le Carmarthen. Même sur les terres arables, les céréales revendiquent peu de place; quatre comtés seulement mettent en grains plus de 10 p. 100 de leurs champs (Pembroke, 12 p. 100, Anglesey, Cardigan, Flint); et encore, parmi les céréales, c'est l'avoine

FiG. 55. — • Esquisse du relief du Pays de Galles.

Altitudes : 1, De 0 à 500 pieds; 2. De 500 à 1 000 pieds; 3, De 1 000 à 2 000 pieds; 3, Plus de 2 000 pieds.

qui l'emporte de beaucoup, le blé étant presque abandonné. Le reste des terres labourées est consacré aux plantes nécessaires à l'alimentation des animaux : racines et fourrages artificiels. Ainsi se précise la physionomie pastorale qui est le caractère essentiel de l'économie rurale galloise.

Dans l'économie comme dans le relief, il y a des différences régionales qui créent des contrastes. A la montagne, à ses landes, à ses pâtures et à ses soli-

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tudes s'oppose une lisière de vallées et de plaines fertiles qui dessinent au massif comme une ceinture dorée; vers la mer ce sont les campagnes des bords du détroit de Menai et du chenal de Bristol; vers l'intérieur, ce sont les vallées du bassin de la Wye et de la Teme, terroirs bien abrités, couverts de prairies et de vergers.

L'impression de montagne résulte beaucoup moins de l'importance du relief que de l'aspect de la végétation. Un fait domine toute l'économie de la montagne : c'est la limite étonnamment basse des arbres et des cultures. On ne trouve presque plus de bois au-dessus de 300 mètres, ni de groupes de champs au-dessus de 200 mètres; la maigreur des sols, la violence des vents, la fraîcheur du climat, la brièveté de l'insolation, l'extension de la tourbe, tout contribue à abaisser les limites de végétation. Le paysage de montagne prend ici possession de la terre à des altitudes où des contrées de même latitude, moins océaniques, se couvrent de fermes et de moissons. C'est le domaine de la lande monotone, des nappes immenses de bruyères, ponctuées çà et là par les touffes des myrtilles, des ajoncs, des fougères et des rudes graminées; la lande couvre de son manteau grisâtre les pentes et les sommets à perte de vue; presque partout s'étend une couche de tourbe dans laquelle les ruisseaux creusent des sillons noirs; parfois la roche, perçant le sol, affleure en pierrailles et en blocs décharnés (pl. XXXIII).

Les seules bonnes terres de la montagne se déroulent en minces rubans le long des vallées, sur les terrasses et les alluvions. Mais la culture rend mal, et les grains mûrissent tard; la longueur de la mauvaise saison gêne les travaux champêtres. De tout temps la culture a joué un rôle subordonné : au moyen âge, les habitants, consommant peu de pain, se nourrissaient surtout de lait, de beurre et de fromage. La base de l'économie était la pâture. Lorsque les arpenteurs anglais du xiv^ siècle vinrent estimer les terres, ils constatèrent que l'occupation du sol consistait dans le droit de pâture que possédaient en commun certains groupes de familles sur d'immenses territoires; il y avait des pâturages d'été et des pâturages d'hiver; en été, le montagnard vivait dans une cabane de la montagne (havod-dy); en hiver, il descendait dans son habitation principale, établie dans la vallée, en un site abrité. De nos jours, ces migrations ont pour ainsi dire cessé; mais l'économie demeure pastorale. Toute la montagne forme un vaste pacage, traversé de murs en pierres sèches, où paissent en liberté des milliers de moutons; les clôtures ne montent pas jusque vers les sommets, mais ils reçoivent aussi du bétail pour l'été. Autour des habitations de la vallée, dominent les prés qu'on fauche pour le foin de l'hiver. On rencontre parfois des vaches élevées pour le lait et, dans le Sud, une race de petits chevaux réputés à cause de leur vigueur et de leur sobriété. Mais le vrai bétail de la montagne est le mouton, l'animal des landes. De tout temps on tissait leur laine dans les chaumières isolées et dans les bourgs; encore maintenant on fabrique des flanelles à Newton. Peu de pays anglais possèdent une densité ovine aussi forte que les comtés gallois : 104 moutons pour 100 acres (40 ha.) dans le Brecon, 103 dans le Merioneth, 93 dans le Radnor, 88 dans le Montgomery et le Denbigh, 72 dans le Carnarvon. Les migrations de ces moutons mettent de la vie dans la solitude de la montagne. On en voit qui partent des vallées pour estiver sur les hautes landes; d'autres descendent de l'intérieur vers la côte pour hiverner; il en est qui se rendent du Brecon et du Radnor ainsi que du Carmarthen vers le littoral du Cardigan, et d'autres qui descendent du Cardigan septentrional vers Portmadoc, Criccieth et le vale of Clwyd. Beaucoup d'agneaux qu'on n'a pu engraisser dans

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les montagnes du Radnor vont terminer leur existence dans les riches campagnes du Shropshire,

Cette montagne reste fidèle à la petite exploitation; c'est un pays de petits fermiers, travaillant en famille. Le régime qui domine, ce n'est ni la grande ferme à tendances commerciales, comme en Angleterre, ni la tenure naine, comme dans certaines contrées d'Irlande. C'est une ferme modeste, généralement suffisante pour l'entretien d'une famille, s'adressant peu aux ouvriers du dehors. Les ouvriers, si la ferme en emploie, vivent comme le fermier, d'une existence simple et frugale; la viande fraîche ne paraît pas tous les jours sur la table; dans certains districts écartés, on se nourrit encore de laitage et de bouillies d'avoine. La vie reste plus rude, l'habitation moins confortable qu'en Angleterre; on voit encore

FiG. 56. — Le massif du Snowdon.

Altitudes : 1, IJc 0 à 300 pieds; 2, De 300 à 1 000 pieds; 3, De 1 000 à 2 000 pieds; 4, De 2 000 à 3 000 pieds; 5, Au-dessus de 3 000 pieds. — G, Chemins de fer; 7, Routes.

des cuisines sans plancher, ni carrelage, et de grandes cheminées où l'œil aperçoit d'en bas un coin du ciel. Les vieilles coutumes ont mis longtemps à mourir; encore à la fin du xviiie siècle, les cottages se construisaient par le travail en commun des voisins. De nos jours encore, dans les vallées du Plynlimon et du Snowdon, on se réunit les soirs d'hiver, pour la veillée, autour d'un feu de tourbe. Pays assez pauvre, d'où les petites gens émigraient jadis pour la moisson dans le Hereford, dans leDenbigh et jusque dans le Middlesex; depuis le milieu du xix« siècle, cet exode montagnard se dirige surtout vers le pays industriel du Sud gallois.

Dans le Pays de Galles, les « bons pays » dessinent une ceinture autour de la montagne; ce sont les plaines de la côte et les larges vallées du border oriental. L'un des plus petits, mais des mieux différenciés, occupe, au Nord, la vallée de la

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Chvyd, bassin d'effondrement rempli de roches tendres du Lias et recouvert d'alluvions glaciaires, dominé par des escarpements calcaires tout percés de cavernes. Commandée par la petite ville de Denbigh, ce canton fertile tient la tête dans le pays de Galles pour l'étendue de ses champs de blé (plus de 2 p. 100 du territoire) et pour le nombre de porcs qu'il nourrit et engraisse.

Autrement grande est la plaine au sol d'argile glaciaire qui occupe une partie de l'île d'Anglesey et les deux rives du détroit de Menai. Sa fertilité la désignait au moyen âge comme le grenier du pays (the mother of Wales); au xii^ siècle, Giraldus Cambrensis disait qu'elle pourrait fournir du blé à tous les habitants de la presqu'île; sa conquête par les Anglais en 1276 mit fin à toute résistance des montagnards. Quoiqu'elle produise beaucoup d'avoine et de raves, la culture ne constitue plus aujourd'hui sa principale fortune; gagnée par l'économie pastorale, elle ressemble maintenant aux belles campagnes anglaises; des murs de pierres, des levées de terre, des haies d'aubépines la sillonnent en tous sens; de beaux arbres, des frênes, des ormes et des chênes l'ombragent. Sur ces terres encloses, l'herbe domine, l'herbe des prairies de fauche qui nourrit un fort troupeau de bêtes à cornes; aucun comté ne possède une densité égale de bovins (15 pour 100 acres); de nombreuses fermes laitières fabriquent du beurre; d'autres vendent aux villes de la côte leurs œufs et leurs volailles. En face de la mer d'Irlande, au delà des montagnes galloises, c'est un coin de bocage de type anglais.

Sur les bords du canal de Bristol, dans le comté de Glamorgan et à l'extrémité du Pembroke, une autre plaine, ouverte et basse, de terre féconde et de climat tempéré, constitue un domaine privilégié pour le peuplement et l'exploitation agricole. Les hommes l'ont habitée très tôt; elle contient de nombreux monuments mégalithiques dans les presqu'îles de Pembroke et de Gower; les Anglais en firent leur chemin de ronde pour investir la montagne; leurs châteaux forts la tinrent en respect; les rois anglais y installèrent des colonies flamandes; ce fut dès le xii^ siècle une petite Angleterre au delà du Galles (little England beyond Wales). Cette précocité et cette capacité de peuplement révèlent un terroir riche. Jusqu'à la fin du xviii^ siècle, il donna du blé; depuis la révolution industrielle, il est passé à la pâture. Les champs, entourés de talus en terre plantés d'arbres, produisent de l'herbe. Deux anciennes races de bêtes à cornes, la Pembroke de couleur noire et la Glamorgan de robe brune avec des bandes blanches, toutes deux améliorées par croisement avec des races anglaises, fournissent d'excellentes vaches laitières; tout le pays depuis Pembroke jusqu'à Newport, partout où les usines l'ont respecté, est une immense pâture qui produit du lait et du beurre pour le bassin industriel.

Sur son versant oriental, en face de la grande courbe de la Severn, le massif gallois déploie une façade où de larges vallées pénètrent. Dans les assises tendres du Vieux grès rouge, s'ouvrent de petites plaines verdoyantes que séparent | de douces collines boisées : c'est le border, la lisière de la montagne, zone aimable et accueillante au pied des hautes landes. Des reliefs un peu rudes en forment ! le cadre : au Sud, le plateau escarpé et boisé de la forest of Dean; à l'Est, la crête des Malvern et ses landes; à l'Ouest, les pentes accidentées des Black Mountains et de la Radnor forest. Mais au cœur du border, dans les bassins de la Wye. de la Lugg et de la Teme, autour de Hereford, de Leominster et de Ludlow, on pénètre dans un vaste bocage, l'un des plus frais, des plus verts et des plus riches

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de l'Ouest britannique. Le Vieux grès rouge se décompose en sols limoneux; les terres de vallée, parfois fort épaisses, contiennent du calcaire; les versants, soustraits aux rafales océaniques, jouissent de plus de soleil et de plus de chaleur en été. Mais rien de sec et de nu comme dans certaines campagnes de l'Est- Anglie. Les arbres, les chênes surtout, deviennent magnifiques; les haies et les levées de terre tracent partout des lignes de verdure; les vallons abritent des forêts d'arbres fruitiers; c'est un pays de pentes et de creux, coupé et ombragé, bocage touffu qui cache toutes les richesses d'une terre heureuse : champs de blé, d'orge, d'avoine et de raves ;prairies et pâtures plantureuses, vergers de pommiers, houblonnières. Chaque exploitation couche en herbe une bonne partie de sa terre; là paissent les bêtes à cornes de la race Hereford, trapues, bien en chair, célèbres par leur aptitude à s'engraisser; on répète avec orgueil dans le pays que les bêtes Hereford s'engraissent sur des pâtures où les Shorthorns meurent de faim. Ces qualités font rechercher les jeunes animaux de race Hereford parlesherbagers des Midlands qui les achètent pour les « finir » et les vendre à la boucherie; beaucoup d'autres, expédiés outre-mer, composent une partie des troupeaux des Prairies et des Pampas.

Aucune contrée d'Angleterre ne possède plus de vergers que le Hereford et l'Ouest du Worcester. Ce sont d'abord les pommiers, plantés, comme en Normandie, dans les labours et les pâtures; d'excellentes variétés de pommes donnent le cidre, la boisson ordinaire des fermiers : boisson traditionnelle, car de vieux traités du xvii^ siècle cataloguent déjà les meilleures espèces. Ce sont aussi des cerisiers et des pruniers, abritant, entre leurs rangées régulières, des buissons de framboisiers et de groseilliers et parfois des planches de fraisiers. Ailleurs, dans les vallées de la Teme et de la Lugg, ce sont les houblonnières. Avec le Kent ces pays du border gallois représentent ce que la Grande-Bretagne possède de meilleur pour la culture des fruits. Profondément ruraux, ils ne disposent pas d'assez de main-d'œuvre au moment de la cueillette; aussi, des agglomérations urbaines de la Black Country, ils appellent la population ouvrière; les ouvriers, logés dans des cabanes ou sous des tentes, travaillent à cette besogne rurale pendant une courte saison; les vergers une fois dépouillés, ils retournent à la ville avec leurs économies et leur provision d'air champêtre (pl. XXXVI).

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