‹ Les îles de la Manche: Ouvrage illus. de 36 gravures et d' une carteChapitre 26 sur 90 · EGLISE DE SAINT-BRELADE · texte numérisé non relu

EGLISE DE SAINT-BRELADE

blanches dans les couloirs resserrés qui séparent les récifs.

11 faut aller sur la côte septentrionale de Tîle pour trouver d'aussi altières falaises, et encore, le spectacle de la mer agitée courant dans le chenal entre Jersey et Sercq, grimpant en énormes colonnes d'eau sur les écueils des Pierres-de-Lecq ou Paternoster, n'a pas la sublimité de celui de la Corbière, où l'horizon est sans limites. Elle est bien belle,

cependant, cette côte nord, avec ses criques étroites et ses rochers de granit; autant le rivage méridional est charmant et gracieux, autant la côte septentrionale est escarpée et sauvage. Un vers de Victor Hugo :

Par le sud Normandie et par le nord Bretagne,

brosse d'un vigoureux coup de pinceau la différence d'aspect des deux rives.

C*est dans le nord-ouest de Tile que s'avance dans ia mer le superbe éperon de roche de la pointe de Piémont, qui ferme à l'est une grève délicieuse où les amateurs poursuivent le lançon dans les sables. Dans le rocher de Piémont, le travail des flots a creusé des grottes très visitées par les touristes, comme aussi dans la grève de Lecq, le but de promenade favori des Saint-Héliérains le dimanche et les jours de fête, auTrou-du-Diable, et généralement dans toutes les falaises de cette côte élevée et rangée de près par les vagues qui la rongent et l'effritent. Au delà de la baie de Bouley, la plus vaste de la côte septentrionale, où se mêlent aux galets de la plage des fragments d'agate et de porphyre, le rivage s'adoucit et s'humanise pour se terminer au nord est par la jolie baie de Rozel,

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