UNE JERSIAISE
tère architectural et dénotent plus de souci du confort que de goût artistique.
La capitale insulaire est pauvre en monuments. On ne trouve guère à mentionner que Téglise paroissiale, consacrée en 1341 et plusieurs fois remaniée, et la Cohue ou Cour Royale, où siègent les États de Jersey; on y conserve une masse en argent que le roi Charles II envoya aux Jersiais, lors de son avènement, en reconnaissance de l'hospitalité qu*il avait reçue dans leur île aux jours d'infortune. La Cohue occupe tout un côté de la place Royale, au centi% de laquelle se dresse une statue connue sous le nom de « Roi doré », et qui paraît être celle de George II, érigée en 1751. Le collège Victoria, inauguré en 1852, en mémoire de la visite que la Reine et le prince consort firent à Jersey en 1846, est un édifice massif, de style gothique, très avantageusement assis sur un terreplein élevé, au milieu d'un fort beau parc. Ce parc est Tune des promenades favorites des étrangers, avec la Parade, vaste place gazonnée entourée d'arbres, ornée de la statue d'un ancien gouverneur de Tîle, le général Don, et du buste du connétable Baudains, « entré vivant dans l'immortalité », et le Parc du Peuple, assez artistement tracé sur les flancs du mont Patibulaire, mais qui manque