LE SOIR A SAINT-UÈUER
dans les bars, en sortent plus allumés, crient à tue- tête et remplissent l'air de leurs hurlements. Les policemen passent, toujours impassibles et graves, au sein de ce désordre auxquels les plus pudibonds ne trouvent rien à redire. On fait rlix fois, vingt fois les cent pas dans les mêmes rues ; puis le canon retentit, c'est le signal de la débandade et du couvre-feu; tout ce monde se calme soudain et disparaît comme par enchantement, et sur le pavé des rues redevenues tout à fait désertes, on n'entend plus que le bruit des pas des ivrognes attardés et la marche méthodique et cadeiicéo des gardes de nuit, chargés de maintenir l'ordre et de veiller à la sécurité de la population plongée dans le sommeil.