INTERVENTION DE LA FRANCE
Le 9 juillet 1839, la frégate francaise l’Arthemise arriva à Honolulu sons je commandement du capitaine Laplace. En arrivant, ©
e dernier adrossa au roi des Lies Hawaii ur manifeste par lequel il
l'informa qu'ii était envoyé
son Louvernement pour persécution contre la relises prêtres,
faire cesser un système de gion catholique et
ct qu'en conséquence il demandait :
10 Que l'exercice de la
religion libre, comme celui de l
atholique soit a religion protestante,
20 Qu'il soit donné £ratuitement un emplacement pour bâtir une église à Honolulu,
30 Que les prisonniers catho]
iques soient de suite remis en liberté,
40 Que le roi dépose entre ses :
comme garantie de
ains #20,000.00 l'exécution du présent traité, somiise quand le £ouvernement fr Çais sera satisfait qu'il a été fidèlement respecté,
50 Que cette somme soit apportée à bord de la
frégate, et qu'un salut de 21 0 PS de canons soit ef-
me qui lui sera rem an-
chefs
le éta $ Miisnelque êtres tiques
emble
rthet du rossa el il pour reli-
ce il soit aceuite
fectué par la batterie de Honolulu, lequel selut sera rendu par la frégate.
J'ai la conviction, écrit Laplace, que le roi des Iles se conformera à ces ordres, mais pour le cas où lui et ses chefs, avisés par de mauvais conseillers, refuseraient de signer le traité demandé, la guerre
la dévastation du
commencera imméc iatement avec
pays comme conséquence,
En même temps que ce manifeste, le Capitaine : écrit aux consuls anglais et américains, les informant l de la chose et leur offrant l'hospitalité à bord de sa frégate en cas d'hostilité, sauf : ependant aux missionpaires américains, qui sont les auteurs des insultes à
la France par leurs conseils au roi, et qui devront subir les conséquences de leur conduite. Le traité fut j signé le 16 juiltet 1839. Il comportait les articles sui-
vants:
1o La paix entre la France et les Iles devra tou
jours durer.
a personne et la propriété des Français se-
ront protégées, et le droit de poursuivre devant les tribunaux ceux contre qui on aurait des réclamations sera donné,
30 Protection aux bateaux français.
4o Les crimine!s français jugés par un jury composé de résidents d'autres pays, choisis par le consul français et approuvé par le gouvernement des Iles. Suivent plusieurs autres articles parmi lesquels, mal-
a Peau de
heureusement, l'entrée jibre du vin ct dt 1€
Pro
Ce traité souleva de vives des missionnaires américains, qui nièrent avoir seillé aux chefs de persécuter les catholiques. ils prédirent, et cette fois avec treux qui devaient résulter sons enivrantes. I] est inuti quand on connaît Ja faiblesse tentations, Ce fut des dé torités hésitèrent terprôté
Protestations de la part
con- De plus, raison, les effets désasde l'importation des boisle d'entrer dans les détails des indigènes à céder aux sordres sans nom, que les auà réprimer, craignant que ce fût incontre l'esprit du traité, ce fut aussi un discrédit pour l'oeuvre des missionnaires catholiques. Les indigènes, ne Pouvant pas faire ]a P rent l'enseignement de la rel le commerce des boissons, et nible sur leur esprit.
art des choses, viigion intimement lié avec ce fut une impression pé-
Depuis le ‘raité de 183, exercer leur religion sans
D'après des renseignements fo ble évêque de Honolulu, l'état actuel des Iles au po
urnis par le vénéra- Monseigneur Libert, voici int de vue religieux :
Il y a environ 60,000 catholiques, dont 26,000 Portugais, 50% des Hawaiiens sont catholiques, on <? Compte aussi un certain nombre parmi les philippins. Quant aux chinois et aux japonais, il n'y a d'espoir que dans la jeunesse, beaucoup sont encore Paiens, et ceux qui se convertissent restent plus ou moins imprégné d'esprit de Paganisme,
a part r con- » plus, désasboisétails r aux 'S auit in-
dis-
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POPULATION — CARACTERE DES INDIGE- NES — ANCIENNES COUTUMES — GOUVERNEMENT
La population des Iles a varié beaucoup depuis leur déconverte. On estime qu'en 1778 elle était de 250,000, et elle avait décru jusqu'à 57,000 en cent ans. Depuis ce temps, elle est remontée graduellement jusqu'à 230,000, chiffre de la population de 1915. De ce nombre, il n'y a plus que 24,120 Hawaiiens de sang pur, et 14,800 de sang mêlé de caucasien ou d'asiatique. Le reste da la population est comme suit: (Recensement de 1915).
91,490 Japonais. 15,220 Philippins.
22,650 Portugais. 5,080 Porto-Ricains.
21,770 Chinois. 4,210 Espagnols.
40,000 Hawaïiens dont 15,000 métis.
25,000 autres caucasiens, la plupart américains, et 5,270 de différentes races.
En 1910, le nombre des natifs du pays se chiffrait à 98,000, et celui des immigrés à 94,000. Les porto-ricains et les portugais sont pour la plupart fixés au pays. Il en est ainsi de beaucoup d'orientaux, mais la grande majorité des chinois et des japonais, les derniers surtout, y viennent pour amasser de l'argent et retourner dans leur pays.
Un indice encourageant de l'accroissement de ia population des natifs du pays est le surplus des naissances sur les décès. Les Hawaïiens de sang pur font cependant exception à cette règle, car en 1915, ils enrégistraiert 533 naissances contre SS0 décès. Les
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Hawaiïiens de sang mais ce métissage assez rapidement.
mêlé augmentent constamment, aura pour effet d'éteindre la race
Personne ne sait € Population avait atte £uerres incessantes
Xactement à quelle époque la int son chiffre je plus élevé. Les qui eurent lieu pendant deux siècles, avant la découverte des Iles par Cook, en avaient sûrement bre; aussi, l'ignorance de l’
le Capitaine beaucoup diminué le nom-
hygiène, le manque absolu de médecins et de médicaments fut la cause que beau-
Coup d'autres moururent, Encore ici la superstition dominait, On estimait que les maladies étaient causées par le mauvais esprit, et on avait recours aux sorciers pour les guérir, Les parents du malade faisaient des offrandes pour lui. Si on n'obtenait pas sa guérison, on | , faisait prendre un bain de vapeur, quelle que fût 1a nature de sa maladie, puis on le plongeait à la mer. Les sorciers, plus souvent qu'autrement, réussissaient à rendre un homme malade piu-
tant leurs croyances dans le mauvais esprits étaient ancrées d Quand un imalheure re mourir, il tré
tôt que de le sou'ager,
ans jeur imagination.
UX savait qu'on priait pour le fai- Passait en peu de temps.
La race Hawaiienne sera disparue,
de même que la langue, d'ici quelques générations.
Les Hawaïiens Où aux chinois, et as enseignée dans les écoles. La disparition de cette race est très regrettable, car le peuple Hawaïien à un passé noble et intéressant sous plus d'un rapport. En dépit de Jeurs faible
leurs folies, ces indigènes sont aimables,
se marient beaucoup aux blanes leur langue n'est P
sses et de Au physique,
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ils sont :rts, on constate rarement de maladie chez eux; les plus beaux types sont admirables. Grands, bien conformés, le front haut, le buste large, les membres robustes. Leur teint est un peu celui des sauvages du Canada, mais moins rouge, le haut des joues saillant et les cheverx droits accentuent cette ressemblance. [ls n'ont rien de commun avee le nègre qu’ils considèrent eux-mêmes comme leur inférieur. Leur démarche est ferme en même temps que légère, leurs manières sont excellentes et gracieuses. Parmi ceux de haut rang, la défunte reine était un exemple, son :naintien et sa courtoisie rappelaient les salons de la haute aristocratie européenne.
Les Hawaiïiens sont aussi très intelligents, et c'est un plaisir de leur enseigner quelque chose, ils font ce bons instituteurs dans les écoles, et de bons surintendants dans les plantations. Ils sont fidèles et honnêtes, ils ne volent jamais, ils sont affectueux et reconnaissants. is ont cependant leurs faiblesses comme beaucoup d'autres.
‘Comme les enfants, ils sont impressionnables et facilement égarés, votant souvent, par exemple, contre leurs principes. sur les conseils de cabaïeurs sans scrupule comme il # en a dans toutes les élections, regrettant amèrement leur erreur après l'avoir commise. Ils sont démesurément amateurs de jeux de hasard, et au cours de l'excitation ils engagent tout leur avoir, qui, malheureusement pour les bêtes de proie qui les exploitent, se résume à peu de chose. Leur péché mignon
est la paresse et l'indifférence. Dans les piantations,
par exemple, quand ils se mettent au travail, s'ils sont
à la pièce, ils produisent le double d'une journée ordinaire de japonais, mais après avuir té payés ils cessent de travailler. Ils vont à la pêche, dorment et mangent beaucoup; quand ils ont fini de dépenser leur argent, ils retournent gaiement à l'ouvrage,
Avant l'existence de Ja prohibition, ils cédaient facilement aux séductions de l'alcool, aussi on est excessivement sévère pour l’observance de la loi, les délinquants sont ordinairement condamnés au maximuin de la peine. I
’ar suite de leur manque de caractère, et de l'h
ab'trde de dépendance du chef, contractée dans les années passées, les canaques sont enclins à compter sur quelqu'un pour leur subsistance: la défunte reine en faisait vivre un grand nombre à même ses maigres ressources.
Ils sont doués de talent musical. Dans la plupart des families on joue le ukulele, (petite guitare) et on chante. Au cours de l'été de 1920, lors des fêtes du centenaire de l'arrivée des missionnaires, on organisa li concours des choeurs de chant religieux des Iles, ce Concours eut lieu dans l’église Hawaïienne Kawaiahao à Honolulu. La plupart des Iles étaient représentées. Les choeurs, composés de voix mixtes, chantaient très juste, sans accompagnement, et mettaient les nuances convenables. Cette musique, quoique simpie et sans prétention, était très agréable à entendre: des Hawaïiiens seulement Y prenaient part.
Un autre talent particulier aux Hawaïiens est la natation, tous les indigènes savent nager. C'est amusant de voir au départ des bateaux. dix, quinze gar- Sonnets prendre leurs ébats à côté du paquebot et guet-
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