‹ Les îles Hawaii [microforme]Chapitre 5 sur 22 · ONE · texte numérisé non relu

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idole, Au centre se tenait l'oracle dans un obélisque

d'osier, agissant comme intermédiaire auprès des dieux. Durant la période de tabu, les rois et les prêtres se tenaient dans des maisons sacrées. Il y avait, sur les murs extérieurs, d'innombrables et horribles images, probablement pour effrayer ceux qui se se-

raient avisés d'en approcher. Chaque famille avait son idole privée, dont le pouvoir était très limité en comparaison de celui des idoles du temple. Les prières du rituel étaient, comme les chansons, transmises

verbalement depuis un grand nombre de génération,

et devaient être récitées avec exactitude pour être efficaces, tâche difficile à accomplir, car elles étaient

très longues, et en langrie ancienne pratiquement in-

intelligible au peuple. Ii v avait encore une foule

d'autres restrictions et de superstitions.

On faisait autrefois des sacrifices humains, mais seulement dans les cas les plus solennels, te: que la dédicace d'un tempie, les funéraiiies d'un chef, ou le

jancement d'un canot de guerre. La victime, mise à

mort secrètement par e Mu on exécuteur officiel, était sénéralement un prisonnier de guerre, où un malheu-

la loi du Tabn.

erux qui avait enfre

Autrefois, les Hawaiiens habitaient des maisounettes de feuillages sans fenêtres qui consistaient en une charpente quelconque recouverte de feuilles de ti On en voit encore, mais eîles sont rares Aujourd'hui les maisons sont construites de bois, bien closes et devant une petite vérandah. A l'intérieur c'est le mobilier primitif de tous les ménages canaques: des nattes et quelques calebasses, dans un coin une caisse

servant d'armoire; dans quelques chambres un lit, dans d'autres une chaise à bascule; la cuisine se fait dehors, sur un fourneau construit avec quelques briques C'est en somme Je petit cottage des pionniers américains qui a remplacé, dans toutes les îles de ‘’archinel, l’ancienne hutte de feuillage,

Nos ancêtres n'avaient pas l'éclairage électrique, mais trouvaient le moyen de faire de !a lumière en allumant des tranches de lard. Les Hawaïiens, eux, faisaient brûler dans des pierres creuses des noix appeiées kÆukui. (on les appelle aujourd'hui noix chandeiles).

Les anciens Hawaïiens se vêtaient d'un tissu fait de hapa, fabriqué par les femmes avec l'écorce de certains arbres. Ces vêtements étaient teints de diverses couleurs, et ornementés de fleurs, de plumes, etc...

La vie primitive des Hawaïiens est disparue pour toujours. Sous l'inflnence du grand voisin, les Etats- Unis, ce qu'on appelle la civilisation moderne, avec tous ses perfectionnements, a pénétré à, apportant aux indigènes un confortable d'existence qui leur était inconnu, mais leur imposant aussi des habitudes et des travaux qu'ils ne peuvent supporter. Partout cette civilisation est ennemie mortelle de l'indigène qui, victime de la loi du plus fort, disparaîtra sous peu pour faire place à l'envahisseur, la race blanche.

Les canaques ont cependant conservé leur simplicité de manières, et certaines coutumes sont encore enracinées dans leur nature. Ils ont un goût très pro-

noncé pour les couleurs voyantes. Ils s'ornent souvent

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