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K'i-Lin Soung-ize
MAGES dheureux présage ou de la bonne chance, “Ki-siang-tou-siang” 55 jé 1%, ces deux Men chen sont généralement appelés “K'i-lin-soung-tze” El ## & {, Puisse le K'i-lin vous apporter des fils.
Le Ki-lin est un animal plein de mansuétude Jen-i-tche-cheou 1% Z &. I est aussi de bon augure pour l'État, c’est le meilleur de tous 1eS animaux. Le mâle se nomme Ki Xt Ja femelle s'appelle Lin É#.
Cet animal fabuleux de lantiquité chinoise est dit-on né d'une vache. Le K'i-lin à Ie corps du cerf, le pied du cheval et la queue d'un bœuf. I n'a qu'une corne Sur laquelle on remarque une excroissance charnue. I ne mange aucun aliment vivant el sa charité est si grande qu'il n'ose pas même fouler aux pieds le moindre brin d'herbe. I ne parail qu'aux époques où lempire est administré par des empereurs sages el verlueux. On raconte qu'il fut aperçu un jour dans le parc du Palais Impérial de l'Empereur Hoang-ti en 2.697 av. J.C. et aussi aux environs de la capitale de lEmpereur Yao. Le K'i-lin apparut à la mère de Confucius avant Ia naissance du prédestiné. Cest sans doute dans ces fables qu'il faut trouver l'origine de ce symbole dune illustre progéniture.
K'i-lin esl devenu un terme souvent employé pour désigner un enfant intelligent, vif el éveillé, appliqué à l’élude, susceptible de devenir plus lard un homme de grand mérite, On dit par métaphore: C’est un Ki-lin. Le même terme flalteur est employé à la louange des hommes éminents.
Pourquoi ce souhail davoir des fils? Le désir davoir une nombreuse postérité mâle à toujours hanté lespril chinois. La “aison en doit être cherchée dans les liens secrets el puissants qui ratlachent les morts aux vivants. Les morts ne seront lranquilles dans leurs tombes ou sur Fautel familial que S'ils ont des descendants mâles pour leur offrir les sacrifices prescrils par les rites ; réciproquement, les vivants ne seront heureux que S'ils sont entourés par les influences bienfaisantes des défunts qui les protègent mystérieusement. Si un homme n'a pas d'enfant mâle, personne après sa mort, à moins qu'il ne recoure à l'adoption, ne pourra faire les offrandes funéraires qui apaiseront Son âme: bien plus, tous ses ancôtres morts avant lui seront privés, par sa faute, des honneurs dont ils ont besoin Ne pas avoir d'enfants est le manquement suprême à la piélé filiale.
D'où ces innombrables images représentant le Ki-lin portant un enfant: K'i-lin Soung-lze, Elle sont collées sur la porte de l'appartement des époux. Les jeunes femmes les affichent fréquemment dans leurs chambres, espérant par ce moyen oblenir la faveur de donner le jour à un garçon verlueux el Sage.
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Chouans-Hi-Lin-Men
ES deux Men-chen placés sur la porle des chambres à droile ou à gauche du Koung-tseou sont appelés Chouang-hi-lin-men ## % K& M] “La double félicilé arrivant dans la maison ou encore K’i-Siang-l'ou-hoa Éd “mage de la bonne chance ?.
Le chouang-hi est un caractère faclice qu'on à formé dans lécrilure en accouplant deux caractères hi 5 joie.
Collées sur la porte d’une chambre, ces images expriment l'espoir d'obtenir le bonheur. Or le bonheur, selon le dicton ne vient jamais seul et il rest complel que lorsqu'au bonheur proprement dil S’ajoute la longévité. D'où ce caractère de la double joie, symbole du désir de vivre longtemps el «dêtre dans la prospérilé.
Sur lune des planches un jeune garçon a dans les mains le caraclère Chouang-hi. Sur l'autre se voit aussi un jeune garçon, Celui-ci porte une lanterne qui indique larrivée du bonheur.
I y a aussi un Hi-chen % ji ou «Esprit de la joie». Le calendrier officiel indique la direction où se trouve l'esprit de la joie chacun des mois de la nouvelle année. Il se trouvait cette année, le premier de la première lune dans la Direction Sud-Est. Selon la croyance populaire, le chercher dans une autre direction serait se tromper et cette idée influe puissamment en la plupart des cas. Par exemple, la chaise des nouveaux mariés doit toujours être tournée vers la région où est censé habiter l'esprit de la joie, afin d'assurer l'avenir du jeune ménage.
Cet esprit n’est pas désigné d’une façon précise, mais il est généralement admis que le titulaire de cet office est Tcheou-wang #f Æ, le Sardanapale chinois, dernier roi de la dynastie des Yn ff. Ce fut dans la célébre bataille de Mou-yé #Z Ff en 1122 av. J.C. que fut décidé le sort des deux partis en présence : les troupes de Yn estimées à 700.000 hommes furent battues, le tyran Tcheou s’enferma dans sa superbe Tour des Cerfs, y mit le feu et fut brülé vif au milieu de toutes ses richesses.
Le «Fong-chen-yen-i FF fi }t # dit qu'après la victoire de Wou-wang prince de Tcheou }#] eut lieu la fameuse cérémonie de la Canonisation des «Chen» mp. Kiang-t'ai-koung Æ -K Z$ autrefois au service du tyran Tcheou et devenu l’un des chefs les plus marquants de la nouvelle dynastie Tcheou ff], signifia à l’âme de tous les guerriers tombés dans les combats précédents l'arrêt leur conférant des apanages transcendants dans l’autre vie et c'est ainsi que le plus immoral des rois de l'antiquité chinoise serait devenu l'esprit de la joie!
J1 est aussi vénéré comme dieu de la Sodomie en certaines régions de la Chine.
La notice suivante est extraite des Recherches sur les superstitions en Chine du P. Henri Doré S. J. Tome XI page 1021 :
TCHEOU-WANG ff Æ
Teheou-wang ff Æ, le tyran Teheou 4j, fut le dernier des empereurs de la dynastie Zn fu. Ce prince, adonné a tous les excès, fit des folies pour le plaisir de sa concubine chérie, nommée Tu-lri XH E. Pour elle, il fit construire la fameuse tour Lou-l'ai JE $, où on accumula toutes les richesses afin de varier les plaisirs, et épuiser tous les genres de libertinage. On y assembla des troupes de jeunes gens des deux sexes, que Ta-li 4H F1 faisait dépouiller de leurs habits, et qu'elle excitait elle-même aux dernières infamies.
Sûürement le sujet pouvait difficilement être mieux choisi pour remplir le rôle infâme qu'on lui fait jouer ici.
Tcheou-wang &} Æ a sa pagode à Ki-hien j& f dans la préfecture de Wei-hoei-fou {ff ii Jff au Ho-nan. 6. (D
En Chine on appelle Long-yang &E | les êtres dépravés qui se livrent à ce infâme libertinage.
Long-yang FE fi était un jeune homme de grande beauté qui vécut à l'époque de la féodalité. Le roi de Wei ff} l'aimait éperdüment et se livrait avec lui à ce genre de libertinage, Les sodomites offrent leurs hommages à l’infâme Tcheou. (2)
(1) Liang-‘an-ts'ieou-yu-ngo W x ÆK M € ; liv. 1, p. 4 Wieger : Textes Historiques (7cheou-wang).
De Mailla : Histoire de Chine.
(2) Pé-wen-yun-fou. (Yang-tse) DK À A HF (M #) (voir le mot Yang). Kang-kien-ho-pien 4 M 45 Mi, liv. 1, p. 32-34.