‹ Les images populaires chinoisesChapitre 4 sur 43 · MEN OMEN N · texte numérisé non relu

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Chouang-Hi-Lin-Men

ES deux Men-chen placés sur la porte des chambres à droite ou à gauche du Koung-tseou sont appelés Chouang-hi-lin-men ## = K& |" “La double félicité arrivant dans la maison ou encore K’i-Siang-l'ou-hoa él “image de la bonne chance”.

Le chouang-hi est un caractère faclice qu'on à formé dans lécrilure en accouplant deux caractères hi 5% joie.

Collées sur la porte d'une chambre, ces images expriment lespoir d'obtenir le bonheur. Or le bonheur, selon le dicton ne vient jamais seul et il n’est complel que lorsqu'au bonheur proprement dil S’ajoute la longévité. D'où ce caractère de Ja double joie, symbole du désir de vivre longtemps et dêtre dans la prospérilé.

Sur lune des planches un jeune garçon à dans les mains le caraclère Chouang-hi. Sur l'autre se voit aussi un jeune garçon. Celui-ci porle une lanterne qui indique larrivée du bonheur.

I y a aussi un Hi-chen # ji ou «Esprit de la joie». Le calendrier officiel indique la direction où se trouve l'esprit de la joie chacun des mois de la nouvelle année. Il se trouvait cette année, le premier de la première lune dans la Direction Sud-Est. Selon la croyance populaire, le chercher dans une autre direction serait se tromper et cette idée influe puissamment en la plupart des cas. Par exemple, la chaise des nouveaux mariés doit toujours être tournée vers la région où est censé habiter l'esprit de la joie, afin d'assurer l'avenir du jeune ménage.

Cet esprit n'est pas désigné d'une façon précise, mais il est généralement admis que le titulaire de cet office est Tcheou-wang #f Æ, le Sardanapale chinois, dernier roi de la dynastie des Yn f}}. Ce fut dans la célébre bataille de Mou-yé }Z #f en 1122 av. J.C. que fut décidé le sort des deux partis en présence : les troupes de Yn estimées à 700.000 hommes furent battues, le tyran Tcheou s'enferma dans sa superbe Tour des Cerfs, y mit le feu et fut brûlé vif au milieu de toutes ses richesses.

Le «Fong-chen-yen-i #} jf jf # dit qu'après la victoire de Wou-wang prince de Tcheou }] eut lieu la fameuse cérémonie de la Canonisation des «Chen» mp. Kiang-t'ai-koung Æ -K ZA autrefois au service du tyran Tcheou et devenu l’un des chefs les plus marquants de la nouvelle dynastie Tcheou ff], signifia à l'âme de tous les guerriers tombés dans les combats précédents l'arrêt leur conférant des apanages transcendants dans l’autre vie et c'est ainsi que le plus immoral des rois de l'antiquité chinoise serait devenu l'esprit de la joie !

J1 est aussi vénéré comme dieu de la Sodomie en certaines régions de la Chine.

La notice suivante est extraite des Recherches sur les superstitions en Chine du P. Henri Doré S. J. Tome XI page 1021 : ;

TCHEOU-WANG $f Æ

Teheou-wang #} Æ, le tyran Tcheou #f, fut le- dernier des empereurs de la dynastie Zn ff. Ce prince, adonné a tous les excès, fit des folies pour le plaisir de sa concubine chérie, nommée Tu-hri XH E. Pour elle, il fit construire la fameuse tour Lou-l'ai JE &, où on accumula toutes les richesses afin de varier les plaisirs, et épuiser tous les genres de libertinage, On y assembla des troupes de jeunes gens des deux sexes, que Tü-li 4h E1 faisait dépouiller de leurs habits, et qu’elle excitait elle-même aux dernières infamies,

Sûrement le sujet pouvait difficilement être mieux choisi pour remplir le rôle infâme qu'on lui fait jouer ici.

Tcheou-wang $+ Æ a sa pagode à Ki-hien jÿ Ff dans la préfecture de Wei-hoei-fou {4j jf Jff au Ho-nan. nf 6. (D

En Chine on appelle Long-yang %E [& les êtres dépravés qui se livrent à ce infâme libertinage.

Long-yang %E Fi était un jeune homme de grande beauté qui vécut à l'époque de la féodalité. Le roi de Wei ff l'aimait éperdüment et se livrait avec lui à ce genre de libertinage. Les sodomites offrent leurs hommages à l'infâme Tcheouw. (2)

(1) Liang-‘an-ts'ieou-yu-ngo HS ME 8K HI Ë , Liv. 4, p. 4. Wieger : Textes Historiques {7cheou-twandg).

De Mailla : Histoire de Chine.

(2) Pé-wen-yun-fou. (Yang-tse) 1 2 Er If (% f) (voir le mot Yang). Kang-kien-ho-pien BE 4 A, liv. 1, p. 32-34.

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