‹ Les impossibilités de la radiographie du poumon: Leur correction par la tomographieChapitre 25 sur 30 · TOMOGRAPHIE ET CANCER DU POUMON · texte numérisé non relu

TOMOGRAPHIE ET CANCER DU POUMON

On connaît le polymorphisme clinique que peut revêtir le cancer primitif du poumon, le caractère insidieux de son début, la difficulté et l’intérêt de son diagnostic précoce.

Dans ce diagnostic, la radiologie a la plus grande part : « La quasi totalité des épithéliomas du poumon, écrivent HUGUENIN et DELARUE, prennent naissance dans une grosse bronche. L’immense majorité des sténoses bronchiques répondent à un cancer. »

Dans les formes radiologiques du cancer du poumon, le signe le plus positif sera celui de sténose bronchique qui réalise :

1° Une forme totale avec opacité homogène pouvant diminuer à la base et à l’extrême sommet; rétraction thoracique et quelquefois signe de HOLTZKNECHT-JAcos (translation cardiomédiastinale) rythmée par des mouvements respiratoires. La sténose bronchique permet d’éliminer la silicose:

2° La forme lobaire a l’aspect d’une lobite rétractile; la forme lobulaire avec image en coin; la sténose bron-

chique éliminant la lobite rétractile tuberculeuse, l’infarctus et la congestion pulmonaire;

3° Formes hilaires, avec images arrondies, pseudokystiques, mais avec des prolongements intraparenchymateux hérissant le poumon (pattes de crabe) qui permettent d'éliminer : Les anévrysmes avec battements, les tumeurs médiastinales sans manifestations pulmopaires et sans signe de sténose bronchique;

4° Formes médiastino-pulmonaires : La sténose bronchique permet d’éliminer les fibromes, kystes hydatiques.….;

5° Formes périphériques circonscrites : Image régulière sphérique, d’opacité homogène, à bords nets, de siège variable;

6° Formes cavitaires avec niveau liquide; dans les formes périphériques excavées, distinguer le néo d’un abcès du poumon, d’une pleurésie interlobaire enkystée, d’une gomme syphilitique, d’un foyer nodulaire gangréneux ;

7° Formes nodulaires bilatérales rares;

8° Formes à prédominance pleurale : Epanchement ou pachypleurite, cancer en coque.

Pour mettre cette sténose en évidence, l’injection d'une substance opaque dans les bronches peut nous apporter d’utiles renseignements. La bronchoscopie, mieux que le lipiodolage, nous apportera la certitude grâce à la biopsie qu’elle permet de pratiquer toutes les fois que la tumeur est accessible.

Ces deux méthodes, bien que suffisantes dans la majorité des cas pour dépister un rétrécissement, présentent quelques inconvénients. La bronchoscopie est d'une technique délicate et parfois pénible pour le patient; l’exploration lipiodolée, si elle n’offre que très rarement des accidents véritables (en respectant les contre-indications), peut présenter quelquefois des désagréments ou des incidents.

Dans le diagnostic de sténose bronchique, la tomographie semble capable de jouer un rôle important.

CHAOUL et GRENEIDER en Allemagne, SHERWOOD MooRE en Amérique, HUGUENIN et DELARUE en France, ont insisté sur l’intérêt de la méthode, ses avantages et sa parfaite innocuité.

OBSERVATION

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