HISTORIQUE
En juillet 1914, le Professeur KARoOL-MAYER, au Congrès des internes polonais, à Lemberg, expose dans une conférence le principe d’une méthode de radiographie permettant l’élimination des ombres parasites.
En 1916, il publie une monographie : « Diagnostic différentiel radiologique des affections du cœur et de l’aorte. » Dans ce travail, il attire l’attention du lecteur sur un chapitre spécial intitulé : « Elimination des ombres compliquant le diagnostic. » Le Professeur MAYER utilise le déplacement du tube à rayons X, le film restant fixe, et obtient ainsi nettement que l’image des plans de l’objet immédiatement au contact de la plaque.
En 1915, pendant la guerre, un ingénieur italien, BAESE, de Florence, met au point un appareil basé sur le même principe mais n’applique son procédé qu’au dépistage des corps étrangers dans l’organisme.
BAESE mobilise le tube et le film rendu solidaire par un système spécial.
GT
En 1921, un Français, le Docteur E. M. BocAGE, demande à Paris le brevet de son invention : « Procédé et dispositif de radiographie sur plaque en mouvement »; c’est la mise au point d’un procédé d’exploration permettant d'isoler dans le tissu à radiographie la région intéressante. Les circonstances ne permirent pas au Docteur BocaGE les réalisations de ses projets.
En 1921, à quelques mois d’intervalle, deux autres Français, PORTE et CHAUSSE, prennent un brevet. Les deux auteurs présentent un dispositif reposant sur les mêmes principes que ceux de BOCAGE, mais des variantes de réalisations y sont apportées :
1° Possibilité d’un montage sur trois cadres dont un est fixe;
2° Cadre fixe portant un arbre qui, lui, détermine la translation;
3° Possibilité d'appliquer ce procédé pour la Roentgenthérapie à des profondeurs déterminées.
Ce brevet ne sera pourtant pas exploité.
En 1927, l'Allemand Poxz publie un ouvrage sur la radiographie er coupes.
C’est à l’Italien ALESSANDRO VALLEBONA, de Gênes, que l’on doit la première réalisation pratique des cuchiés de coupes radiographiques.
En février 1930, VALLEBONA publie les premières images en cuupes du crâne,
En 1934, au IV° Congrès de Ra tiolue ie de Zurich, le Professeur MARIGLIANO, de Gênes, attire l’attention des congressistes sur l’importance de cette méthode dans l’exploration des bronches et des processus cavitaires.
Son élève, le Docteur VALLEBONA présente alors les premiers clichés de coupes pulmonaires.
A la même époque, deux autres auteurs italiens, le Docteur Bisrozri, assistant du Professeur MARIGLIANO, et le Docteur Busi, établissent d’une manière très détaillée les bases géométriques de cette méthode et l’ appellent la Stratigraphie.
En 1933, le Hollandais BARTELINK publie dans une
El
revue allemande de radiologie, deux articles où il affirme avoir réalisé ses premiers clichés en mars 1930.
En 1934, un Hollandais, le Docteur ZIEDSES DES PLANTES, publie un mémoire sur la Planigraphie. L’auteur s'intéresse à cette méthode dès 1922, sans avoir eu connaissance des travaux faits à l’étranger. En 1931, il réalise avec des moyens de fortune le planigraphe.
Dans sa communication, qui constitue un résumé très complet de ses travaux, il expose d’une façon très détaillée les principes fondamentaux de sa méthode et les considérations techniques et pratiques qui en découlent.
En 1935, le même auteur publie dans une revue hollandaise une nouvelle méthode d'investigation : « Le Serioscope. »
En 1935, CHAOUL et GROSSMAN, en Allemagne, mettent au point un nouvel appareil dit « tomograph ».
En 1937, Massior réalise le serioscope de ZIEDSES DES PLANTES.
En septembre 1937, le Docteur COTTENOT, de Paris, au V° Congrès international de Radiologie de Chicago, fait une communication sur la Serioscopie thoracique.
En mai 1937, il perfectionne la méthode et présente le déclancheur respiratoire pour Serioscopie, permettant la prise de cliché pour Serioscopie au même temps de la respiration.
En août 1937, PonrHus et MALvorsiN, de Lyon, publient un travail sur la « Stratiscopie », méthode d’examen radioscopique en coupe de l’organisme.
En octobre 1937, RONNEAUX et LEMOINE présentent un nouvel appareil de radiographie en coupe : « L’oscillo-strator. »
En mars 1939, Roger GRANGERARD présente un nouvel appareil pour la Radiotomie thoracique en décubitus latéral.
En octobre 1947, FRAIN et LACRoiIX présentent au V° Congrès d’E. R. de Langue française, un dispositif permettant l’obtention de coupes horizontales.
Ainsi, depuis la mémorable communication de VAL-
Ab N
LEBONA, les publications à ce sujet ne cessent de paraître en France et à l’étranger où, tour à tour, les Italiens avec VALLEBONA, BOZETTI, BISTOLFI, BALESTRA, MARIGLIANO, les Hollandais avec ZIEDSES DES PLANTES et BARTELINK, les Allemands avec CHAOUL, GROSSMAN, GREINEDEROTT, VOGT, FRICK, SCHMIDT, KREMER, BERG, BorH, les Français avec PONTHUS, MALVOISIN, COTTE- NOT, GRANGERARD, RONNEAUX, LEMOINE, FRAIN, LACROIX, s’efforcent de tirer des méthodes initiales de BocaAGE, en les adaptant à leur technique personnelle, des résultats très sérieux.