‹ Les impostures de LenoirChapitre 19 sur 32 · Pass. cit · texte numérisé non relu

Pass. cit

Où prend-il cela? quels exemples Fautorisent? quelles analogies l'expliquent? Néant. Le mot fortune est employé dans cette occasion, etc. Ainsi décide sans plus d'embarras Lenoir, devenu grammairien pour la circonstance.

Or admirez quelle autorité l'accompagne dans tout ce qu'il lui plaît d'affirmer en quelque matière que ce soit. Cette note de Lenoir vaut un texte. M. de Mély, dans le passage cité, annotant ce mot de fortune, jette au bas de la page cette simple mention : Allégorie, prise à quelle source ? Nulle autre que celle que je viens de dire.

M. de Laborde, dans sa table des Comptes, a couché les figures en question sous le nom de « figures des huit fortunes » \ marquant qu'il l'entendait de huit représentalions de la Fortune. Ce sens n'est certainement pas le vrai ; il avait au moins l'apparence.

Voici, pour ma part, ce que j'en crois, à cause d'un autre texte de la Chambre des

\. ï. II, p. 497.

LE TOMBEAU DE FRANÇOIS

Comptes que Lenoir a également publié, et qui contient ce même terme de figures de fortune. Il concerne le tombeau de Henri II, ainsi détaillé :

Deux gisants en inarbre blanc, quatre tableaux en basse taille, deux priants de bronze, quatre figures de fortune aussi de bronze.

Il s'agit des quatre Vertus dans les angles. Considérant avec cela le sens propre du mot fortune^ ne doit-on pas supposer qu'on entendait par là des figures de surcroît, surajoutées à l'essentiel du monument, dont partant l'adjonction n'était pas nécessaire, et dont le sujet restait libre, comme qui dirait figures de hasard, figures accessoires dans le langage moderne?

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