‹ Les impostures de LenoirChapitre 7 sur 32 · Monuments français, t. IV, p · texte numérisé non relu

Monuments français, t. IV, p

LES ÉMAUX DE MADRID

ropinion de M. Dusommerard, mais celuici lui-même ne parlait que d'après Lenoir.

Il s'agit donc de peser ce texte, auquel les apparences sont ce qui manque le moins : Pierre Courtoys les avait peints . . . d'après ... par ordre,., qui en voulait^ etc. Qui croirait que Lenoir ne sut réellement rien de tout Cela, et qu'il ne parlait ainsi que par imagination?

M. de Laborde a bien remarqué que Lenoir n'avait pas vu les émaux de Madrid en place, mais seulement chez ce Cave dont il fait mention, et que d'ailleurs son témoignage n'a pas là-dessus la certitude des pièces administratives où paraissent ordinairement les provenances des objets qui fournirent son musée. Mais le ton d'assurance emporte tous ses doutes. « M.

Alexandre Lenoir assista, dit-il, à la destruction du château de Madrid. Il a pu savoir qiie ces émaux (qu'il ne vit pas en place, pas plus que Poucet de la Grave, qui ne les cite pas) avaient servi à sa décoration. » Et il conclut à l'en croire. « Alexandre Lenoir, dit M. Jouin, s'étonne

que des objets qui devaient être la propriété du gouvernement, aient passé dans le commerce ; il suppose donc que ces émaux sont réellement entrés dans la décoration du château de Madrid. » Le fait est qu'à la suite du texte plus haut cité, Lenoir écrit :

J'ignore comment ces chefs-d'œuvre, qui devaient être une propriété du gouvernement, sont passés dans le commerce.

Tant il semble qu'il fût persuadé de la provenance de ces émaux. Voici maintenant le bon du conte.

C'est en 1800, comme il paraît, que Lenoir découvrit les émaux en question.

Il en proposa aussitôt l'acquisition pour son musée. La lettre écrite à cet effet par lui au niinistre de l'Intérieur, et imprimée aux Archives du musée des Monuments Français^, est datée du 7 juillet 1800. On j lit, concernant les pièces à acquérir, les mêmes renseignements que dessus, qu'il est inutile de recopier. La proposition ne fut point

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