‹ Les impôts directs sous l'ancien régimeChapitre 12 sur 77 · I. Voir a" 12U · texte numérisé non relu

I. Voir a" 12U

pour Ai-ooo. Puis vient l'interminable liste des pays abonnés^. Là où la déclaration restait oblif,'atoire en droit, elle était presque toujours éludée en fait, et l'administration elle même était la première à en donner l'exemple, pressée qu'elle était de recevoir de l'argent à tout prix. On n'obtenait pas de déclarations des propriétaires des maisons de Paris ; leur dixième fut fixé, par arrêt du Conseil du 20 janvier 171 1, en proportion de ce à quoi elles avaient été taxées pour le rachat de l'impôt des boucs et lanternes. Les déclarations des biens-fonds, dans les provinces, n'arrivaient pas davantage ; aussitôt se manifeste chez les intendants la pensée de transformer le nouvel impôt en un simple supplément de l'ancien, auquel les peuples sont accoutumés et qui se lève sur des gens peu capables de résistance, la taille, ainsi qu'on vient de le faire pour la capitation {N°^ 125, 127) ; et si le contrôleur général regimbe d'abord contre une aussi prodigieuse altération des dispositions de la loi, il finit souvent par fermer les yeux et laisser faire, car si le petit peuple s'en trouve mal, le recouvrement s'en trouve bien : il est beaucoup plus facile notamment de faire payer un fermier qu'on ne craint pas, qu'un gros propriétaire envers lequel on est accoutumé à tous les ménagements 2.

On tente bien aussi de s'adresser aux *"** '^ nobles et privilégiés ; mais c'est avec une

de l'administration ...,.,,., , , «r.-

envers les nobles timidité évidente, des ménagements infinis

et les parlementaires. ^t un insuccès notoirc, tellement il est difficile de faire rentrer les taxes établies sur 3es contribuables récalcitrants. Ce sont surtout les parlemen-

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