‹ Les Incertitudes du Diagnostic de L'amibiase intestinaleChapitre 12 sur 39 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Le second cas concerne une femme de 35 ans, charcutière, qui nous fut adressée par un collègue pour un syndrôme digestif bâtard, avec le diagnostic de cholécystite chronique.

Depuis plusieurs années, elle présentait tous les trois ou quatre mois, à des époques correspondant régulièrement à la menstruation, des troubles digestifs imprécis se mamufestant surtout par : des digestion lentes, un état nauséeux entraînant parfois des vomissements alimentaires et bilieux, avec des douleurs abdominales intérmittentes,

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à type nettement colique, plus intenses au niveau de l’épigastre et de l’hypocondre et la fosse iliaque gauches. Les selles n'avaient jamais attiré l’attention, la malade les Jugeait normales et avait seulement remarqué, mais très rarement, quelques selles diarrhéiques post-prandiales. Elle se plaignait surtout d’une grande nervosité et d’une insomnie rebelle, que l’on rattachait à ses troubles dyspeptiques. La notion d’une fièvre typhoïde à 19 ans et de deux crises de colique hépatique à 25 et 28 ans, avait orienté son médecin vers le diagnostie de cholécystite ; que semblait confirmer l’examen clinique : le foie était hypertrophié ; on trouvait un point vésiculaire nettement sensible ; un certain degré de subictère tentait parfois les conjonctives ; mais l’étude radiologique du transit gastro-intestinal n'avait rien montré d’anormal. Un traitement par l’Agocholine et le Gynergène avait paru réussir, mais les résultats ne furent que passagers. L’essai du calomel à petites doses (deux centigrammes chaque matin) provoqua une débâcle diarrhéique, dont on profita pour pratiquer un examen des selles. Et ce fut cet examen qui redressa le diagnostic en décelant Ha présence de kystes amibiens.

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