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de flux diarrhéiques associés : tels sont les éléments qui pourront faire reconnaître l’origine côlitique de troubles apparemment gastriques.
20 Ou bien la réaction gastrique est plus nette, se traduisant alors par des troubles plus ou moins permanents et pouvant affecter un type lésionnel : syndrômes hyperchlorhydrique ou hyposthénique ; ou pseudo-ulcéreux. Dans ces cas, les phénomènes gastriques sont au premier plan du tableau clinique et d’une précision telle qu’ils masquent complètement l'atteinte du côlon.
DENÉcHAU rapporte les observations de trois malades, chez lesquels « l’écran sembla confirmer cette réaction très élective de l'estomac, en décelant un degré assez élevé d’hyperkinésie et d’hypersécrétion ; l’un d’eux, d’ailleurs considéré tout d’abord comme un ulcéreux duodénal probable et traité comme tel, fit ensuite une crise diarrhéique presque dysentérique ; l’examen rectoscopique ayant décelé des ulcérations pseudo-membraneuses, avee kystes amibiens, fit modifier le diagnostic et établir un traitement à l’émétine rapidement efficace. Une nouvelle poussée gastrique survint alors, montrant l'association des réactions gastriques à l’amibiase chronique. »
50 KFoRMES AVEC TROUBLES DE L’ÉTAT GÉNÉRAL.
L’atteinte de l’état général est plus ou moins marquée dans les divers degrés de la côlite amibienne chronique. Souvent même le malade est floride,
SCA ER
ne se ressent pas de sa côlopathie, ou accuse seulement quelques défaillances en cas de crises diarrhéiques.
Mais il est des formes dans lesquelles la côlite détermine un retentissement considérable sur l’état général, et dans certains cas, même, demeure ignorée, masquée par la prédominance de ces réactions.
Un cortège plus ou moins important de signes généraux réalise, selon leur groupement, des pseudosyndrômes variés, dans le détail desquels nous ne pouvons entrer.
Nous ne ferons que rappeler :
— les formes pseudo-tuberculeuses, de Ravaur et CHARPIN ;
— les formes anémiques, signalées par MArarEU et par le professeur LoEPER ;
Guido Izar a même rapporté un syndrome d’anémie pernicieuse ;
— les formes asthéniques, cachectiques et psvchasténiques
Asthénie avec amaigrissement et anémie (CouPur et Lécer). Cachexie fébrile prolongée (ParrrarD).