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donner à l'examen parasitologique des selles le plus de chances possibles d’être positif, 1l lui reste les défauts inhérents à tout examen de laboratoire : examen partiel, limité à certaines évacuations et à certaines portions très minimes de ces évacuations ; or, les kystes et les amibes ne sont pas forcément réparüs dans les selles de façon homogène. Par ailleurs, Marnis a insisté sur la fréquence de périodes négatives, pendant lesquelles toute expulsion de germes est arrêtée — sans qu’on sache pourquoi. Il est alors facile de concevoir comment, chez un amibien, une amibe ou un kyste peuvent échapper à nos recherches.
Comme l'écrit dans sa thèse Anzola CuBipës :
«S1 des amibes ou des kystes restent nichés dans la muqueuse du côlon ou perdus dans la stase cæcale sans Jamais se montrer au dehors, nous n’y pouvons rien. Mais 1l y à bien des chances pour qu'ils y créent alors des lésions, qui se traduiront cliniquement par des modifications appréciables de la santé du sujet. »
Aussi, quand les examens de laboratoire sont négatifs et que, cependant, le contexte clinique et l’'anamnèse paraissent suspects, il faut insister, répéter les examens, user enfin d'artifices que nous devons rappeler rapidement. +
Les plus srmples sont les moyens détournés de souligner la présence des germes dans les selles. D’autres, plus aléatoires et plus complexes, auront pour but de provoquer l'évacuation même de ces germes.
Nous irons ainsi du simple enrichissement des fèces à la réactivation.
L'ENRICHISSEMENT ne peut être utilisé que pour la recherche des kystes ; les formes végétatives ne supportant aucune manipulation. Pour les kystes, par contre, l’examen direct est le plus souvent insuffisant, l'enrichissement est nécessaire. On lui doit de pouvoir faire porter la recherche sur la totalité des kystes contenus dans 25 ou 30 grammes de matières fécales, au lieu des quelques parcelles minuscules ordinairement utülisées. C’est un procédé à mettre en œuvre systématiquement et la résistance des kystes permet de l’utihiser dans tous les cas. En effet, les kystes restant intacts dans les fèces pendant au moins 48 heures, — plus même, après addition de formol — leur recherche pourra se faire dans de bonnes conditions, dans des laboratoires spécialisés — quand bien même 1ls seraient éloignés du malade.
Des techniques nombreuses ont été proposées.
Eiles sont basées sur deux méthodes principeles :
Enrichissement par légivation ou flottaison ; par tamisage ; qu'une troisième a permis de perfectionner encore :
- Enrichissement par désenrobage.
C’est en utilisant ces deux ou trois méthodes combinées que l’on est arrivé aux procédés mixtes actuellement en usage et dont CarLes et BARTHÉLEMY ont longuement étudié la technique.
TMONÉES
LA RÉACTIVATION sera employée en cas d’échecs répétés des moyens précédents. Elle consiste à provoquer l'élimination des kystes en créant artificiellement une légère poussée de côlite. On administre au malade, dans ce but :
Soit une purgation au sulfate de soude.
Soit une injection intraveineuse de cyanure de mercure.
Soit un lavement purgatif.
Soit un lavement irritant, par exemple le lavement au nitrate d'argent ou le lavement 1odoioduré :
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pour un litre d’eau bouille.
On examine alors au microscope la deuxième ou troisième selle, souvent glaireuse, qui, dans bien des cas, contiendra des kystes.
Mais on est obligé de reconnaître qu’il est aussi un grand nombre de cas dans lesquels l'examen des selles demeure entièrement négatif, malgré l’enrichissement, malgré la réactivation.
Il reste une méthode, que nous avons réservée pour y insister : le raclage des ulcérations recto-sigmoidiennes sous le contrôle du rectoscope.
Recommandée par notre maître R. BENsAUDE et son élève BrarLowsky, cette méthode peut rendre des services incontestables, dont la portée a été récemment soulignée par B. Saap (de Beyrouth).