‹ Les Incertitudes du Diagnostic de L'amibiase intestinaleChapitre 6 sur 39 · CONCEPTION CLASSIQUE DE LA DYSENTERIE AMIBIENNE · texte numérisé non relu

CONCEPTION CLASSIQUE DE LA DYSENTERIE AMIBIENNE

La dysenterie arnibienne était naguère une maladie presque exclusivement tropicale et dont on ne reconnaissait en France que d’assez rares cas, chez des sujets arrivant des pays infestés. Elle était du domaine de la pathologie coloniale, observée presque

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uniquement par les médecins militaires, et les descriptions classiques la présentaient essentiellement sous le syndrôme de la dysenterie aiguë.

Certains auteurs, pourtant, DoPTER, CHAUFFARD, Lanpouzy et DEBRÉ, commençaient déjà à soupçonner l’importance des cas autochtônes ou méconnus.

En 1904, DoPprer présentait trois cas à la Société médicale des Hôpitaux de Paris ; puis CaussapE et JocrraiN rapportaient, en 1907, le premier cas observé à Paris. Et lorsqu’en mars 1914, dans une communication à l’Académie de Médecine, Laxpouzy et Degré firent le recensement des cas publiés, ils pouvaient réunir 14 observations. Ce qui leur permettait de conclure : « De maladie exotique qu’on la considérait avec raison, hier, l’amibiase intestinale, va, demain, devenir maladie autochtône. »

Et le professeur CHAurFARD disait à la même époque, dans une leçon clinique : « Longtemps on a eru que cette affection était l’apanage des pays chauds. Depuis 15 ans, on a publié une série de cas de dysenteries nostras… Ainsi il faut compter avec l’infection amibienne : elle existe partout et se propage partout. Souvent elle est d’importation coloniale et la contagion peut être dite médiate. Parfois l’infection est primitive et ne se révèle qu’à longue échéance. Beaucoup de ces cas restent méconnus, car, en face d’un syndrôme de côlite chronique, on n’a pas l’habitude de penser à l’amibiase. [l'est probable qu’en faisant systématiquement

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les recherches nécessaires, on s’apercevrait de la fréquence de la dysenterie en France. »

La clairvoyance de ce jugement mérite d’être soulignée.

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