‹ Les incriptions commerciales en caractères cuneiformesChapitre 2 sur 4 · VI. — Odoftff 4861. M · texte numérisé non relu

VI. — Odoftff 4861. M

S34 Mt+tJfe Ôltifeî^TALE ET AMÉRICAIKE

personne n'a voulu entrer dans Texamen de documents qui pourtant depuis longtemps, avaient fixé Tattention des assyriologes pour les lignes qui les terminent. Les pièces curiei^se^ sont datées et ces dates déterminées par le jour et le rfîdfs, poîii^ indii^uer l^anûée^ pqrleot en général soit le nom d'une époque, soit le chiffre du règne d'un roi.

Les noms, royaux pffraient surtout un attrait explicable et légitime à la science naissante qui pouvait et devait même négliger provisoirement le contenu des textes. Pour la plupart, c'étaient les noms des rois de Babylone, mais un nombre assez considérable fournissait également les noms de Cyrus, de Cambyse, de Darius, de Xerxès, d'Artaxerxès. En dernier liçu, un très-grand intérêt s'attacha à ces petits textes quand sur des documents trouvés à Wârka (l'Orchoé des anciens, et l'Ërech de la Genèse, 9). Sir Henry Rawlînson lut les noms de Siluku (Seleucus) et d'Anti i kusu (Atitiochus), auquel j^ai pu ajouter le nom de Dimitriéu (Démétrius).

Ces textes se trouvent tous écrits sur des petits morceaux d'argile carrés, oblongs d'une dimension qui varie de deux à dix centimètres, l'écriture commençant en haut d'ùile kce, et continuée également jusqu'en bas d*autre sans inlerruptibn.Queîquefois le texte est interrompu par unebande, forméepar l'impression d*un cylindre déroulé, quelquefois ! le champ de la brique est couvert d'empreintes dé cachets expliqués par les noms des signataires du contrat. Quelquefois aussi, le côté étroit du document porte en plus giros caractères l'objet du contrat; dans d'autres cas, c'est le nom du principal intéressé en caractères phéniciens. Sir Henry Rawlinson a réuni un nombre assez considérable de ces curiosités épigraphiques; malheureusement la publication qui eonfiroa^rait encore une fois de plus la lecture des textes âssyritfnsy ^e fait attendre de|)qi3 bientôt deux aps.

Avant d'aborder la discussion, des textes des fiéteucides.

nQU6nouspennettoQs.de donner quelques échantillons d« documents moins étendus. Nous ne pourrions que trop recommander à tout voyageur en Oiient de recueillir soigneusement ees petit? textes^ répandus à grande quantité dans cette partie de TAsie; ils peuvent devenir, dans d^ cas donnés, d'une très-grande importance pour la chronologie par les dates qu'ils accompagnent toujours. Les documents sont, en quelque sorte, des lettres de crédit, ou des lettres de change, puisqu'un tiers est généralement autorisé à toucher le montant d'une créance intéressant deux autres individus.

En voici une des plus anciennes :

« Une mine d'argent, créance de Nabouakhidin sur Mou-

laknou ; celui-ci remboursera cette somme dan3. Je

T^* mois à Nabouakhidin qui le payera dans le second mois (suivant lyar) à (nom illisible).

» Sont témoins :

Assour iliya {nis urgam^ une position sociale).

Koukou.

Samou, fils de Dabibi.

Zorobabel, iais de Sadounou.

Beiziribil, nim hal,

Mardoukbalatibil, prêtre du dieu... et gouverneur,

et Imma fils d'Arkat-ilan-lipkid. .

» Dans la ville de Loubizou, le premier mois (Nisan^ le 25"»* jour, dans la quatrième année d'Assarbaddpn , roi d'Assyrie. »

Ce document est de 677 ou 676 avant J. C. Assarhaddon n'était pas seulement rpi d'Assyrie, mais aussi roi de Babylone, mais J'épriture est le babylonien cursif, et non pas le 'Cursif ninivite. Enfin, l'année n'est pas marquée par l'éponymie assyrienne^ mais par l'année du roi, comme c'était l'usage à Babylone.

336 R'EVUE ORIENTALE ^ AMÉRlGàllIE

En voici un texte des dernières années de la domination sémitique :

« Trois mines d'argent^ montant de la créance de Ibbanouhabal, fils de Pallai (Phul) fils de Zonpe-Bel, sur Samasakhéïdin^ fils de Milia.

n remboursera une mine d'argent dans le 7*« mois Tischri.)

Il remboursera deux mines d'argent, dans le iO"** mois CislCT);

Il remboursera les intérêts, montant à iO drachmes d'arj;ent dans le 2"*' mois de l'année de rélévation de Nabonîd, roi de Babylone.

Mitiya, fils de Bel«tâbou-lihs'i ? touchera cet argent, montant à trois mines.

» Sont témoins :

Houkinya, fils de Belakhïirib,

Ikiya, fils de Mandasou, écrivain,

Poulla-akh-idin, fils de Mitya.

Orchoé, le îî*»* jour du i^'mois de Tannée de rélévation de Nabonid, roi de Babylone, et le !•' jour du second mois de Tannée de Télévation de Nabonid, roi de Babylone.

Mitya écrivain, PouUatakhëidin. »

Le texte est de 555 avant J.-C.

En voici un troisième, plus compliqué que les autres :

« Sept drachmes d'argent, montant de la créance de

Mardoukhabalousour (À), fils de Mitia, fils de Sigoua sur Mardoukhabalousour (B), créancier de

Rimout-Nabou, fils de Mitia, fils d'Ilanitabni.

Il (Mardoukhabalousour I) remboursera dans le i"* mois la somme de sept drachmes d'argent, et touchera le montant de deux jours de travail , (?) et Mardoufchabalou sour

LES in^IUPTIONS COMMERCIALES S3.7

Qu'il peut faire valoir sur Nabouakbidin etRimoulNabou. Et Nabouakbidin et Rimout-Nabou racbèteronl la detti par leur travail.

» Sont témoins :

Mardoukiabaripous, fils de Nabouipisipons, homme...

Nabounadin fils de Nadin, bomme 'sulti^ écrivain

Kibirdin (?) fils de Khoudanya, fils de Belhabalousour.

Orcboé, le la™»* mois (Adar), le ââ"* jour, la 2"' année de Cyrus, roi de Babylone, roi des nations. »

Le texte est très-difficile, et il m'a fallu bien du travail, pour m'arréter à cette traduction, dont le sens pourrait encore être modifié dans les détails par des études ultérieures. Le document est de 536 avant J.-C; il fait, comme les deux pièces qui le précèdent, partie du musée britannique. Grotefend publia déjà depuis i8i4, dans la Zcitschrifl fur die Kunde des Morgenlandes plusieurs pièces assez frustes qui provenaient de la collection de Rich ; Tune est datée de la ville de Hanasat, le 7"»« mois (Tiscbri), le 17"" jour de la !()*• année de Darius, une autre porte la i?*» année de Darius. J'ai recueilli à Babylone deux pièces portant Tune la 34«« année, l'autre la SS*» année du même roi ; elles fournissaient Babylone comme lieu d'expédition. Une brique de la collection de Grotefend parle d'une dette écbue dans le 3"' mois de la 3«»« année, le texte lui-même est daté du lO*»* mois de la même année d'Artaxerxès.

Le texte le plus considérable de la collection citée, est daté de la ville d'Asnakh, le O"»* mois (Gislev), le i?"* jour de la 40"* année d'Artaxerxès, roi des nations. 11 a trait à une dette provenant d'une vente de maison entre les nommés Belsunu («leur maitre»), fils de Belousoursou (Bel protège-le), créanciers, et les fils de Bélakbidin (Bel, donne un frère) 5 débiteurs; ceux-ci s'appellent Koudourroun (notre couronne), et Nidintabel (don de Bel.) Le montant de la dette est d'un talent d'argent kaloxk, terme difficile

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