CL. L. BéGuLs
FiG. 51. — Soubassement du baptistère
des orthodoxes, à Saint-Vital de Ravenne.
cesse à peu près complètement d’être employé pour représenter des figures d'hommes ou d'animaux.
En Italie et en Orient, à Rome, à Ravenne et à Constantinople, les lambris de marbre dessinent des figures géométriques. Parfois, comme au baptistère des orthodoxes, à Saint- Vital de Ravenne (fig. 51) et dans l’abside de la basilique de Parenzo (fig. 52), ces marqueteries de marbre sont enrichies d'onyx et de nacre et la magnificence de leur coloris, unie à la simplicité géométrique de leurs arabesques, fait penser au décor de très anciens tapis d'Orient.
INoImE Bertaux, Rome, Il p27,,et A. Venturi, Storia del’ Arte lialiana,t. 1, p.6o.
Musée du Capitole (fig. 50) peuvent donner une idée de la somptuosité de cette décoration païenne utilisée dans une des premières églises chrétiennes . Malgré les difficultés de cette technique, consistant à incruster les uns dans les autres ces marbres variés sur des fonds de porphyre, pour obtenir de véritables tableaux, l'habileté déployée dans ce combat de tigre et
de taureau est surprenante. Du reste, cette recherche de somptuosité orientale par des effets de polychromie, à l’aide des marbres de couleur, alors que la sculpture ne fournissait plus que des œuvres médiocres, semble caractériser l'époque constantinienne.
A partir du v° siècle, l'opus sectile