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Fic. 6, 7, 8, 9. — Chapiteaux incrustés des parois latérales du chœur (côté droit).
occupées par un deuxième rang d'arcatures aveugles à l’aplomb de celles du sou-
FiG. 10, 11, 12, 13. — Chapiteaux incrustés des parois latérales du chœur (côté gauche).
bassement. Ces arcatures se distinguent surtout par leurs curieux chapiteaux dont la corbeille est entièrement gravée et fucrustée. Les motifs de décoration
! Texte du Psaume XVIII, appliqué par saint Paul à la prédication des Apôtres.
végétale ou animale, au lieu d’être sculptés et modelés, sont comme dessinés en noir ou en blanc.
Pour les chapiteaux du côté de l'Epitre (fig. 6, 7, 8, 9) le dessin incrusté se détache en noir sur le marbre. L'artiste a représenté des têtes grotesques ou monstrueuses vomissant des rinceaux d’acanthe. Du côté de l'Evangile, le dessin s’enlève en clair sur des fonds incrustés de ciment brun rouge. Ces derniers chapiteaux offrent plus de variété (fig. 10, 11, 12, 13). C'est un chameau et son conducteur, qui a la chevelure crépue des nègres : peut-être un souvenir des croisades. Les grosses têtes sont vues de face, et non de profil, comme sur les chapiteaux du côté de l’Epitre. Enfin un coq, surpris par l'apparition d’un diable, se dresse sur ses ergots et fait retentir l'air de son chant strident,
{FiG. 14, 15, 16. — Chapiteaux des colonnettes d’angle des grandes fenêtres ogivales de l’abside.
Entre le soubassement et le triforium à plein cintre s’élancent sept grandes baies dont la forme en tiers-point a souvent intrigué les archéologues. Cette anomalie prouve simplement que l’arc brisé ne suffit pas à dater un monument et qu’il était employé longtemps avant le xui° siècle, pendant toute la période de transition, ainsi qu’on le constate à Vézelay, par exemple, à Autun, à Langres, à Notre-Dame du Puy, etc. Les chapiteaux qui surmontent les colonnettes d'angle de ces baies sont bien romans et du même type que ceux du soubassement. Cette fois les iucrustations sont transportées sur les failloirs. Elles figurent des oves, des rubans pliés en forme de grecques et des
feuillages qu’un examen minutieux peut seul révéler (fig. 14, 15, 161).
Le second étage de l'abside est formé par le triforium. Au-dessus et au-dessous de cette galerie courent deux longues frises incrustées, analogues à celle du soubassement, mais d’une composition plus variée et d’un dessin plus large, en raison de leur éléva-
‘ Ces colonnettes et ces chapiteaux, qui font partie intégrante de la construction et qui ne sauraient avoir été rapportés après coup, témoignent contre l’idée d’un remaniement, dont M. Palustre était partisan (Bullelin Monumental, 1880, compte rendu critique de la Monographie de la cathédrale de Lyon).
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