LES DALLAGES INCRUSTÉS
Florence, jusqu'au tambour de la coupole de Brunelleschi (fig. 139), le campanile de Giotto, le baptistère élevé à Pistoia par les fils d'Andrea Pinaso (fig. 140), etc.
“lorence :
Ebrasement d’une fenêtre.
Comme en France, les les incrustations contri Santa-Croce, le Panthéon dallée de pierres tumulaires ticolores et de pâtes jaunes, sinant d’élégantes bordu des armoiries des inscrip
D'autres matières.que fournirent aux artistes ita sources. Le verre peint et courut à la décoration d’œu d'elles doit retenir notre nacle exécuté par Andrea San-Michele, à Florence, à la suite de la peste de 1348.
a déployé toutes les res Il a introduit la mosaïque partout où elle a pu trouver dans les torsades des co tons, dans les pinacles, etc.
Frsrr ban RAANA Er
FiG. 140. — Baptistère de Pistoia :
tympan incrusté de marbres.
pierres tombales déploient souvent une richesse à laquelle
PAPIITIIIITIETIN RSR SERIES
Fic. 141. — Tombe de Domenico Biondo degli Ubertini (1358).
Eglise Santa-Croce, à Florence.
buent largement. L'église florentin, est entièrement incrustées de marbres mulblanches ou noires desres (fig. 141), des rosaces, tions, etc.
les ciments et les marbres liens de précieuses resdoré, entre autres, convres importantes, L’une attention. C'est le taber- Orcagna de 1349 à 1359 à l'intérieur de la loggia à Dans cet édicule, l'artiste sources de la polychromie.
étoilée d'or et d’émaux
la moindre place, jusque lonnettes, dans les fron- Ce qui contribue à l'origji-
nalité de l’œuvre, c'est l'emploi très multiplié de fragments de verres de couleur peints
ENRRIRANICIENETSRENSN IR PAIEIE
et dorés au revers et enchâssés dans les découpures du marbre, principalement dans
le fond de la scène de l’Assomption (fig. 143). L'effet résultant de la multitude de ces
FiG. 142. — Bordure incrustée d'une pierre funéraire, 1515. Eglise Saint-Jacques à Florence.
pièces de verre scintillantes dépasse en éclat oriental celui que peuvent produire les
verroteries de Saint-Denis et de la Sainte-Chapelle. Mais le procédé est identique, comme l'esprit de la décoration.
Fi. 143. — Tabernacle d’ôr #s San-Michele (fragment) : incrustations de verres peints et dorés
Donatello n’a pas craint de faire dans sa célèbre canloria, datée de 1433, conservée au musée de l'Œuvre du Dôme de Florence, un original emploi des incrustations, en encastrant d’inrombrables petits disques de verre doré au feu dans le marbre des
colonnettes et des
fonds sur lesquels passe
la joyeuse farandole d’anges enfants, pareille à une troupe d’Amours.
Mais c’est surtout sur les dallages his-
toriés que l’art i maitrise, en comp
alien prodigua toute sa étant les incrustations de
marbres par l'emploi des ciments colorés.
Le plus célèb de la cathédrale d ou sept génératio xvi° siècle.
re est l'immense dallage e Sienne, œuvre de six
Le sol de tout l'édifice est recouvert
de plaques de ma incrustées de plusi Le pavement couv
tres de long et 50 de large, étalant un incom
rbre qui sont gravées et eurs centaines de figures.
reune surface de 1 10 mè-
ns d'artistes, du xiv° au:
FiG. 144 — La Justice, auteur ignoré, 1406.
Pavement de la cathédrale de Sienne.
parable tapis sur les trois nefs, le bras
de croix et l’abside. Mais les incrustations de ce dallage diffèrent sensiblement de
FIG. 145 Pavement
. — L'empereur Sigismond:
de la cathédrale de Sienne.
celles qui ont été étudiées jusqu'ici.
Les ciments ou mastics ne sont guère
employés que pour le dessin au tra sont généralement obtenus à laid
et gris bleuté, incrustés à joints vi dans le marbre blanc.
it
des figures et ornements. Les fonds
de marbres noirs, parfois brun roug
Sans songer à présenter une
fs
escription, même sommaire, de cet
faits de l'Ancien Testament, les S
vaste composition, qui a exercé l’érudition de nombreux auteurs, nous rappellerons qu'on y retrouve l'histoire du paganisme, les philosophes de l'antiquité, un certain nombre de
le
bylles, les Prophètes, la Symbolique
chrétienne, les Vertus cardinales, la Roue de la Fortune, les Ages de la vie, la Louve de Sienne entourée des
ENMRRAANICIEMETIENS IEP AE 87
animaux emblématiques des villes alliées : le lion de Florence, la licorne de Viterbe, l'oie de Civita-Vecchia, le lièvre de Pise, l'éléphant de Rome, etc.