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Fi. 23.— Frise du soubassement de Saint-Maurice, à Vienne.
Au-dessous de la corniche du soubassement règne une première frise, formée de plaques de marbre blanc encastrées dans la paroi et mesurant chacune environ 60 centimètres de long sur 33 de haut. Ce revêtement est incrusté d’une pâte brun rougeûtre, assez friable et composée d’un mélange de plâtre, d'oxyde de fer et de matière résineuse (fig. 23, 24). Des palmettes bien découpées, mais d’un dessin un peu mou, réunies les unes aux autres par des bracelets, encadrent des motifs bizarres, mais rendus avec précision. Ici une tête de cheval bridée, avec une crinière irréprochablement peignée; là,
N à 7 4 f DRE :
un arbuste couvert de feuilles et de fruits. Plus loin, des insectes ou des crustacés, reproduits avec des proportions relativement colossales. Un insecte énorme a l'air d’un pou, dessiné avec un véritable réalisme: on dirait le décalque d’un grossissement microscopique. Les têtes humaines, les Janus bifrons et à trois visages, comme à Lyon, se retrouvent nombreux ici.
Un siège pontifical en marbre très massif et sans aucun ornement, mais plus complet que celui de Lyon, occupe le centre de cet hémicycle. Malheureusement les banales
boiseries modernes qui recouvrent tout le soubassement empêchent de se rendre compte des détails de sa construction et surtout de la décoration de sa partie inférieure.