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TROISIÈME PARTIE

M. Gladstone, en 1882, n'avaient eu à connaître que des « non conlroversial Bills » ; or le projet actuel était discutable et discuté autant qu'il pouvait l'être et ce serait étouffer les débats que de soustraire à l'ensemble des Communes la discussion de détail de la loi projetée.

» lion et si l'étranger, à son lour, nous fermait ses porles, nous le » sentirions durement.

» Je maintiens que le juif de l'East End est loin d'être le criminel » que vous vous plaisez à dépeindre. Sa seule faute serait-elle de » n'avoir aucun des vices rencontrés si souvent chez l'homme libre? » 11 obéit à l'autorité avec une soumission de bœuf (ox-like). Patient, » ingénieux, sobre, industrieux, pourquoi, avec ces qualités natives, » tomberait-il à la charge des taxes d'assistance ?

» On a répété à tous les échos que l'antisémitisme gagnait de » plus en plus le pays. Je n'ai jamais constaté une antipathie quel- » conque contre les jui.'s chez les travailleurs pauvres du pays; » mais, ce qui est vrai, c'est l'existence d'un antisémitisme accentué » chez beaucoup de ceux qui devraient défendre leurs frères, chez » beaucoup de propriétaires de nos journaux et de nos capitalistes » qui ont oublié leurs débuts pénibles et s'écartent maintenant de » leurs compatriotes pauvres. Mais, je le répète, ce n'est pas chez » l'ouvrier anglais qu'il faut chercher les sentiments de haine de » race, quoiqu'à vrai dire il éprouve peu de sympathie pour le juif » sud-africain, pour le financier qui est un criminel que vous avez » oublié dans les articles de votre Bill. Voilà ceux qu'il faudrait » frapper, ceux qui réellement stimulent chez nous l'hostilité des » races entre elles.

» Les travailleurs anglais désirent que leur pays reste l'asile des » opprimés fuyant les injustices de leur patrie.

» L'antisémitisme exisle-t-il dans les hautes sphères? La réponse » est facile ! Les neuf dixièmes de notre aristocratie adorent (wor- » ship) le juif; la bonne moitié de nos lords meurt de désir d'épou- » ser des héritières juives!

» Si les juifs viennent ici en nombre sans cesse accru, c'est

LE REMÈDE

u Ce Bill, disait M. Àsquith, dans la séance du » 8 juin 1904 (!) est de ceux sur lesquels vous devez » retenir, sans la déléguer, votre complète juridiction, » votre entière responsabilité!

» Le gouvernement prétend que le Bill n'est pas

» « controversial », parce que la seconde lecture

» en a été votée à une majorité de 134 voix! Faible » argument, en vérité qui, s'il était généralisé, permet- » trait à un gouvernement disposant d'une majorité » assez forte et assez docile de supprimer les discussions » générales devant vous, et de faire sortir de l'arène » de la controverse, comme par une porte dérobée, la » préparation de nos lois!

» Vous dites que ce projet ne prête pas à contro- » verse! Mais il n'y a pas une seule de ses dispositions » qui ne fourmille de points critiquables. Ce n'est pas » une simple innovation, c'est une révolution dans les » traditions, dans les antécédents qui ont inspiré et » dominé jusqu'à présent la politique de ce pays à » l'égard de l'admission des étrangers! »

Il semble que cette indignation des libéraux à la pensée que la mise au point du Bill serait confiée au <( Comité de législation » n'eût pas simplement pour cause la crainte invoquée de voir rétrécir les débats,

» parce qu'ils voient comment leurs compatriotes partis de chez eux » pauvres sont devenus riches, faibles sont devenus tout puissants, » parce qu'ils voient ce que Ton peut faire quand on a de l'or à sa » disposition, parce que vous, conservateurs, vous avez fait du » Stock-Exchange une nouvelle Jérusalem et de Park-lane un nou- » veau mont Pisgah ! »

(Pari, clebates, vol. 133, p. 1149 et s.).

(') Pari debates, vol. 135, p. 1096.

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