DEUXIÈME PARTIE
les différentes sources étrangères au point de vue de leurs débits.
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a). Russes, Polonais et Roumains.
L'émigration russo-polonaise peut se caractériser d'un mot : c'est un exode juif .
Deux forces de nature opposée agissent ici dans le même sens : Tune chasse les juifs de leur pays d'origine, tandis que l'autre, comme un aimant puissant, les attire vers l'Angleterre.
LE MAL
Force expulsive.
Cette émigration trouve sa cause première dans la persécution et l'oppression politique qui sévissent contre les juifs en Russie et en Pologne (!).
Pendant ces soixante-dix dernières années, il y a toujours eu un courant plus ou moins marqué poussant vers l'Occident, en quête d'une terre plus hospitalière, ces misérables parias du pays russe, victimes d'une haine séculaire qu'une civilisation naissante n'a pas encore déracinée.
À son début cependant, le mouvement a des causes diverses et assez difficiles à définir. Les uns appréhendant l'avenir, fuient devant la tempête ; d'autres sont de vulgaires déserteurs prenant le large pour se soustraire aux obligations militaires; beaucoup enfin, possédant à un degré plus grand des qualités d'indépendance et d'initiative, préfèrent abandonner à tout jamais un pays où l'espoir d'améliorer leur sort est un vain rêve et chercher au dehors, pour leur activité, un champ plus vaste et plus productif.
Les mesures d'exception visant « le juif » ont toujours existé en Russie, mais, pendant le règne d'Alexandre II, leur sévérité s'était de beaucoup adoucie et la condition des juifs s'était progressivement améliorée.
Survient l'attentat de 1881, où le czar trouve une mort tragique.
L'administration russe classe les juifs parmi les « étrangers assujettis à l'Empire », au même titre que les Kirghiz de Sibérie, les Samoyèdes, les Nomades du Gouvernement de Stavropol, les Kalmuks d'Astrakhan, et les tribus orientales de la Mer Caspienne.