TROISIEME PARTIE
» nant pour la plupart à la religion israëlite. Rien ne » permet d'espérer ou de prévoir que, dans les cir- » constances actuelles, ce mouvement d'immigration » doive cesser ou même s'atténuer de lui-même.
» Ces étrangers ont une nature et un genre de vie à » part, bien distincts de ceux des indigènes, ce qui » n'est pas sans influer sur l'ensemble des habitants » et sur les intérêts nationaux (upon the native com- » munity and national interests).
» L'encombrement qui s'est produit dans certains » quartiers de Londres, et le déplacement consécutif » de la population indigène sont uniquement dus à la » présence d'étrangers trop nombreux.
» D'autre part, l'immigration a introduit -chez nous » un contingent important de criminels et d'autres » éléments contre lesquels les objections les plus jus- » tifiées ont été faites (most objectionable characters).
» Nous ne prétendons nullement qu'il soit néces- » saire de recourir à l'exclusion totale de ces étran- » gers ; il serait assurément regrettable et même » inadmissible de restreindre ou d'entraver par des tra- » casseries inutiles ou d'une application trop généra- » lisée le libre accès de notre pays. Mais, ces réserves » faites, nous sommes convaincus que, en ce qui con- » cerne certaines catégories d'immigrants et notam- » ment ceux qui arrivent de V Europe Orientale, il est » indispensable, tant dans V intérêt supérieur de VEtat » que dans celui de certaines localités, de soumettre » l'admission de ces étrangers à une réglementation » sérieuse, ce qui n'est que l'exercice du droit que » toute nation possède de contrôler l'entrée des étran- » gers sur son territoire.
LE REMÈDE
» Il y a lieu, à notre avis, de prendre telles mesures » qui conviennent pour éviter que notre pays ne sup- » porte désormais la présence des étrangers indésira- » bles et assurer, le cas échéant, leur expulsion et » rapatriation ».
La commission se déclarait en faveur d'une législation complète sur la matière et mettait en garde le législateur contre le système des demi-mesures.
« Nous croyons qu'il est du devoir de ceux qui vont » sans doute être appelés à opérer cette réforme indis- » pensable de ne pas oublier qu'il serait insuffisant » de reconstruire sur les anciennes bases, en se bor- » nant à modifier ou à compléter les pouvoirs actuels » du gouvernement. Il faut surtout travailler pour » l'avenir : les causes qui ont engendré jusqu'ici » l'immigration continueront à se manifester, comme » dans le passé, et, à moins d'être arrêté par un » remède efficace, par l'action combinée du législateur » et de l'administration, le mal étranger ne fera que » s'aggraver chaque année davantage » !
Cortime sanction de ces « considérants », le rapport formule, en genre de conclusions, une série de vœux destinés à inspirer la législation nouvelle.
Il demande :
1° Que l'immigration soit désormais soumise au contrôle de l'Etat, dans des limites qu'il conviendra de déterminer;
2° Qu'il soit établi un département d'immigration ayant une existence indépendante ou rattaché soit au Board of Trade, soit au Local Government Board;
3° Que des méthodes rajeunies soient employées pour l'élaboration des statistiques, que notamment