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b) SUPPURATION PROFONDE NON GYNÉCOLOGIQUE. — Sans parler à nouveau des affections gynécologiques, qui sont mentionnées par ailleurs, les grosses indications qui nous arrêteront ici sont les abcès de la plèvre et du poumon, au sujet desquels laccord semble unanime. 4 à 10 séances d’ondes courtes suffisent dans la grande majorité des cas à amener la guérison. La fièvre tombe et les signes radiologiques commencent à s’amender la plupart du temps après 4 à 5 séances. LIEBESNY estime que le traitement des suppurations pulmonaires et pleurales est une des plus intéressantes applications des ondes courtes. IL nous paraît, en effet, que la proportion d’échecs, est réellement infime (pas plus de 10 %) et que ce traitement doive constituer aujourd’hui la thérapeutique de fond des suppurations pulmonaires.
Déséquilibre endocrinien
C’est une des applications les plus curieuses des ondes courtes. Nous pouvons affirmer ceci : dans les cas d'insuffisance endocrinienne, lorsque l’examen au spectroréductomètre de FERRIER prouve que la glande n’est pas absolument inerte, on obtient en moyenne 7 fois sur 10 de remarquables résultats. Et ces résultats sont d'autant plus appréciables qu’ils sont dus à une sorte de rééducation de la glande, et non pas à une médication substitutrice, comme l’opothérapie qui, si elle combat les troubles, incite de
2e Dh
plus en plus la glande à la paresse puisque celle-ci n'est plus sollicitée par les besoins de l’organisme.
Observations
Voici quelques observations concernant quelquesunes des applications locales des ondes courtes que nous venons de passer en revue :
Sciatique :
M. J. P., 39 ans, souffre d’une sciatique rebelle depuis 3 mois. Il accuse une vive douleur de la région lombaire et fessière, décelable tout le long du trajet du nerf sciatique gauche. La marche est très difficile. Pas de signes vertébraux radiologiques. Traitement : séances longitudinales de 10 minutes à faible puissance. Après 3 séances, la douleur a disparu. Au bout de 7 séances, la marche est redevenue normale, ainsi que la tonicité musculaire, qui était fortement atténuée. Maintien de cet état pendant 5 mois. Le malade n’a pas été revu depuis (Observation personnelle).
Malade traité à Aix-les-Bains au cours d’une poussée très aiguë de sciatique, et dont les douleurs étaient tellement vives, que l’examen clinique était impossible. Il a été amené en brancard. Sa manipulation étant impossible, on a simplement placé une électrode sous le brancard, et l’autre au niveau de la cuisse, en dessus. Le malade n’a rien ressenti au cours de l’application, mais le voyage de retour a été moins pénible, et au cours de la nuit suivante, il a pu
dormir, ce qui ne lui était pas arrivé depuis une semaine, malgré les injections de morphine ou de pantopon (Observation Saidman).
Fissure anale :
Mme R. M. 48 ans, souffre depuis 2 ans d’une fissure anale qui n’a jamais été cicatrisée depuis, malgré les traitements essayés. Traitement : séances de 15 minutes en applications locales d’abord tous les jours, puis tous les deux jours. Guérison en 10 séances (Observation personnelle).
Salpingo-ovarite :
Mme J. C., 28 ans. Souffre depuis ses dernières couches (10 mois) de douleurs dans le bas-ventre. Les règles sont irrégulières, tantôt en avance, tantôt en retard, souvent très prolongées, et provoquent, en commençant et en finissant, des douleurs qui l’obligent à garder le lit. Les douleurs sont localisées dans le côté droit avec irradiation aux lombes et à la cuisse du même côté. Les crises douloureuses s’accompagnent de fièvre, et même pendant les périodes de rémission, la température est, le soir, en légère augmentation sur la normale. La palpation, délicate en raison des douleurs qu’elle réveille, révèle une tuméfaction du Douglas droit. Les recherches bactériologiques ne montrent pas de B. de Neisser. Le médecin traitant et le chirurgien consultant sont tous deux d’avis d'opérer. La malade nous est amenée par une parente, traitée par nous l’année précédente ; on fait une série de 10 séances de 3 minutes chacune. Recrudescence légère, pendant les 4 pre-
mières. Dès la cinquième séance, très sensible amélioration. A la dixième, diminution importante de la tumeur et cessation de la douleur spontanée. On suspend le traitement pendant 8 jours, puis on fait une nouvelle série de 10 séances. Le progrès s’accentue de telle façon, qu’à la fin de cette série, la palpation ne révèle plus la moindre tuméfaction, et que la malade ne souffre plus, même à l’examen. Elle a pu reprendre son travail de dactylo 10 jours après. Revue 6 mois après, la guérison s’est parfaitement maintenue (Observation personnelle).
Artériosclérose :
M. H. B. 65 ans. Souffre depuis 10 ans d’artériosclérose. Maux de tête à peu près permanents avec paroxysme, bourdonnements d’oreilles et vertiges. Il signale une insomnie rebelle. Refroidissement des extrémités. Traité depuis 8 ans, il n’a jamais vu sa maxima descendre au-dessous de 20 au Pachon, et sa minima au-dessus de 14. Vient nous consulter au moment où des troubles de la vue sont venus se surajouter aux symptômes antérieurs. Sa tension est à ce moment 23 1/2-13. Après 15 jours de traitement à raison d’une séance de 30 minutes tous les deux jours, la tension est devenue 18 1/2-10. Les maux de tête, les vertiges et les insomnies ont disparu. Cet état de choses s’est maintenu pendant 6 mois, au bout desquels la tension était remontée à 20-11. Remis en traitement, elle est redescendue à 18-10 et s’y maintient depuis (8 mois) (Observation personnelle).
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Angine de poitrine :
M. M. D. 51 ans. Souffre d’angine de poitrine depuis deux ans, avec crises aiguës au moindre effort. Pas de signe à l’auscultation. Au moment où il vient nous consulter, les crises surviennent presque journellement, à l’occasion du moindre déplacement. Le malade se traite à la trinitrine. Traiïtement : une séance d’une demi-heure tous les jours pendant 12 jours. Après 8 séances, aucune crise ne survient plus, le malade marche sans inconvénient, et peut reprendre son métier de coutelier. Revu chaque mois, cet état se maintient actuellement depuis 8 mois, avec seulement quelques crises très légères, à intervalles très espacés (plusieurs semaines) (O0bservation personnelle).