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P, : prix de l’année pour laquelle l'indice est calculé;
Po : prix de l’année de base;
g: quantité utilisée pour la pondération de l'indice de
l’année pour laquelle il est calculé;
g: quantité utilisée pour la pondération de l'indice de
l’année de base.
Ces calculs sont très savants et très ingénieux. Leur élaboration donne toutes les garanties scientifiques, mais ils doivent être absolument écartés pour le calcul d’un indice monétaire, car ils reposent, à notre avis, sur un principe erroné. L'indice monétaire devrait d'ailleurs tenir compte des points suivants :
a) la vitesse de circulation de la monnaie, qui a une grosse influence sur les prix;
b) la substitution à la monnaie d’autres moyens de paiement (chèques, comptes courants), et le développement du crédit;
c) les causes spécifiques générales affectant l’ensemble des articles incorporés ou quelques-uns d’entre eux.
Irving Fisher a essayé de tenir compte de tous ces facteurs, et croyait avoir résolu la question par une formule finale. Cependant, aussitôt que son livre parut, surgirent de nombreuses critiques, parmi lesquelles celles de Udny Yule.
Nous conclurons qu’il n’existe pas d’indice monétaire parfait; que les indices monétaires pondérés, comme ceux de Fisher, et du Bulletin quotidien de la Société d'Etudes et d’Informations économiques devraient être rejetés à ce titre;
Que, d’autre part, la différence est minime entre les indices simples et les indices pondérés calculés suivant les diverses formules de moyennes. Cette différence place les maxima et les minima des courbes à des niveaux plus
où moins élevés, mais qui ne sont guère séparés que par des intervalles de 5 à 7 % de la valeur de l'indice. En tout cas, les changements de direction de ces indices, qui lui donnent sa principale signification, se produisent presque toujours dans le même sens;
Qu il est impossible de tenir compte, d’une façon assez précise, de toutes les influences agissant sur le pouvoir d'achat de la monnaie, et que l'indice, pour toutes ces raisons, ne peut être qu'approximatif;
Que l’on ne peut pas espérer débarrasser tous les indices exprimés en francs des perturbations que leur apportent ces variations du pouvoir d’achat du franc pris comme unité, d'abord en raison de l’imperfection de leur indice, ensuite à cause des hausses spécifiques des marchandises incorporées, et que les courbes du prix de l’or ou du dollar seront une meilleure mesure de ces variations; |
Que, dans ces conditions, il vaut bien mieux se contenter de la formule la plus simple, c’est-à-dire de la moyenne arithmétique non pondérée des rapports des prix actuels à ceux d’une période de base assez longue et assez stable. C’est sous cette forme que paraît l'indice de la Statistique générale de la France, calculé sur 45 marchandises : 20 denrées alimentaires et 25 matières industrielles. Un indice séparé est calculé pour les deux catégories d'articles.
Indices budgétaires.
Ces indices sont destinés à calculer le coût de la vie d’après les prix de détail. Ils doivent évidemment être pondérés proportionnellement aux quantités des articles entrant dans la composition du budget étudié. Il serait inexact, par exemple, de donner autant de poids au tabac ou au sucre qu'au pain ou à la viande de boucherie. Le budget sera un
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budget-type; la nomenclature des articles sera prise en confrontant un grand nombre de ces budgets pour les diverses classes sociales, mais l'indice le plus représentatif sera basé sur un budget ouvrier, parce que c’est lui qui contient le moins de dépenses de luxe, dont les prix ont des cours plus capricieux que les autres marchandises, et dont la composition varie bien davantage que celle des dépenses de première nécessité. La composition variera encore avec les pays, les besoins n'étant pas partout abso- Jlument les mêmes.
Ces indices doivent tenir compte du changement des « niveaux de vie » (standard of life). Les inventions, qui créent de nouveaux besoins, la.loi de substitution d’un produit à un autre pour satisfaire le même besoin, ou même de substitution d’un besoin à un autre, modifient par des changements insensibles, mais incessants, la composition du budget-type, et cela, précisément, d’après les changements de prix exprimés par l'indice, qui, par conséquent, ne reste jamais homogène.
Notre conclusion sera analogue à celle que nous avons formulée pour les indices monétaires : L'indice budgétaire n'a qu'une valeur approximative et comparative. Il lui est impossible de découvrir et de suivre les changements des niveaux de vie; il doit se contenter de suivre le cours d'un certain nombre d’articles, toujours les mêmes, consommés par les consommateurs de toutes catégories dans des proportions assez voisines. La simplicité sera toujours son principal mérite.
Applications.
Commission des crises.
a) Mouvement général des prix: (a. matières premières: h. produits alimentaires; c. ensemble);
EN. Pere
b) Cours de la fonte (plutôt dans le souci d'en mesurer la production).
Etude de M. Julin.
. M. Julin a dû renoncer à utiliser les indices des prix, faute de données suffisantes.
Comité Harvard.
1° Indice mensuel des prix de gros. C'est l'indice de Bradstreet’s. Chiffres révisés;
2° Indice du Bureau of Labor (ajouté en avril 4919). Source : le Federal Reserve Bulletin, et la Labor Review.
Comité de Londres et Cambridge.
4° Prix de gros
a) Indice du Board of Trade. 150 articles de nature très différente. Source : The Board of Trade Journal. Base 1913. Moyenne géométrique des prix de gros. Indice mensuel divisé en > groupes d'importance à peu près égale. Indice pondéré d’après la valeur approximative totale de la production de chaque groupe, en y introduisant un nombre d'articles proportionné à cette production. Ainsi, le charbon est représenté par 10 séries, le cuivre par 4, le zinc par une seule. Leur influence varie donc, dit le Comité anglais, suivant leur signification économique (economic significance). Cet indice mérite la critique adressée aux indices pondérés;
b) Indices du Board of Trade pour les matières alimentaires et pour les autres articles. Indices séparés. Construction analogue à celle de l’indice général;
c) Indice du Statist : 1° pour les matières alimentaires; 2° pour les matières premières. Le Statist a continué les indices construits par Augustus Sauerbeck depuis le milieu du xx° siècle. L'indice de l’Economist n’est pas reproduit. Il'a été trouvé assez analogue à celui du Stalist. Il comprend
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19 produits alimentaires et 26 matières premières, en pourcentages de leur prix en 1913, puis la moyenne arithméti- que de ces deux groupes. Il est pondéré.
Tous ces chiffres sont publiés dans le Bulletin de la Statislique générale de la France.
2° Prix de détail :
a) Indice du coût de la vie du Ministry of Labour. Moyenne des prix dans les petites et dans les grandes villes. Pourcentages du prix de 1914, pondérés suivant les proportions suivantes : nourriture : 7,5; loyer : 2; vêtements : 1,5; chauftage et éclairage : 1; divers : 0,5. (On a utilisé les éléments d’une étude faite en 1904 par le Board of Trade sur 2.000 budgets ouvriers); .
b) Indice des matières alimentaires du Ministry of Labour, partie de l’indice ci-dessus; pondéré.
Institut de Statistique de Paris.
1° Prix de gros :
a) Indice général des prix de gros de la Statistique générale de la France;
b) Indice général des prix de gros en Angleterre, pour tenir compte de la parité du pouvoir d'achat. C’est l’indice du Statist exprimé en francs, au taux du change pour le mois correspondant. La différence entre a) et b) indique le montant et le sens de la prime réelle d'échange;
c) Mouvement du prix de 6 matières textiles;
d) Mouvement des prix des matières industrielles;
e) Mouvement des prix de la houille et des métaux;
f) Mouvement des prix des matières alimentaires;
Ces indices sont ceux de la Statistique générale de la France.
2° Prix de détail :
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cvement des prix de détail à Paris (pour 13 denrées);
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b) Mouvements des prix de détail dans les départements (indices trimestriels) :
c) Mouvement du coût de la vie à Paris (indice trimestriel).
Ce sont les indices de la Statistique générale de la France. Les indices du coût de la vie sont calculés dans chaque région par des commissions paritaires spéciales, instituées en 1920, et qui n'offrent pas toujours toutes les garanties de compétence et d’impartialité. Une lettre, adressée par la Confédération générale de la Production française à M. Poincaré, a insisté sur le caractère peu scientifique de leurs recherches.
Société d'Etudes et d'Informations économiques. — Cette Société insère dans son bulletin un indice pondéré des prix. La pondération donne une importance égale aux marchandises agricoles et industrielles, et se base sur la quantité moyenne annuelle consommée par la population indigène. L'indice essaie de tenir compte de l’augmentation générale des prix, calculée par l’augmentation des tarifs de transports, ce qui constitue une mauvaise base, ces transports n'ayant pas subi le mouvement général des prix. M. Dugé de Bernonville a critiqué cet indice; on peut lui faire les reproches adressés aux indices pondérés.