‹ Les Indices du Mouvement Général des Affaires (Étude de quelques tentatives récentes)Chapitre 43 sur 53 · COMPARAISON DES MOUVEMENTS ECONOMIQUES LA COVARIATION · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES MOUVEMENTS ECONOMIQUES LA COVARIATION

Condition. — Le rapprochement des diagrammes et leur comparaison sont l'opération essentielle de notre étude. Bien entendu, à défaut de règles de construction uniforme, cette comparaison n’a aucune valeur; de même ne faut-il point comparer un diagramme de succession avec un diagramme de distribution : ils sont de nature différente.

Aussi la comparaison ne sera-t-elle pratiquement réalisable que si elle porte sur des diagrammes construits sur les mêmes échelles et suivant les mêmes méthodes.

Mode opératoire. — Elle s’effectuera ainsi : les courbes seront placées l’une au-dessous de l’autre (leur disposition sur des planches mobiles, comme celles de l’Institut de Statistique de Paris, facilitera leur rapprochement) et leurs mouvements relatifs seront analysés et mesurés.

Le Comité Harvard a facilité cette analyse en construisant ses diagrammes sur de la toile d'architecte et en les superposant sur une boîte lumineuse avec couvercle de verre. Les diverses courbes apparaissaient par transparence et il était facile de modifier leur position relative’ en les faisant mouvoir suivant l’axe des abscisses ou l’axe des ordonnées.

Degré de ressemblance. — Le degré de relation entre deux courbes A et B pourra être classifié en trois catégories théoriques. (Planche VID.

a) Concordance parfaite. — Elle se traduira par un parallélisme de la courbe B à la courbe A, de telle sorte qu’en déplaçant l’une d’elles parallèlement à l’axe des ordonnées on pourrait les faire coïncider. Les mouvements de ces deux courbes seront donc concomitants. Ce sera un exemple de concordance parfaite directe.

Nous appellerons concordance parfaite inverse le cas où deux courbes A et B sont antiparallèles. Dans ce cas, l’une varie toujours en raison inverse de l’autre et suivant les mêmes proportions. Il suffirait de lui faire accomplir une demi-révolution autour de i’axe des abscisses pour qu elle devienne parallèle à l’autre, ce qui nous ramènerait au premier Cas.

b) Discordancé parfaite. — Dans ce cas aucun rapprochement ne peut être établi entre les courbes A et B. Gette discordance peut se ramener à deux types principaux : a) la courbe À ne variant pas, la courbe B varie; b) la courbe B est successivement parallèle et antiparallèle à la courbe A.

c) Concordance partielle. — Ici, sans pouvoir ramener la ressemblance des deux courbes à l’un des types ci-dessus, nous observons quand même une certaine analogie de B par rapport à A. Ce cas sera de beaucoup le plus fréquent. On peut même considérer les deux autres cas comme purement théoriques. Le milieu économique est si enchevêtré qu'il est à peu près impossible de trouver un phénomène qui ne réagisse pas sur d'autres, ou qui ne subisse pas avec un autre des influences communes; il y aura donc toujours concordance. Par contre, la nature ou les circonstances de chaque fait n'étant jamais les mêmes, cette concordance ne sera que relative,

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