‹ Les Indiens des États-Unis (volume 3)Chapitre 2 sur 5 · SIX · texte numérisé non relu

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(0 I. Reg. XIX.

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tuels ou linéaires , les puissances supérieures ineffables^ les herbes et les pierres, la matière; les animaux qu'on sacrifie , la vie en nous , mais l'animal dépourvu de raison : c'est-à-dire , les sens , les désirs , les passions , les actions , tout ce dont on doit faire sacrifice à la Divinité.

N°. 2,3, offrent un nouvel exemple de ces figures humaines exprimant , de même que dans le code mexicain , le précepte de l'action qu'elles représentent. Dans la nudité d'un esprit pur , et d'un récipiendaire dans les mystères , la tête couverte et le cou orné du collier des ancêtres , elle repose assise sur le cube de la droiture , et médite , dans les caractères d'un rouleau , toutes les œuvres du Seigneur , les ouvrages de ses mains CO. Us sont désignés, dans la ligne en haut y et dans celle en bas , par les degrés ou échelles , et par les faisceaux de nceuds que nous verrons figurer les deux ordres de caractères qui dérivent de ces koua et lo-^xu égyptiens , représentant les choses célestes et terrestres. Nous reconnoîtrons leurs clefs générales dans la ligne perpendiculaire s'élevant sur une horizontale en image de l'ascension , et dans ces lignes doublées qui , à la partie supérieure du rouleau , environnent l'aigle du Seigneur. Le faisceau de l'inférieure est suivi du caractère du bois tel que l'ancien chinois, désirant lê consacré,

CO Pf. cxLiu. 5f

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qui est séparé pour quelqu'un , le sien ; d'un autre caractère ayant l'apparence d'une double table de la loi , mais qui est une modification da carré oblong, symbole de la terre, laquelle est l'expri&s* sion et l'efifet de la justice divine ; de Pœuf enfin ou l'ellipse , caractère du nombre et de la mesure. £n rapprochant ce monument de quelques variantes dans Montfaucon et ailleurs , on voit que l'ensemble des cai^cteres du y^lume écrit du li^re , présente l'idée générale des choses intellectnelles et créées , avec celle du système de leurs doubles «ignés qu'il faut étudier les unes par les autres y en reconnoissant le Seigneur qui a éleyéses degrés dans le ciel , et qui a fondé ses nœuds sur la ter^ re ^0, en observant rëgk et mesure. Car ces qœuds sont les liens de toittes les ceuvres qui sont faites dans le monde extérieur; ces Hens par les^ quels les Indiens désignent la forme ; et ce qui est formé oufait^^^. C'est une expression aussi ancienne que prophétique , et une allusion que font également Amos , Isaîe et le Psalmiste ^^ , au système primitif de signes qui, représentant les œuvres de Dieaet de l'honsme , étoient em^oyé^dans les affaires de la société et dans des abus que le der-

CO Amos , iz. 6.

(0 Oapnek'hat.

O Jsaïe, xzTxa. lo— i3. Ps. lziv. 6 — 9. cxzxiz. 3—6.

DES UIÉAOGLIPHES. i5

nier relevé. Cette double application d*uae même image à Dieu et aux hommes , est celle que &iaoient les Egyptiens de tous leurs symboles communs du haut et du bas^ et qui constitue la pIûlosophie symbolique par laquelle ils montoîent de la terre au ciel , comme les élevés de l'école pythagoricienne recevant cette triple explication des mêmes symboles dont nous av<ms déjà parlé , et à laquelle ce monument s'offi-e de lui-même. Car les caractères du rouleau sont aussi propres à rap* peler l'être pur et juste , par les bases de la science et de l'écriture , son obligation et son espoir de remonter au Seigneur par les quatre degrés de l'initiation et par le cinquième , par toutes se& œuvres contemplées : en gardant le lien sacré des statuts des premiers peres^ • N°. 4* ^^ homme pur, couronné de myrte »

et revêtu du costume du pèlerinage du ciel , dan& lequel il est représenté portant une flenr de lotu& qui se relève : Que ma fleur se relève ! Floa meus resurgat adhuc! Comme il la tient des deux mains^ â la possède, elle est sieime.

PI. VII. I. Un enfant mâle nù, indiquant qu'il a soif, et une jeune fille vêtue , qui paroissent man^ ger ensemble dans un plat de la formte d'un carac-* tère conmiun du ciel et de la terre , que la dernière propose au premier , forment le tableau mys* tique d'un festin de l'Amour et de Psyché^ de

i6 DE t'ÉTUDE

Tesprit et de Pâme entratnant son époux, comme faisoit Eve.

N^. 2. Apis porté sur un brancard , est le même avis de la langue d'action que présentoit ce sym-* bole de Dieu exalté parmi les peuples dans le^ processions.

PI. VIII, N°. 2. Harpocrate portant à Toreille un symbole de la force , soit la corne , soit une boucle de cheveux , dont la valeur de force est connue par celle de iSamson.

N°. 3 , nous a paru exprimer le précepte de garder ce puits de sagesse, bain de Minerve, que célèbrent les Orientaux et Callimaque , et qui a pu donner lieu à la figure prophétique reprochant aux Israélites d'abandonner la source d'eau vive , pour adorer des citernes. C'est une image qu'Ori* gênes CO a empruntée des mystères pour l'appliquer, comme tant d'autpres, à la doctrine chrétienne , en remplaçant la sagesse par le Saint-Esprit , auquel des sectaires l'ont substituée à leur tour.

PI. IX , N°. 3. Base de scarabée , portant le soleil et Je croissant au*^essu$ d'un bâton pastoral , une corne, ou bonnet et un couteau : l'Éternel , le clément , le puissant et le juste ; Isis , Arouer , Osiris: Jao. Nous savons déjà que deux de ces

(0 Si qnia wrTaverit lavacram Spiritâs sancù , iste ia i«ftUETectioae prim« parti conserratur.

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Symboles figurent également le créateur et le conservateur, que représentent le couteau et le harpon tracés seuls dans une pierre grayée de Gorlée. P. i,N^ 21 3.

r^°. 4- Amulette chargé , d'un côté , de l'image du ciel , du prophète de Dieu en marche , qui l'an-tionce au son de la trompette. L'autre côté porte , avec les deux lignes qui dénotent le Seigneur , le gardien à tête de chien , et l'œil aussi gardien autour d'un beth samaritain désignant la voie de la vie , l'entrée et la sortie , et plus bas , un adorant avec le caractère linéaire de l'hoomie. C'est le vœu : Que le ministre du Seigneur garde les voies, l'entrée et la sortie de l'homme qui l'adore.

PL XVI , N**. 2. Cynocéphale assis dans l'angle des peuples. Couvert d'un chaperon à divisions nombreuses, il soutient de la tête le soleil et la lune ; et de la isain , une table d'inscription qui répète le sens de la figure même représentant tous les peuples de la terre qui exaltent l'Éternel , et qui Imient «on saint nom.

PI. XVII , 12. Tube d'eaif décoré de la tête du lion gardien qui ne Aort point;, de l'esprit du feu qui garde les eaux de purification coulant dans leur lit : symbole dont le temple de Tentyris fera sentir la valeur.

N^. 3. Un homme dans l'attitude et le costume d'un garde , ou un esprit gardien monté sur une

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barque, paroit exprimer le vœu d'être bien gàrii au passage des eaux dans cette vie pour l'autre.

PI. XVIII, I. Cylindre persan, oii le ciel et la terre célèbrent le Seigneur , comme dans les exemples déjà cités. Des caractères particuliers, linéaires et géométriques , accompagnent ces symboles , et ceux du N^. suivant. Nous suspendrons l'explica* tion de la colonne-autel qui occupe la xix«. planche*

PI. XXI suiv. Pièce de toile ayant servi à couvrir une momie , et devant présenter , par conséquent, les œuvres ou les prières que l'ancienne doctrine fait servir de vétemens aux morts passant à l'autre vie pour être }ugés selon leurs œuvres et leur piété. La disposition des figures telle que dans les diagrammes des Ophites divisés en deux parties , dont la supérieure contenoit différentes images , cercles et noms , et l'inférieure , les invocations des esprits représentés , comme les archanges , par les symboles de lion , de bœuf, de serpent, d'aigle, d'ours et d'âne CO- d'antres détails , communs avec cette espèce de catéchisme d'initiatioil , rendent probable que le texte du ti|arnuscrit ne contient de même que des formules

CO Mosheim, flUl. des Opbites, p. 8i. suiv. et set notes sur Origènes conir. Celsom. On donne au septième archange la t^te de chien. Le» astrologues figurent les sept planètes par Tâne, l'aigle, le loup, le lion, la cojkooibe, le serpent et le boeuf.

DES klÉftOGLYPHËS. tg

d'invocation adressées aux cbefs des astres par lesquels les ioaies des défunts étoient censées re* tourner au sein de la Divinité. Ces chefs présidant également aux divisions' du ciel et du temps produites par le cours des astfes, on saisit £sicile-i ment le sens des douze divisions du texte terminé par deux serpens représentatifs des dieux conmie de l'année et du temps , par une enceinte de même valeur y par trois cruches renversées, et par douze carrières ou périodes diversement tracées. Tous ces détails , qui seront édaircis par le papyrus qu'a publié M. Cadet , rappellent les principes supérieurs coi'respondant aux inférieurs qui président à l'année^ aux trois saisons et aux mois y mais ne peuvent pas autoriser l'opinion singuHëre qu'on auroit couvert les coi'ps des morts d'un calendrier. Nous avons cru deviner , mais sans tenter de le déchijSrer, le tette , composé des caractères de Fal* phabet du monument de Rosette , et de celui qu'on a cru pouvoir former des autres, soit symboles ^ aoît hiéroglyphes linéaires semblables aux chiffres arabes , qui n^oni été d'abord que des lettres désignant les nombres, comme chez la plupart des 'anciens peuples ^0. Peut-être sont-ce des lettres hiératiques , ou l'alphabet d'un nome qui , dç

(0 Oa prétend qu'ils ont cerri de lettres aux Scythesi qui }ea auroient reçus des Égyptiens.

ao DE L'ÉTUDE

même que celui d'Oxirinchus ^0 , ou de méine que )es différens rois d'Egypte , suivant les Arabes ^O, en a pu avoir un particulier, toujours emprunté des caractères sacres , qui ont été appliqués à la représentation des choses ayant des noms monosyllabiques , et ensuite de ces syllabes des consonnes et des voyelles. Le vrai modèle de la cabale des Hébreux n'est autre vraisemblablement que récriture hiératique d'Egypte , oii les sons assignés aux caractères auroient été considérés conmie un simple moyen de les énoncer , et les mots qu'ils forment indépendamment des valeurs infinies qui leur étant distribuées par les dix séphiroth , nombres ou catégories , embrassoient par conséquent toute chose sensible et intellectuelle. Il paroit même que les sons indépendans , de la sorte , des valeurs , sont assignés aux caractères de cette pièce par une manière d'alphabet qui, à la xxvc planche, est placé dans une colonne verticale au bord du tableau , et à la tête du texte ; de la même manière que les Juifs assurent qu'un alphabet fut gravé sur les tables des lois le long du bord, afin d'instruire Moïse et le peuple de la manière de lire le décalogue. On y voit du moins une suite d'iiiéroglyphes formant un texte, conune le fait l'alphabet hébreu , suivant saint Jérôme , et qui ne sont pas

(0 Palladias , qai en attribae la connoissance àOrigènes. 0) Ibn Vaschija,

DES HIÉROGLYPHES. ai

moins (les lettres alphabétiques connues pour la plupart , dont le nombre est celui des caractères d'anciei)s alphabets, et qui commencent par les premières lettres phéniciennes. On conçoit qu'une suite de signes dont les sons auroient été déterminés par leurs valeurs , ait pu servir d'une manière analogue à la chinoise , à fixer la lecture de tous les autres signes des choses , suivant leurs places dans le système symbolique , correspondant à celles des lettres dans un alphabet. Par un tel arrangement , propre à éclaircir l'origine de l'alphabet et de la cabale , la valeur de tous les signes des choses passa au petit nombre de signes de sons qui déterminent le ton des premiers.

Parmi les monumens dits étrusques, la figure de femme , par laquelle on désignoit l'année et le monde CO, semble représenter, à la xxviiie. planche , N°. I , les jours et les puissances au même nombre , par les ronds significatifs ou commémoratifs moyennant leur nombre , qui sont distribués sur le devant et le derrière de son habillement. Car c'est de la même manière que les pierres précieuses et les sonnettes dans l'habit du grand-prétre de Jérusalem C») , et des petites, boules sur les mais des daphnéphories , figuroient les astres et l'année , dont le dieu Janus étoit désigné par les notés du

(0 Horap. I. 3.

(0 Clem. Alex. Strom. y.

»i DE L'ÉTUDE

nombre de ses jours qu'il portoit sur les mains C'). PI. XXIV. 1. Vaise portant le tableau d'un homme nu agenouillé , qui présente la colonne de gloire à une image divine posée sur une base , et qui tient râne lié derrière ses, épaules i Celui qui invoque le nom du Seigneur se détourne du mal. Les détails des symboles développent le résumé de la doctrine religieuse , en définissant la divinité comme ado« rée et adorable , ou bien comnoie pieuse avec le pieux (O , puisqu'elle est aussi à genoux; et comme créateur et conservateur, ou nourricier, pni»v qu'elle réunit le sein d'une femme à un membre viril qui est le couteau formateur. Sa tête décèle l'idée effrayante que des sectes anciennes avoient du créateur de ce bas-monde , ou du moins de la création, conmsie un acte de justice correctionnelle. L'ensemble de l'image forme un nom correspondant à celui que d'autres expressions de la même sentence portent enfermé dans un ovale sur nne ligne droite , qu'on sait déjà avoir la même signification de Seigneur que la base de l'idole , et lea bases des images antiques en général figurant le Seigneur, ]^ dame , la reine , dont la statue exprime le nom. L'âne , son attitude et sa place figurent, avec l'arbre sec derrière lui, le vice et la chair domptés , liés , rejetés derrière le dos , que

(0 Photiiu. Macrob. Pliu. xzxiv. 7.

(0 P«. xYiii. a6.

DES HIÉROGLYPHES. aS

Taclorateur lui tourne : le tout conformément aux e:xpressions de la langue sacrée. La colonne , semblable à celles qu'on voit présenter à la Divinité sur des obélisques, et à des colonnes portatives couvertes d'hiéroglyphes , que nous eitaminerons dans la suite, indique l'usage de ces monumens, sur lesquels on récitoit les hymnes et lé3 invoca-* tions devant les images divines. Quelle que soit l'origine de ce vase , il porte des symboles égyp* tiens répandus partout avec le culte isiaque.

> PL XXXII. Autre vase chargé d'un tableau égyp tien encore plus familier. C'est celui de la prière pour les morts , adressée au soleil et aux dieux , qui sont figurés par le disque et des ronds au nombre des vingt-six membres d'Osiris. Le geste du pnaût semble exprimer la demande pour la ré« ception du défunt; tandis que le serpent-cheval, de l'autre coté du vase , figure les dieux sollicités de le transporter, le cheval étant entre autres le CJEtractère d'un vaisseau de* transport. Ces vases de psaume , trouvés dans des tombeaux , y accompagmâent les morts. C'est ainsi que les canopes et autres vases, même du genre de ceux qu'on appelle étrusques , sont déposés dans les tombeaux égyp^ tiens. On peut juger par-^là du sens de la plupart de leurs emblèmes communs aux hiéroglyphes, des thyrses, des tableaux de danse., etc., ainsi que des corps humains nus, si légers et fluets,

d'après un prétendu style étrusque , mais qui sont tels que les mânes sont définis par leur nom faé-^ braïque CO, ou qu'ils étoient requis pour les âmes , afin que leur partie divine ne fût pas opprimée et a/Higée par la partie mortelle. Ce sont là les propres expressions de Plutarque à ce sujet ^*). Nous retrouverons sur un temple d'Egypte l'original du tableau de vase N**. i . PL xxxvi.

PI. Lviii. I. Figure rouGiaine ou gauloise d'un bomme à la tête barbue de Jupiter, appuyée sur une haéte, et tenant d'une main le vase de baume par lequel le Seigneur bénit.

PI. Lxvi. 2. Le nom immortel de l'étemel Seigneur, le clément et le juste, eu le bienfaisant, le défenseur qui bénit et conserve , figuré par la corne d'abondance et la foudre , au lieu du soleil et du boulevard : ce qui revient à la triade péruvienne du Dieu suprême du soleil et de la foudre ^^X Surmontant le mal, il est environné des puissances célestes, des planètes et des astres des deux hémisphères , que représentent les têtes de Castor et PoUux. L'autel placé au bas d'une de ces têtes, et la plume avec

(0 Rephaim de Rafas , flaccidas fuit. T. Jenaisch. Litt. ZeiL n«. 34. i3 février 1806.

(0 De Is. et Os. c. 4* On peut voir d'autres symboles égyptiens sur des monuniens e'trusqaes^ dans Dempster, Eiruria Regalis. Tab. 19. a6. 35. Sg. 47* 63. OS, 77. 78. 88. Zoega , 1. c. p. 617.

iy> Acosta, Hist. Ind. 1. y. c. 4-

DES HIÉROGLYPHES. aS

Fœuf au has de l'autre , semblent ajouter au nom victorieux et adoré les deux préceptes généraux ■ des mystères, qui comprennent les devoirs envers Dieu et les hommes : Vénérez les dieux et hono^ rez les parens : précepte que le Hiao-King chinois explique en plaçant la perfection de Tohéissance filiale dans la vénération des parens , qui est par- £ute lorsqu'elle est jointe à la vénération de Dieu.

PL Lxxi. 3. Chien, Mercuri: ou nom de Mercure en deux langues , et par une des pièces justificatives de la valeur des ^mholes.

PI. Lxxxii. 3. Mercure en course , tenant la pa-* tere dans la msin : les cieux Fadorent; comme dans les pierres gravées.

T. II. PI. II. N**. I, Femme ou nymphe vêtue, âme incorporée, dans l'attitude d'un garde qui exprimée le terme garder, et portant un vase sur la tête couverte du voile religieux : image qui est une doctrine , comme dit Plutarque de celle d'Harpocrate , et le précepte : garde ton vase en sainteté. Son hahit de lin ^n, collé au corps comme celui des lévites et des prêtres de Poulon CO , ajoute à ce sens en désignant que le corps léger aérien , qu'il falloit conserver en pureté , est aussi peu matériel que possible.

N^. 2. Enfant et homme par lesquels une ins-

CO Ile à dix OU douze lieues nord du Nicobar.

a5 DE L'ÉTUDE

cription de temples ^0 s'adresse à tous , petits et grands , à ceux qui entrent dans la vie et en sortent* Ils sont ici rappelés de la mort, et exhortés à la piété par le même symbole de" souris qui j exhortoit sur la main de la statue de Sét}ios, sui» vant Hérodote , confirmé par le monument , T. iv. PL X. N**. 3 de ce même recueil de Caylus.

IN". 3. Vase dans lequel on brûloit le parfum de même valeur que les hymnes orphiques de ce titre , remplacés ici et ailleurs par le vas^.

PI. III. ]S*. I. Ammon en attitude de garde:

Garde-moi , ô Dieu fort ! comme au Ps. xvi. i : • explication applicable à toutes les images divines dans la même attitude.

PL IV. 2. Feuille d'or trouvée sur l'estomac d'une momie , oii l'on a aussi trouvé un feuillet d'argent publié par M. Denon , semblable kces lames dont les Juifs et autres ont couvert les parties stigmatisées des morts , ou qu'ils ont insérées dans leur bouche et sous ja langue , en les marquant du nom d'un démon ou de Jehovah. Par un malentendu ordinaire des synjjoles, cela .s'est pratiqué afin de ressusciter immédiatiement le mort ^*X L'accomplissement plus éloigné de ce vœu est annoncé dans les Proverbes xi. 28 , par l'image de la feuille

. (]) Clem. AKx. Sirom. v. 7. de ïs. cl Os. p. 436.

(0 Prudence, hymne de saint Romain; Basnagc, \: c. p. S5o.]Sot€Ssur Fliilosuatc, p.go^). ^yitsilts, 1. g. p. ia6.

toujours verte qui l'exprime ici peut-être. La valeur de paroles que les feuilles ont en songe; la feuille de figuier figurant le vœu pour un heureux voyage , ainsi que l'abreuvement de tous et lé roi du midi CO , ce refrîgerhan et ce roi que flous recevons dans le temps de la résurrectioil , suivant une expression de;s CommenWres d'Origënes sur Job; la feuille d'if imprimée sur le corps des ini* tiës dans les mystères de Bacchus; celles dont on les couronnoit;. d'autres usages, pareils servent à éclairçir ce petit monument , qu'on a eu tort de prendre pour la pièce de monnoie destinée à Ca?ron , qui , en Egypte , étoit un nautonier réel , et qui auroit été frustré de son salaire si les morts l'eussent emporté avec eux.

PL VI. N^. I, pàroît être la nature rqui adore et toute la terre qui se prosterne devant lès voies ineffables du trës-saint , lllternel : tableau rendu par l'image à tête de chat , le cynocéphale prosterné , le limaçon et deux fois trois sphères.

N^. 3. Fleur entre deux canopes : Qu'il refleurisse entre les sources des êtres.

PL VIII. I. 2. L'attitude préliminaire des Mahométaas en prière , lorsqu'ils prononcent le nom du Dieu très-haut : Il n'y a point de Dieu , sinon Dieu ;les hommages sont pour Dieu. Elle exprime quelque formule pareille attachée à cette attitude.

CO De Is. Cl Os.

3o DE L'ÉTUDE.

s'écarter Je la voie publique et s'aLstenîr Au mal pour se préparer à bien faire , ont donc porté sur eux, comme des sceaux de Dieu à qui ils s'étoient ' attachés , ces scarabées dont la base ftguroit ia base de Dieu.

PI. X. 3. Soleil, liine j oeil auquel est attaché le bâton pastoral : Que TÉtemel te garde et te conserve.

PI. xxiY. I. 2. 3* Image de toute la terre qui f:élëbre le Seigneur.

PL XXX. Le couvercle d*un vase représentant , comme un autre vase égyptien , un adorateur, indique à quel acte du culte le vase de cette forme étoit particulièrement consacré ^ et quelle étoit par4à sa valeur symbolique.

' PI. XLi^ 2. Pan jouant de la Ijre , vase de bau« me et terme de Priape : Que Punivers chante la louange et encense l'esprit père, le Seigneur.

PI. xLvii. 3. Amulette d'or de l'aigle enlevant un enfant nu , lequel , d'un air pieux , élh^e la main vers le Seigneur qui l'enlève innocent CO : ce qui est la traduction d'une épitaphe romaine ,soué laquelle on n'a pas prête ndu cacher le sens assigné au symbole de Ganymëde beau d'esprit ^*5, qu'un savant distingué fait dériver du récit d'Enoch enlevé par

(0 OcqIos ad sidéra htim emaUt, et ctelo palmaftcom Tocc tetendit.

(°) Xénophon in Symposio.

DES HIÉROGLYPHES. 3r

le Seigneur CO, et qui est au nombre cle ceux que les anciens nous apprennent avoir conduit le plus sûrement à la recherche d'une acception myste^ rieuse , et relevée par cela même que l'apparente étoit trop choquante W.

PI. Lxxxix. 1.2. Anneaux^serpens formant les caractères de rÉternel et des diei^x immortels, tels qu'on les voit sur les monumens d'Egypte copies par M. Denon.

PL xcu. 6. Amulette à double chien : les gar«diens à droite et à gauche.

PL xcv. I . Vase cinéraire qui , environné d'une couronne de laurier et de lierre , présente l'idée de la gloire et de la joie qui environnent les cendres.

T. m. PI. I. N**. I. Prière distinguée par les bras croisés , par la plante qu'elle tient offerte dans leâ premiers sacrifices , et par les cheveux épars comme les portoient les femmes à l'occasion des prières dans de grandes calamités C^). Son vêtement mar^ que de douze traits rappelle la valeur des douze robes des initiés dans les mystères d'Isîs.

PL II. I. Le père céleste, remarquable parle fouet de la peine ou de la colère ^O , qu'il élève du ciel chargé des douze colonnes de lumière; ainsi

(0 Ursinos , Analect. i. p. a37»

(0 Philosophie selon les Egyptiens, it. 6.

C) Justînns , L zxry. S. AEneid. i. /fio.

0) Table de Ge'bès, et Isaïe^ z. 5. Irae fasiit.

3a DE L'ÉTUDE

que par le collier, bracelet, coiffure et barl>e trc^ sëe d'un chefbarbareafricain qui attache à chacun un sens symbolique i par, le costiune primilif imité dans les images faites les premières, et con* serve ensuite par principe religieux»

PI. III. I. Gardien à tétejde serpent ^soutenant cinq bâtons : vœu conune ci-dessus , pour que Te»prit divin , celui qui est cinq , garde.

N°. 2. Une manière de clef du Nil sur le caractère du ciel, retrace la maxime hermétique et chinoise : La vérité est au ciel.

Pl. IV. I . Le chef de la nature visible , soit terrestre , soit, céleste , qui , au milieu des dons de Dieu , saute de joie, à la tête de ses œuvres qui le louent , et sont rappelées par la harpe de louange des sphères, à neuf cordes, et par le cercle qui, tracé autour de ce tableau , eU distingué par des ronds , au nombre des lettres de l'alphabet hébreu et des officians des chœurs qui , dans le Papyrus* Cadet , célèbrent Dieu dans sa présence. . -

N® . 3 . L'esprit, ou la force qui porte le soleil , comme Plutarque définit Orus , et qui , dans sa nudité spirituelle , porte sur sa tête la face solaire rayonnante tant pair la barbe que par les plumes qui la couronnent. Descendant, il marche -sur les ténèbres que figure le crocodile. Abaissant les cieux et dirigeant les astres à son gré , il tient baissés dans ses mains les serpens qui en désignent le cours, avec

les signes du bélier et du scorpion, dans lesquels la lumière et les ténèbres y le bien et le mal , triom* pbent alternativement. Le premier, qui a un rapport mystique à l'âme du monde et à Tàme humaine remontant au ciel comme le soleil ,• dans ce signe, a le dessus dans cet exemple : suivant le vœu exprimé. Le retable à coté, contenant des animaux avec des caractères linéaires qu'on ne peut distinguer, et le vase de parfum à brûler sur le r^ vers, figurent les hymnes qu'on voit gravés des deux côtés de petites tables hiérc^Iyphiques , ou colonnes du soleil, portant la même figure, et que cette pierre remplace en indiquant leur valeur et leur consécration.

PI. V. a. Canope à retaUe d'inscription surmonté d'une triple plante qui indique une prière , un acte de culte et de louange ultérieurement exprimé par les plumes qui, au commencement de l'inscription, accompagnent le serpent formant l'angle du carré. A ce symbole de Dieu succède l'étoile désignant Dieu présent dans le monde, iyxof/iiûPy l'oiseau fétiche avec le serpent qui désignie le toujours vwant) le même oiseau avec un caractère du négatif, et un homme monté dans celui des bornes qui est répété pour le pluriel. Tout cela exprime le premier verset du ix»."Ora-' cle chaldaïque concernant le Temps, ou Saturne, que les Egyptiens confondoient, suivant Plutar-

34 DE L'ÊTÛDE

que ^0, avec Anubis à la tête de chien ie ce ca-» nope. L'hie'roglyphe y ajoute l'expression louons ^ A Dieu présent dans le monde; Dieu toujours vivant; Dieu sans bornes, » ou qui n'est point dans des bornes. Car un symbole de Dieu est toujours répété, tandis que le texte grec ne porte que ces mots simples : 6cof 'lyxor/tiov aliptot iv t paroi» La suite de l'inscription répond de même à la i$uite de l'oracle. Elle porte une fleur qui , par la jeunesse de la plante , rappelle celle de l'homme et de l'année; un homme dans l'attitude d'un vieil-* lard décrépit; encore un oiseau de Dieu; une spirale très-distinctement formée et accompagnée de caractères modificatifs , deux petits traits avec un Y renversé qui, en ancien caractère chinois, désigne l'acte de sortir comme d'une porte , comme l'eau sort d'une source; le carac^re de Dieu un avec les plumes qui désignent le mouvement, et un homme monté smr le bras qui figiu'e le verbe actif; une charrue avec une ligne droite , la lign^ de pureté et un cercle , ou sphère : le tout présentant , avec les symboles de Dieu , les idées de jeune et de vieux, de forme spirale, source secondaire qui met en mouvement la première et immatérielle sphère de la création :

"NUv Kai vftffCirfiP f t\tKotti^, CO De k. et Os.

Nous retrouverons encore d'autres oracles sur des canopes qui en sont les vases et les sièges.

PL VI. 2. Cynocéphale dans la même attitude et de même valeur que son amulette dans De* non , rendant à Dieu la louange de toute la terre.

PI. VII. 4* 5. Orus, le monde, qui célëbre en courant son invisible auteur.

PI. vin. 2. Figure hun^aine sans vêtement, esprit sans corps, ou qui s'en détache pour méditer en repos le rouleau écrit du livre , la loi , la parole de Dieu : suivant l'expression consacrée de David que retrace cette figure-précepte.

PL X. 3. décrit peut-être avec sa valeur dans les monomésies, troisième décan de la Vierge, Aphut ,24' — Anstr colh adpilam aWgatus — natus restncOis ad laborem. Le symbole d'un fils , l'oie est ici attachée par le xo^ , et moyennant le triangle de l'univers ou son principe , à la triple colonne du monde matériel , laquelle paroit sur* montée de trois clous. Le tout admet des sens mys^ tiques fort étendus, également applicables au .christianisme, qui peut réclamer ce monument singulier, propre à rapprocher des N°. i6. 35. du catalogue de Raspe*

N®. 4» Pierre persane. Un vieillard couronné de la sphère, et en adoration^ la croix de Tôt, le soleil et la lune , sept globes et deux coquilles : Le ciel et la terre adorent les voies ineffables de ]'E«-

et te sauve. Au N°, 3 , l'épervier çst exalté sur les mains de deux hommes pareils , ou en chœur :

Exaltons , etc.

PL XXIV. 5. Homme nu ayant la tête entièrement couverte d'un casque : esprit cache qui , assis sur la sphère du ciel, son trône, tend son arc pour la défense de celui qui la demande.

PI. XXVI. 1.2. Hercule^unulette est la demande ' du secours du Dieu fort.

PI. XXXV. I . Caverne sépulcrale près de Seyde , telle que les tombeaux d'Egypte , et distinguée par un tableau symbolique qui est aussi égyptien. Car les deux femmes debout, qui portent la main à la bouche , et qui sont rangées autour d'un squelette enveloppé d'un linceul , auprès duquel , et au-dessous de 4a coupe que tient l'une des femmes , est écrit le nom de l'âme, •^'vxh, exprimant la formule : Priez pour l'âme du défunt , que nous avons idéjà vue rendue d'une manière analogue.

"N®. 4. Cylindre persan oii toute la terre porte devant Dieu sa supplication personnifiée comme dans les psaumes.

PL xxxviii. I. 2. Des trépieds qui, dans Arténiidore, désignent la vie et toute la constitution des choses. Stipportés par des sphinx qui sont posés sur des pieds de bouc , et par des faunes aussi à pieds de boiic , ils offrent les images de la piété universelle , de toutes les œuvres de Dieu qui chau-

tent ses louanges : conformément aux images con* nues par lesquelles toute la terre^ et la Palestine en particulier, sont considérées comme un encensoir, un autel de parfum.

PI. XL. 4; XL II. I. L'attribut divin indien: qui possède l'éternité : ou bien, le Seigneur , le maître du temps, qui en tient le cercle dans la main.

PL xLi. 2. Orus assis, s'appu jant sur la massue de la force , et tenant en main le globe du soleil ; la force qui porte le soleil, comme Plutarque définit cette déité. Des Orus-Harpocrate ayant un symbole de la force dans la boucle des cheveux , portent tantôt le disque du soleil sur la tête , et la massue Sur le bras^ tantôt ce disque seul dans les deux mains.

PL XL II. 4* Une belle femme Tute qui donne un coup de pied bien appliqué dans le derrière d'un satyre , dont les intentions sont manifestés , n'est pas un sujet plus badin que l'exhortation à Tâme de chasser les désirs de la chair, et la volupté contre laquelle les anciens sages de^la Grèce et de Rome ont réuni leur voix à celle des prêtres des Indes et d'Egypte ^0.

PI. xLiu. 3; L. 3. Figures de femmes distribuant deux pains , des bénédictions.

PL XLV. Enfant nu , ayant des ailes à la tête et

(0 Cbaercmon , dans Porphyr. de Absiin. nr. 6. Heliodi ^ihiop. J.a.

4o DE L'ÉTUDE

aux épaules , qui lève une main , et pose l'autre sur la tortue par lacjuelle Phidias figuroit la retraite dans l'intérieur des n:iaisons. C'est l'image et le précepte du recueillement de l'esprit dans la prière.

PI. xLVii. I. Le même qui danse j rend des actions de grâce. . '

PL L. I. Génie portant d'une main les fruits de Fabondance , et de l'autre sa corne vide, terminée par la tête du serpent sauveur : Bénédiction et salut; ce qui est répété pi. liv. 3. oii le pain remj>lace les fruits.

PI. L. 4; et pi. c. 4? 5. Lampe en forme de pied , présente l'idée de la pensée éclairée : en rappelant aussi la lampe au pied ^ la lumière pour le sentier qui est la parole de Dieu , sa loi et son commandement.

PI. L. 5. Sans discuter le sens facile à saisir de la libation que fait une femme nue et dansante à l'esprit père , générateur de tout , qui domine la matière et l'anime , nous observerons que le papillon assis sur le thyrse , exi^rîme la joie de l'âme reconnoissante. On peut lire: Réjouis-toi, mon âme, et rends des actions de grâce à l'espnt père, etc. Par une méprise singulière , les monumens de la dévotion mystique la plus ardente , exprimée par des images primitives à la vérité , mais adoptées souvent dans le code sacré ^ sont ceux mêmes que

lesmoderzies ont entendus dans le sens le plus frivole et le plusiadécent.

. PI. LU. 4* Petit autel : Pries, rendez honneur aux dieux ; ce qui en indien a un nom commun avec Tautel , Poojah $ et que Fautd représente dans la^Bible.

N°. 5. Nydi^e naïade avec les ceps , comme Psydié du N^. 7 170 de Aaspe.: Ame descendue ici-? bas, oii eUe ^st altéra dans sa pnson, oii elle cher« che rom}>Fe et les sources d'eaux figurées par un arbre et de$ urn^B. -Ces détaUs .fixant le .sens d!ane représentation considérée par Ca^lus comme de simple Câmtaisie et grotesque > en écartent Aussi rapplÂQatioA à la Vénus dé Lacédémone , A&»pho , distinguée par des ceps aux pieds, que Tjndare lui avoit donnés,' disoit-on, pour désigner la constance des. femmes.

PL LUI. 4* Pœd.nù lavé devant l'image du SeK gn'enr;, présente;^ dans l'acception du pied parmi ks pythagoriciens et dans la Bible, l'exhortation prophétique : Lavez-^vous, nettoyez -vous, ôtez devant mes yeux la malice de vos pensées } le précepte de toute l'antiquité depuis Zoroastre jusqu'à Cicéron et Marc - Aurèle , de n'approcher Dieu qu'avec des affections et des pensées purejs ^1^. Cette parole de l'antique langue d'ac-

(0 Isaïe, T. 16. Euthymius in Ps. iixxn* Gassiodor. ia Ps. cxx. Gyraldi , sur le préceptç pythagoricien , Sacrifiez à

4a DE UÉTUDE

lion qu'on trouve parmi les préceptes de Pythâgore , et que les Mahométans répètent en se lavant chaque fois qu'ils entrent au temple , est adoptée dans l'écriture chinoise CO, et en langue parlée orientale, -ou. abdest sifo^e tout à la fois ablution des mains, vase d'eau, dévot et dévotion.

PI. Liv. 4- Honame nu , assis dans Fattitude d'un prophète , héln'eu , lorsqu'il pria pour la pluie , pour l'eau du ciel. Auprès de lui est un vase à anse rabattue , semblable aux pots d^ cuivre dans lesquels on porte de l'eau | ce ^ramène ce symbole à la soif spirituelle.^

PI. LT. 2. Génie accroupi qui, tenant l'équerre^ se repose sur une base formée d'un pied d'aigle : image du juste qui se repose sur Dieu, le Seigneur.

PL liVii. 3. -Bas-relief oii l'on ne peut méconnottre la fable du Faune averti par le berger de ne ipas'trop s'apprecher de l'autel de la sagesse , craintte de s'y bràler» Rousseau<avt>it mis à la tête de son discours sur le danger'des sciences, une représentation moderne et moins bonne du même sujet.

PL Lvni. 3. Corne terminée en têt* de bouc^ Le Tout^Puissant.

PLiiXxxiv.S. Fourchette que sous citerons pour

pieds niu. Cicero, de Leg. 1. ii. <)e Nat. Beor. 1. ii. etc. Marc Aurel. IV. 6. vi. 3o. , etc; . i . *

CO Bayer, m. 43o. 489. -,

Dï:s miKoàLiMtS. '{i

prouver que les anciens , connoissant la langue des symboles dans laquelle ils sVxprimoient , attachoîent un sen^ fixe et raisonnable aux emblèmes dont ils décoroient les ustensiles les plus communs^ car le pied d'animal à ongles fourchus , qui sert de manche à la fourchette , lui fait distinguer et séparer les bons morceaux des mauvais.

PL Lxxxviïi. 3. Béni soit le nom du Seigneur : exprimé par le vase de baume sur la tête d'un homme nu qui reste debout sur une base décorée d'une face ailée. On trouve chez les rabbins la traduction plus littérale : Que la bénédiction re-> pose sur la tête du nom du Seigneur!

T. IV. PI. vï. N°. 1—5. L'âme qui présente sa supplication devant l'esprit de force , gardien de la justice de l'Etemel , et le précepte à ce sujet. 'f PL VII. 4* 5. 6. Figure à la tête du lion gardien qui ne dort point , dans l'attitude d'un garde, et portant dans une main la plume d'autruche qui désigne la justice ('X C'est le ministre gardien de ha justice de l'Éternel bon , dont il porte le syxnr-> bole sur la tête, de la manière que les criéurs publics des princes nègres portent les fétiches de leurs mattres. Le précepte concernant l'observance de la loi du Seigneur qu'il ordonne , est ultérieurement développé sur les quatre côtés d'une des deux plinthes sur lesquelles cette figure est mon- CO Horap. ii. ii8.

tée. L'inscription sûr le devant contient le carac* tëre de Félévation dans une porte , le lion couchant au-dessus de la double ligne , un obéli8<{ue et la clef du Nil : Élevez dans les portes la justice du Seigneur, pour être la lumière de la terre; ou comme dit Isaïe, ch. li. 4m ^^ relevant l'image du repos du lion : Judiciwn mewn in lucem populo^ rum requiescet CO. La seconde et la quatrième inscriptions, plus étendues , ont, avec une partie du premier et du troisième versets du même chapitre , des rapports aussi faciles à saisir, surtout par les caractëresparlans de joie et d'allégresse , de louange et de la voix du canti(pie. La troisième porte le caractère du Seigneur de la région supérieure et inférieure , et le nom un qu'il a nommé , comme dans le second verset.

PI. X. I . Isis nourrissant le veau : mère du monde.

N°. 3. Souris en attitude d'adoration sur la main d'un homme à tête de taureau, emblème de tous, de la terre et des peuples, qui le regarde. Conune la souris sur la main de la statue de Séthos , et peut-être celle de l'Apollon Sminthien , elle dit: Vous tous qui me regardez, soyez pieux; apprenez à respecter les dieux.

N^. 4* Lion assis qui retourne la tête vers un taureau marchant après lui sous une. fiole : Le

CO Ployez auaii Amos^T. i5. Pf. ixxm. 38. vaa, 1. 2.

Seigneur exauce tous ceux'qui marchent après luij les fidèles qui l*ihvoi{uent : respicit Dominus , etc. ou bien Ps. cii. 20.

PI. xii. i.Ame innocente comme un enfant , qui inyoque et célèbre.

N°. 2. Les quatre lettres , ou le nom Tormë des symboles du quaternaire divin ^ Isis , Osiris 9 Orus et Anubis , qui est Mercure.

PI. XIII. I. Cheval couché au-dessus d'un crocodile : Le repos des sens, ou le courage tranquille, surmonte la méchanceté.

N**. 2. 3. Yases en forme de lyre : Confitebor tibi in vasis Psalmi.

PI. XIV. 4- Lion emportant un mort sur lequel Anubis étend les bras, suivant l'oraison funèbre: Seigneur7Soleil et autres dieux, recevez-moi et transmettez^nioi aux invisibles.

N°. 5. L'esprit de l'univers qui repose en lui au-dessus de ce monde , entre les esprits droits qui donnent la vie et les esprits sinistres de la mort , accompagnés de caractères géométriques qui en donnent ces définitions.

PI. XVI. 3. 4* 5. Osiris rù\ui^^a^Mot , à beaucoup d'yeux, remarquable par la croix de retendue' qu'il porte sur la tête , de même que les anciens rois de Perse et les empereurs grecs sont désignés en maîtres du monde sur des monumens d^à cités et sur leur monnoie. Une secte ancienne

dontiôit à un démon' cet attribut du ciel à beaucoup d'yeux. Il faut peut-être assigner à celle des Ophites le bon serpent de la planche suivante , ayant une tête humaine à portrait.

PI. XVIII. I . Lampe en forme d'aigle : Qitomam tu illuminas lucemam meam,Domine. Ps.xviii. 29.

PI. XIX. I . Socrate nu, ramant la barque de Ca« ron à l'enseigne de la miséricorde divine , paroît indiquer l'esprit de la phîlosopihie socratique qui aide au passage du Styx : la sagesse qui sauve. Nous verrons l'oiseau de la charité occuper l'intérieur de la barque dans une pareille navigation.

N". 2. Lampe offrant l'idée de l'esprit paternel qui éclaire.

*P1. XX. Instrtunent supposé une écritoire , et qui pourra bien être ce canon y ou règle, dont parle Clément d'Alexandrie", contenant l'encre et le roseau qui servoit à écrire. U paroît du moins gardé par l'esprit de sagesse.

Pi. XXI. i« 2. Pierre gravée des deux côtés , dont on peut lire le premier : Que le ciel et la terre avec leurs tribus , que le couchant et Iç levant adorent le Seigneur bénî, protecteur de nos përes , qui est figuré de l'autre côté par l'aigle couronné de deux pains, qui étend ses ailes Sur un œuf. On connoit les symboles du côté principal , l'œuf de la terre et l'hémisphère céleste , les cynocéphales mâle et femelle -et la figure ac-

croupie du couchant , qui se distingue principale-» ment de celle du levant , en ce qu'elle tourne le dos.

N^. 3 et PI. XXII. 1.2. Cône et cylindre du style persan , portant , comme dans des exemples déjà cités, le soleil de justice qui brise la corne de Funicorne , la puissance du vengeur-) le Dieu fort qui défend du lion tous ceux qui invoquent son nom glorieux.

PI. XXII. N**. 3. paroit représenter, prescrire ou accomplir cet acte du culte persan, dont parle PlutarqueCO , par lequel on broyoit ÎTierbe amouni dans un mortier , en invoquant Phiton et les ténèbres. ' '

N*. 4* 5. Mains-amulettes, distingués, l'un par le caractère du soleil , et J'autrc par quatre ronds: ^ui a fait le soleil , qui a fait les élémens 7 Les Arabes emploient toujours la figure de la main droite comme secours contre le mal, qu'ils désignent par le nombre cinq.

PL XXIII. I . Les dieux du même trône formant un nom, Isis , Sérapis, Orus-Harpocrate et Anubis. Il parott résulter du rapprochement de ce monument de ceux des PL xii. 2. et du t. i. pL ix. 3j t. VI. pi. IX. I. 2, ainsi que desN°. 121. 204. du catalogue de Bàspe , qu'à des époques diverses les lîlgyptieiis se- sont accordés avec les cabalistes

(0 De If. et Os. p. 369.

juifs dans plus de points qu'on ne s'imagine (0. N°. 4* 5. 6. Figure moderne indienne d'ùnhoxnme à tête de singe qui prie y ayant le derrière de la tête et le dos couverts d'un \Aum pastoral; ce qui peut exprimer une prière pour le salut du peuple. . PL xxiy. I. 2. Bénis et conserve. PI. xxyi. i. 2. PI. XXVII» I. a. 3. Garde [le porteur], comnïe cela a déjà été observé. i . '

PI. XXX. I. Deux, figures dlionunes représentant le soleil et les dieux , ou Dieu et. son prophète : nom divin qui renferme la véritaUe confession de foi du sabéisdxe, semblable à celle de FIslam , mais déclarant le ciel visible pour le prophète de Dieu qui l'annonce. On reconnoit l'antiquité de. l'usage sur lequel se fonde cette expression dans le texte gui fait d'Aaron le prophète de Moïse , déclaré dieu de Pharaon.

PI. XXXI. 5. Épervier surmontant un cochon monstrueux : vœu pour le triomphe du bien sur le mal , de l'esprit sur la matière , sur: la chair ; et précepte à ce «ujet.

PI. XXXII. 6. a de grands rapports avec les représentations précédentes du Seigneur qui dé- Livre son oint et son peuple..

PI. LVII.3. 5. Amulettes portant, le premier, un soleil avec la légende , innAFXQr,.et l'autre ,Mrya T^ iiûfim 0-ftf SiifaTif : T^^. 6, anneau de bronze

(0 /^o^esle8iiOBud'Acamothdan»Epiph9n...HciC8^3i.

avec la légende , xufia «oA* , belle dame , qui e6t un surnom de Proserpine; autant de nouveaux exemples qui constatent la valeur des symboles exprimant des noms divins salutaires sur un si grai|d nombre de monumens.

PI. Lxi. 5. Amulette portant un epi de blé :

qu'il se renouvelle; qu'il ressuscite.

PI. LXii. 5. L'échelle à sept degrés que monte un homme nu , un esprit libre , pour cueillir des feuilles d'if ou de laurier , tandis qu'un autre monte directement à l'arbre , est un tableau sym-> bolique bien parlant pour ceux qui ont quelque teinture des doctrines anciennes, et dont un original est copié d'un temple d'£gypte dans Denon, PL 121. N^ 8.

PL Lxii. 6. Lxxi. 2. Potier dans l'acception religieuse du proverbe indien : Brama travaille conune un potier CO.

PL Lxiii. I. Figure humaine nue , ailée, à cornes de bouc, qui, portant une corne d'abondance et une coupe de vin , est posée sur un dauphin : l'esprit universel qui bénit et conserve.

PI. Lxxvi. 42. Si c'est la tête d'une impératrice couronnée du boisseau , veut dire: bénie soit l'impératrice N. N.

N^. 4- -Oiseau en vol au milieu d*un vaisseau à cinq rames: probablement un vœu pour que le

<0 ProT. Indi x. a. dan» Abrah* Roger.

5b DE L'ÉTUDE

partant , le défunt soit reçu au ciel dans le vaisseau des cinq dieux.

PI. Lxxxii. 6. Amulette d'une tête de bouc à cornes de bélier , d'oii sort une langue arrachée à la racine , ou bien un membre viril : Le Tout- Puissant ineffable , ou le Tout^Puissant përe.

PL LXXXYii. Souris qui mange un pain , doit être dans l'acception de jugement qu'elle avoit, suivant HorapoUon, parce qu'elle discerne le meilleur pain. C'étoit , au reste, un talisman pour obtenir des couches heureuses.

PI. LXXXYiii. 4* Laboureur, dans l'acception que donne à ce terme l'hymne déjà cité des œuvres de Clément d'Alexandrie , qui porte aussi l'attribut de vestiges , figuré par un chaton de bague à la planche Suivante , N^. 4 et ailleurs,

Pl. xcvn. 5. Parties supérieures d'un bomme et de deux serpens que le premier maîtrise : le soleil et les dieux,

PL xcvtii. I. D'après l'analogie d'exemples nom* breuXy l'enfant qui appuie une main sur la tête du lion gardien qui ne dort point, et l'autre sur l'oi*^ seau qui ne boit point d'eau corrompue , exprime cette formule des mystères ; f^eiUez et abstenez-' i^ous du malj xoyS o/Ava^ » en phénicien , Koio QWpheto,

PL xcix. 7. Bague extrêmement petite : amu»' l^tte , caractère de recours,

DES HIÉROGXYPHES. ' 5i

PI. cYi. I . Le nom , divus Augusîus , gravé sur 4iQe pierre pour exprimer, aiosi que les portraits gravés des empereurs , les honneurs divins qu'on leur décernoit.

N®. 3. L'éther, la terre , la mer et Tair^conjurés de rester en repos par une légende grecque , qu'on ne cite que pour rendre attentif à des inscriptions symboliques de même teneur.

T. V porte , à la première page , un fragment de toile peinte trouvé sur une momie, et dont l'inscription ne présente que des hiéroglyphes connus, des honneurs et l'invocation offerte au Seineur Dieu, à qui gloire , louange et force, etc.

PI. II. 1.2. 3. Prière personnifiée, invoquant au nom du miséricordieux et au nom du juste que portent ses mains croisées. Son vêtement , qui est le symbole d'écriture sacrée , en est chargé , ainsi que d'un hymne , dont le texte est une variante composée de ceux du monument suivant , et d'autres que nous aurons occasion d'examiner bientôt.

PI. III. Hymne au nom du Créateur, ou bien des peines et des souffrances, tribuiaiiones ,.qne figurent aussi les instrumens aratoires croisés , et que portoit David CO , ou qu'il prononçoit devant Dieu dans des hymnes commençant par l'exallation du Seigneur Dieu, le béni, le bienheureux, etc. : comme dans ces textes , et dans leurâ variantes ,

CO cxui. a.

5a DE L'ÉTUDE

pi. m et lY du volume suivant, oii nous en entreprendront l'examen. Le sceptre-charrue est un des exemples de la communauté des symboles de création et de souffrances et peines , si bien observée dans rhébreu , que les expressions de Job qu'on a traduites : Vos mains m'ont fait et formé tout autour, plasmaverunt me totum in circuiiu , sont rendues par le chaldéen : Vous m'avez affligé devant et derrière*, et vous .m'avez frappé de votre main CO. Ce monument de pierre serpentine que le propriétaire a pris pour un buste , n'est que le fragment d'une image à pied dont nous possédons d'autres exemplaires entiers , tant en pierre qu'en terre cuite , avec différentes variations dans la figure et le texte.

PI. V. I. Latone dans l'attitude d'un garde, et qui, suivant la fable rapportée par Hérodote, ii. i36, garde Orus portant, dans l'obélisque sur sa tête , son nom de lumière , oi/r.

N^. 5. Image divine h tête de chien , qui , assise comme les puissans, tient en main le fléau et le bâton pastoral ; le Xout-PuissaQt , le juste , et qui sauve.

PI. yiii. IX. Couverture de momie, ou le tableau inférieur de la première planche offre le lion solaire emportant le défunt; pendant que le repré* pent^ntdu ciel, le Mercure égyptien conducteur

(0 Calmet in Ps, cxxxiz* 5r

des âmes , en prend possession , ou le reçoit en mettant une main sur lui , et en élevant de l'antre le vase de baume de la bénédiction et des prières des saints. Il fait de la sorte les fonctions de celui qui embaume, qui le représentoit lorsqu'il adressoit la prière connue au soleil et aux dieux , dont les représentans environnent cette scène avec cent, du peuple céleste de nymphes et d'esprits répétant la prière pour le renouvellement du défunt, poul* sa réception dans l'éther parmi les justes. Le ta*bleau moyen figure le ciel éthéré oii Orus , le nouveau soleil de justice , le seigneur clément et juste , est environné des cosmocrates qui y dominent sous lui. Des âmes bienfaisantes , qui n'ont que le bras droit, le couronnent, le glorifient; les esprits le bénissent et le louent, en lui offrant baume et par^» fum. Le troisième tableau supérieur du troisième ciel, demeure des principes premiers et de la pensée architecte qui, suivant les Indiens, ressemble à une grenouille volante, achève de développer l'oraison funèbre adressée au soleil et aux dieux pour qu'ils reçoivent le mort , et le transmettent aux dieux supérieurs. A la planche suivante, l'âme remontée vient et invoque les quatre élémens suprêmes , immuables et sans action , auxquels elle va être réunie pour demeurer avec eux dans une même maison, ou sur un même trône : conmie cela est figuré plus bas par l'âme habitante ^ assise sur

le trône des quatre immortels qu'elle célèbre.

PL XI. 6. Cynocéphale à chaperon, portant la pâte à la bouche : que toute la terre l'adore.

PL XII. 2. Scarabée et bonnet environné de plumes : puissance et gloire au Seigneur. Dans un jsens cabalistique , cette couronne représente la première qualité essentielle de Dieu , et le nom Jeliovah du Créateur que figure le scarabée. Nousavons déjà vu que les plumes qui l'environnent désignent les deux autres qualités essentielles.

PL xin. 4- 5. Cylindre amulette persan avec le quaternaire égyptien , le petit Or us entre ïsis et Osiris , qui , sur la prière de la déesse , confie le petit à ses ministres , afin qu'ils le gardent dans toutes ses voies : conformément à l'opinion sur les Anges tutélaires , adoptée par les Persans comme par les Chaldéens , les Brahmins et la plupart des peuples anciens CO. On reconnoît qu'Orus enfant , qui anime le monde, qui est aussi l'amour et le désir, représenté également l'âme ou l'esjtt'it de chaque honune descendu ici-bas par l'effet d'un imprudent désir CO • et que c'est dans ce sens qu'on a gravé sur des amulettes ce sujet du Ps. xci. 1 1 , que nous avons déjà vu exprimé dans un monument grec. Le zodiaque de ce dernier, indiquant les y<Àes en question, est remplacé, sur le cylin-

(0 Huet, Qnaest. Alnet. p. 137.

(0 Fragm. Hermet.

DES ttlÉROGLïPHES* Ô5

Are y par une variante de la clef du Nil , qui , sur-» moiitée dW oiseau y retrace cette grande voie elliptique des êtres élevés de l'éther.

PL XIV. 3. 4' Amulette portant d*un coté le cynocéphale assis pour adorer ^ et couvert de son ' chaperon de pèlerin, qui, ipar ses divisions, figure celles des soixante-douze peuples de la terre : que toute la terre et ses tribus adorent^ qu'elles honorent le nom de la maîtresse des élémens rempli»* sant rétendue entre le couchant et le levabt. Ces dernières expressions sont rendues , sur le revers de la pierre, par une plume, le caractère du nom, quatre lignes jperpendiculaires sur un angle a%u , la ligne horizontale et la croix carrée de l'étendue entre deux croissans en sens opposés.

N°. 3* Formé triangulaire à tête d'épervier, couronnée de la sphère : l'esprit étemel de l'univers.

PI. XV. 2 — ^5. Chat ) symbole de la nature , dont le collier, l'ornement , est composé des douze maisons des astres que figurent douze coquilles , auxquelles est suspendu l'oeil de l'univers, le riche bijou de ce collier. C'est une confirmation de l'origine du nom grec du monde, conmiun à l'ornement que Pythagore avoit emprunté d'Egypte , oit les Orientaux de nos jours ont aussi pris l'idée de composer leurs omemens de perles d'après les nombres de l'univers.

N**. 6. 7. Pyramide tronquée , sous la même forme d'amulette qu'une autre régulière publiée par Schau , et qui prouve que c'est un nom ditrin. Nous la verrons servir de caractère d'écriture avQC différentes Valeurs.

PI. XVI. 3. Inscription d'image qui commence par la formule mahométane : au nom de Dieu clément et miséricordieux , exprimée par la botiche , la double figure du* soleil et des dieux, le sceptre à tête de huppe , et le genou de lltonuiie que touchent les supplians CO. Il seroit plus extraordi* naire de trouver, dans les caractères qui suivent, la formule suivante de la confession de l'Islam, dont l'origine remionte , à la vérité , à la plus haute antiquité C^X Mais la désignation d'une image divine qui , auprès du gendu , est tournée de Vautre côté, tandis que la croix et le bras qui doit la tenir sont restés du coté du genou, paroit rendre le terme, autre, ou autre dieu ^puisqu'un loup tour-» né d'un coté opposé signiûe aversion , l'adversaire, le second principe doût le nom est l'autre. L'aigle

(0 Hominis geaibirs qnsdam «t relîgîa inest obseryaiioBe gentiam.. Hxc supplices altingunt. Plin. xi. ^5. Iliad. A, 407. Z. 45> 4^* -ffîneîd. X. 5a3. Pl|iot. y. i. 3a. Curt. IT. 6. Tiii. 10. Tacît. Hist. n. 46.

(0 Ps. xvin. Sa. Orphëe dans Enseb. 1. c. xiii. 7. ei la formule samaritaine rapprochée de FAlcoran , i. iia. par ^elande Samaritanis.

DES HIÉROGLYPHES. 5j

qui liiî succède avec le caractère de rélévatiôn , une bouche dans une bouche ., le triangle ayec trois li^es perpendiculaires , et tout au bas une ligne inclinée, présentent, avec le premier caractère, ce sens: Au Dieu seigneur élevé , nom dans le nom du très-unique : ce qui revient à cette expression , Il n'y a d'autre dieu que Dieu. Une image peu commune porte cette inscription , qui paroît répétée avec d'autres caractères et avec des varia^ites , au N°. 6 , et dans Kirker , 0£dip. t. m. p. 492.

PI. XVII. 3. Sphinx à double tête de femme et de- lion , oii la miséricorde et la justice sont à la même hauteur et se balancent , ou conservent leur droit, comme disent les juifs. La tête du lion n'occupe toutefois que la partie postérieure , qui est sa place , puisque c'est celle de la vigueur.

PI. xviii. I. 2. 3. Homme assis deyant Dieu avec le rouleau écrit du livre, oii il médite les voies du Seigneur, son nom et ses œuvres , indiquées par les cle& de l'écriture sur lesquelles nous reviendrons.

PL XIX. Homme en prières , agenouillé , et qui embrasse les autels , puisqu'il tient dans les mains deux vases de même valeur que les autels qu'ils remplacent ^0. L'inscription sur le devant de la plinthe porte les drapeaux des tribus de toute la terre, qui encensent et honorent, par la fiole de

CO Zachar. zir. ao. 21.

^8 DE L*ÉTUt)Ë

parfum et la plume , le SeigUeur gardien des élé* mens, le maître des dieux, le dieu de nos pères , dont les caractères sont traces aux deux exirémi-^ tëé de rinscription. Lies inscriptions latérales de la plinthe , et celles sur le dos de la figure , contiennent lés noms principaux du maître du ciel, le nonî sacré de Dieu et de son prophète, le Dieu juste et bon.

• ^ PI. XXI. 3* Les deux éperviers couronnés de la sphère qui désignent les dieux célestes , pères des êtres , dans un ancien texte conservé et retrouvé sur un temple qui en ordonne l'imitation. N°. 4) un épervier seul, également couronné : TÉternel, le. Très-Haut.

PI. xxit. 4- Amulette pour la garde des âmes pieuses , figurées par trois hommes nus en attitude de garde , ayant le voile religieux.

PI. xxir. 5, Hârpocrate-Doctrine qui donnoit des avis à Feutrée des mystères , et qui , par la plume d'autruche qu'il tient , donne ici celui ie garder la justice : Discite justitiam moniti»

PL XXV. 5. SuppHant nu à moitié du corps dans la corbeille , grenier de Dieu , que nous avons vue portée par ses images , et oii cette âme pieuse sollicite d'être recueillie.

PI. XXX. Vase à deux inscriptions , l'une persépohtaine , et l'autre en hiéroglyphe , mais oii Ton ne distingue que le grand caractère du nom , et

DES HIÉROGLYPHES. 5g

ceux de la consécration qui lui a été fiiite de ce vase dédié au nom de Dieu , comme toutes les chaudières de Juda et de Jérusalem dévoient l'être au nom de l'Eternel des armées. Des détails de ce nom , on ne distingue que le lion couchant de celui qui viendra juger la terre.

PI. XXXIII. Représentation barbare ,~mais propre a rappeler le soleil et les dieux , les cinq dieux su* perieurSj les huit du ciel moyen , et les dix^neufqui dépendent d'eux , qui sont les sept planètes et les douze signes visibles du ciel qu'on imitoit, à l'exemple de Thaut, pour adorer Dieu sous son image ('\ PL XXXIV. I. est un souvenir pareil des sept et des douze formant le collier et le vêtement du géant - univers qui adore. N°. 6 ne rappelle, avec l'armée céleste , que cinq immortels , les cinq dieux. Les images d'hommes en prières et célébrans, de cette planche, forjnentles expressions : Je prie , je célèbre ^ le précepte : priez , célébrez.

PI. XXXV. I. 2. Amulette pour la garde d'un nouveau-né, ou qui renaît. N°. 3. 4* Le Seigneur qui bénit par la main levée et le pain. N°. 5. 6. Esprit protecteur , boucher et défense sollicitée , comme toujours.

PL XXXVI. répond aux descriptions que nous

CO Deam colentes , factâ cœli effigie qux astra contînet^ eum adorant. Clcm. Alex. Sirom. t. p. SSq.

6o DE UÉTUDË

ayons des diagrammes des Ophites , mais nVn pr^« sente , d'un c6té , que le Seigneur , le juste juge , et de l'autre les justes qui , après leur passage psr les sphères , fleuriront comme des palmes.

PI. XXXV H. 3. L'Eternel , Dieu le Seigneur , en hiéroglyphes , et !«« , en lettres grecques , sur le devant d'une image qui présente ce nom comme gardien j qui exprime le vœu pour que ce nom garde et conserve le porteur.

PI. xxxvm. 2. XL. 4. Potier et constructeur de vaisseau : Créateur.

PI. XL. I. Oiseau à quatre pieds comme Sfimorg- Unka , mais à tête d'aigle et queue de lion , marchant sur le double serpent que surmonte un cercle , et soutenant le caractère du nom : au nom du soleil et des dieux , de l'Éternel , seigneur , maître et dominateur des dieux.

PI. XLI. I. 2. Figure égyptienne de l'âme ptérophore de Dieu , qui en garde les honneurs, qui le célèbre avec tout ce qui est en elle , qui renaîtra comme la fleur pour le louer.

PI. L. 4- 5. Sentence du poète Bachylides, gravée sur une pierre de touche : La pierre lydienne fait fait connoitre l'or , mais la sagesse et la vérité toutes-puissantes manifestent la vertu des hommes : sentence imitée de Chilon, l'un des sept sages de la Grèce CO^ et trop conforme aux maxi-

CO Laert. i. 98.

DES HIÉROGLYPHES: 6t

tae^ de sagesse qu'on voit énoncées en hlérc^glyphes , pour ne pas prêter un nouvel appui aux preuves de leur déchiffrement.

PL Li. 3. Trois guerriers à cheval , dont Fun plus magnifique que les autres , ont bien l'air du Seigneur des armées , surtout en les rapprochant du T. -VI, PL XLiv. I.

Pl. lui. 2. Deux guerriers armés du seul casque y des esprits défenseurs, emportant im mort, que soutient aussi au milieu d'eux un seigneur largement vêtu , à tête barbue et chauve , paroissent également être le Seigneur-soleil et les autres dieux, l'armée céleste, qui reçoivent et transportent le - défunt : conformément au vœu de l'oraison fii-» nèbre égyptienne répétée sur un si grand nombre de ces monumens de tombeaux.

Pl. Lx. 4* Tête d'homme montée sur quatre moi** liés de serpent, qui désignent chacune le roi d'une partie du monde CO : le chef suprême des rois des quatre parties du monde : le soleil et les dieux.

Pl. LXix. 4» 5. Terme sur le dos d une tortue monstrueuse à pieds d'homme et de bœuf, de la bouche de laquelle sort un serpent à mamelles et à tête de Pan. Nous ne pouvons mieux édaircir ce tableau de la vie de l'univers et de tous ses êtres , sous la garde du Seigneur , ' que par les hiéro-* fi;ljphes déjà expliqués du T. l. Pl. W, N^. 4- et CO Horap. I, 53r

par une pierre gravée inédite, oii la pierre dressée debout , qui représente le Seigneur, et la tête du chien gardien , posés sur le beth samaritain désignant la voie et la vie, et figurant la maison par son entrée et sa sortie, expriment le vœu : Que le Seigneur garde ton en1?-ée et ta sortie, ta vie.

PLt Lxx. Lampe formée d'un animal qui a les jambes liées pour être sacrifié. Un coq étant posé sur ce sacrifice de prières, le tout paroit exprimer le précepte : Veillez et priez. Un nom h^reu de la lampe , qui signifie oraison , et qu'Horace appelle veillante , son origine égyptienne et son usage , le rappellent de même CO.

PI. Lxxxii. 6. Jeunes et vieux , petits et grands , tous les êtres de la création, que désigne la charrue , dansez , sautez de joie , ou , rendez des actions de grâces, et exaltez le nom du Seigneur des armées. Car le lièvre, ou espèce de lapin , que les grands et les petits élèvent avec l'aigle , désigne les animaux , et par-là les armées célestes.

PI. Lxxxiii. I. Les bains des âmes dont parle Grégoire de Nysse , figurés par deux femmes ilues qui se purifient à la tasse d'eau lustrale : le précepte, soyez purs, avec l'enseignement, que le culte de Dieu purifie les âmes , que la crainte de Dieu

CO Qcm. Alex. Strom. i. p. 36i. ProT. xxi. a. Luc» XII. 35.

purifie le cœur: comme le porte la maxime ori^ntaie. Les Egyptiens se lavoient pour la pureté de l'esprit et du corps ^ et les bainssetoient considérés comme l'équivalent de sacrifices ^0.

PL XL. 2. Lampe en forme de tête de nègre,, et dont le lumignon est dans la langue , offre l'image de la voix de l'invisible (jui éclaire : ou de la voix qui luit dans les ténèbres, avec le nom

du Ps. XVIII. 2.6,

PI. CXI. Buste de Cybèle ^ ayant des tours sur la tête , et soutenant deux cornes d'abondance : Abondance et le ciel.

T. VI. p. 73 du texte. Scarabée qui ajoute aux attributs, soleil, boulevard. Dieu, ceux de pierre ou rochers, ma haute retraite, mon bouclier, la force démon salut. Cette dernière expression de la langue sacrée est rendue par le bâton pastoral , dont un bout forme l'angle de la force : caractère répété sur une pierre gravée portant les mêmes ** paroles conformes aux Ps. lxxxiv. 2. xviti. 2. et 2. Reg. xxii. 2. 3.

PI. I. N^. I. Image , ou nom de l'ioGucnortel Dieu à qui est adressé un hymne conunençant , de même qu'un grand nombre de ces pièces liturgiques , par le Serpent formant l'angle du carré , la sphère, la plume, l'œil sur le trône et l'é-*

(0 S« piè sacrifîcasse opiaantar , si cutem laverint. Lac*

en DE L'ÉTUDE

querre , etc. Honneur étemel à Dieu , le bienheureux et le juste. L'œil au-dessus d'un siège de repos correspond à un nom arabe du bonheur, conoiposé de ceux de l'oeil et du repos. Nous verrons , <lans la suite , une autorité plus déterminée de ^ette valeur.

PI. II. 3. Le chat, la nature repose aux pieds idu Seigneur, le tout-puissant, le sage et bon, le clément et le juste , etc.

PL III. 2. et PL IV. I. Variantes d'un hymne inscrit sur des images d'hjmnes personnifiés, et ayant, avec le cxlv®. Psaume de David, des rapports plus ou moins directs. On les reconnoît des l'ouverture (Je t'exalterai, mon roi, mon Dieu ), exprimée par le caractère de l'élévation , un ^eptredu^monde, etle serpent , sur le faisceau (jue nous avons vu le nègre établir en signe de propriété , du iien et mien , miais que l'hiéroglyphe exprime souvent à la chinoise^') , et avec le moi ou nous, par des caractères de la terre , du ciel et de tous. C'est pourquoi la sphère et la tête de chien distinguent les sceptres qui expriment, mon roi y dans les deux exemples de ce texte , parlant au nom du genre humain , avec l'humilité équivoque d'un Chinois se désignant , ou son fils le petit luimême, par le caractère du chien. La première inscription rend ensuite la bénédiction du nom de

CO Bayer, viii. i44* '4^«

Dieu dans les temp présens et éternels , par l'œil en rapports et l'homme qui bénit de la main élevée, rangés autour des noms du très-juste përe céleste , que figurent le triangle avec l'équerre et le papyrus sur une sphère; par le caractère chinois du champ , ou l'aroure divisé en quatre y et désignant l'année sacrée de quatre ans, puisque son quart représente l'année ordinaire ^0* par trois sphères de l'éternité et par une autre enceinte, ou période^*'^ , appuyée sur deux traits et environnée , de chaque c6té , du complément du nombre dix : comme on diroit des dizaines , ou dix mille multipliées des années étemelles. L'expression suivante du Psaume : le Seigneur est grand , est figurée immédiatement après par l'épervier et la montagne à triple cime : de même qu'un grand homme est désigné par le caractère chinois de l'homme et celui de la montagne aussi à triple cime , tracé conmie le symbole indien de même valeur. Les caractères 'des bornes et du négatif, placés sous la montagne , déclarent que sa grandeur n'a point de bornes. Le terme hébreu désigne , au reste , une grandeur impénétrable, qu'on ne sauroit pas plus sonder que l'intérieur des montagnes. Le Seigneur , infiniment digne d'être loué , est représenté par trois de ses sym-

(0 Horap. i. 5.

(0 L'Analise de rinscripiioa de Rosette,

es DE L'ÉTUDE

boles , Foiseau , le bœuf, et le Serpent accompagné de trois traita ; par les caractères de la propriété de la terre et du monde , entremêlés de plumes. Le tout forme le tableau du Seigneur fort et vivant , à qui appartiennent nos louanges , lesquelles sont répétées avec la formule précédente de l'année et des siècles éternels , bénissant les noms du Seigneur qui est grand , dont la grandeur impénétrable est sans bornes , à qui appartient la louange.

Les générations, toutes les races qui loueront les œuvres de Dieu et ses exploits, sontreprésentéespar les hommes petits et grands qui élèvent le bras , par la plume d'honneur , et par les deux éperviers du père et de la mère des œuvres de la création (0, ultérieurement désignés par l'équerre de justice : clef de tous les omemens dans Proclus , aussi-bien queparmi les caractères chinois, oii elle est modifiée comme ici. La pyramide , qui est un monument de gloire , et qui est grande , retrace la grandeur de la gloire de Dieu , que représente un oiseau placé à c6té. La plume , le signe de l'élévation , et l'homme élevant le bras, figurent, autour d'elle, les générations qui s'en entretiendront, qui la loueront, l'exalteront; ce qui peut donner une idée de ce qui s'est passé auprès des monumens de la grande gloire des rois d'Egypte. LesmerveiUes

(0 Horap. i. 8.

DES HiÉROGLirPHES. 6j

de Dieu sont indiquées par les trois points servant aux cabalistes pour désigner le mystère des trois esprits , et qui figurent les merveilles dans l'inscription de la planche stiivânte , dans le Papyrus- C^det , et ailleurs. Un honune en marche élevant un iuras , l'angle qui désigne la force ^ et un oiseau , représentent , avec la plume et les deux éperviers, ceux qui publieront la force des œuvres de Dieu. Les derniers caractères sont répétés de la ligne • précédente» et avec la même valeur» en corres^ pondant aux ré|)étitions du Psaliniste. L'annonce de la grandeur de Dieu » qu'il répète aussi , est égaler juent répétée dans l'hiéroglyphe , et par le même caractère de l'élévation , par l'homme qui célèbre eu élevant le bra^ , et par la pyramide. Cette dernière posée sur une ligne droite , et sur une autre pyramide , ou obéhsque qui paroît couché» l'œil et le reste , répondent peut-être à l'expression hébraïque , la beauté de la grandeur, de la gloire , mieux rendue dans l'inscription suivante. Des nouvelles figures d'hommes chantant des louanges, et les caractères qui les accompagnent , retracent ceux qui attestent la grandeur de la bonté et de la justice de Dieu. Le terme, grandeur, est toujours rendu par la pyramide. Dans la sixième ligne qui suit ici , elle entre de même , avec trois plumes et les trois points , dans le résumé de la louange de la grandeur des œuvres et des merveilles de Dieu ,

68 DE LÉTUDE

sur lesquelles le Psalmiste revient avec des répéta lions supprimées ou variées dans le reste de l'inscription. Deux hommes et des caractères répétés de Dieu la terminent , conune le Psaume ^ par toute chair hénissant le nom divin.

L'inscription N°. 3. sur le dos de l'image , rérsume la louange de Dieu maître des dieux, de la grandeur du Seigneur et de ses merveilles , sa force, sa bonté et sa justice. Celle du N**. 7, copiée sur le devant d'une autre image , répète , comme sur nombre de figures pareilles , le commencement de l'hymne : J'ëleyerai mon roi , mon Dieu béni dans les siècles. Le Seigneur est grand, ou élevé. Car la montagne est remplacée par un ancien caractère chinois de ce qui est élevé, semblable à la huitième clef de tête élevée.

Ces retours constans des mêmes symboles correspondans aux répétitions des mêmes paroles du texte hébraïque, sont aussi reconnoissables dans les caractères, très-différens d'ailleurs, de la variante PI. IV. 3., tracée sur une figure de bois de sycomore. Les premiers célébrans de figure humaine y sont remplacés par un animal qui adore. La bénédiction qu'ils proclament est exprimée par un ancien caractère chinois de la lune sur celui de la terre , apparemment , parce que la lune qui s'élève sur la terre la console de la. chaleur du jour. Cet œil nocturne du ciel, qui

repose ici sur la ferre comme sur son trône , est d'ailleurs liur-méme un symbole de salut. Une fiole de parfum combinée avec les caractères de tout et du temps, retrace la bénédiction dans tous les temps* "Les plumes réunies dans la seconde ligne de Fins* cription précédente sont remplacées par la triple palme , ou fleur qui , dans celle de Rosette , désigne Jes honneurs divins et les colonnes des temples. Les petits et les grauds ^i célèbrent les œuvres de Dieu , sont conservés sous une autre forme. Ces œuvres merveilleuses, leur grandeur et leur beauté , sont figurées par les trois points, et par la pyramide, dans toutes ses formes , couronnée de la lune et du soleil , qui forment un caractère chinois de la beauté , qui se distingue ici de celui de l'£temel , en ce que la lune est placée au-dessus du soleil. La grandeur de la gloire de Dieu est exprimée par le caractère chinois même d'une montagne , placé sur une pyramide de lumière et de gloire. Le Psalmiste répétant et variant la mention des merveilles de la gloire , de la grandeur des œuvres de Dieu } la pyramide revient aussi, dans la troisième et la quatrième ligne de l'inscription , deux fois placée comme une lumière sur les trois points , et deux fois à sommet tronqué ^*^. Ceux qui sont prêts à tomber sont figurés, dans la sixième h'gne, par

(0 Ployez anssi Job , v. 9. ix. xo»

une fleur tombante et brisée de lotus. Ceuic que Dieu nourrît et rassasie sont figurés dans la huitième, par la cinquante-* troisième clef chinoise d'un grenier accompagné de Toiseau bien nourri, que nous reverrons dans le Papyrus- Cadet , et sous la même acception de nourriture spirituelle. Car c'est ce dont il est question à la fin de ce bel hymne , récité vraisemblablement dans la même vue du bonheur de l'autre vie, que les rabbins assurent à ceux qui récitent le Psaume trois fois par jour , conune les Égyptiens faisoient leurs prières. Ils diffèrent au reste essentiellement. Mais les observations faites sur l'hymne égyptien suffisent pour en achever le déchiffrement.

PI. IV. 2. 3i Inscriptions sur la plinthe d'un Apis dont la première porte , dans le lièvre symbolique de la manifestation CO , dans deux oiseaux divers , trois adorateurs, le cercle avec la ligne perpendiculaire et l'horizontale, l'ellipse, l'équerre, etc. Adoration à la manifestation de Dieu , de l'Étemel Dieu, le Seigneur, du Très -Haut; au nom du soleil de justice , hommage. La seconde potte , dans les angles placés au-dessus et auprès du carré , le triangle et la clef du Nil , les noms des puissances supérieures et inférieures qui contiennent le triple moiide. Ce sont les valeurs de ce

(0 Horap. i. a6.

grand symbole d'Osiris-univers et âme du monde , exposées par. les premiers élëmens de l'écriture ^ il peut être le résumé de rhjmne que chantoient les enfans qui l'accompagnoient dans les processions.

N^. 4* Croix -amulette et symbole d'Isis , qui, en exprimant ce nom CO , est chargée des autres attributs de la reine Isis , reine de toute la terre et régente d'Osiris , qui a cueilli les fruits pour les hommes : noms cités par les anciens , d'après une incription de son image. Il paroît que le même symbole de la croix désignoit la Minerve d'Athènes et Cérès Tarréa, en remplaçant leurs images sous forme humaine ^^X Le mim final hébraïque qui , de même que le carré oblong dans la doctrine pythagoricienne , est un symbole de collection et de pluralité, forme avec Tœil sous lequel il est rangé , le nom d'Osiris , ' 7dA004()6aA^of , à beaucoup d'yeux. Le caractère d'Isis I ou Neith recueillant le fruit , qui est un K. de l'ancien alphabet égyptien , ressemble également à un beth samaritain, sur lequel on a dit les mêmes choses que sur la sagesse , qu'elle étok avec Dieu ordonnant tout , qu'elle fait don-

(0 Isi , croix , suspendu en copte.

(0 Quantiiai distinguitar à cmcis stipite Pallas Attica , tel Ceres Tarrea , que sine effigie , nudi palo et infonni ligno przstant.

ner le fruit dans son temps ) qu'elle est ouverte pour recevoir le Saint-Esprit ^'X Le reste est d^ expliqué ailleurs ^^).

PI. y. 2. Le prophète de l'Étemel et son portedrapeau , portant son nom et le sien propre , de prophète messager des rois célestes dans les couleurs de ce drapeau , dont le bâton rappelle les vingt-six membres d'Osiris.

PI. VIII. I. Scarabée a tête humaine couronnée de la sphère et à quatre ailes : l'étemel esprit créateur , revêtu de lumière.

PI. IX. 1 . 2. Petits bàs-reliefs de bronze doré , dont le premier porte l'image de l'esprit éternel , ineffable et juste , reposant en lui-même au*dessus de la génération. Il est précédé de l'épervier e* du crocodile à tête d'épervier , qui pourroit exprimer les attributs du Très-Haut et invisible. Ce sont cependant des symboles principaux, au nombre de ceux dont parle Diodore de Sicile , figurant le Nil et l'enfer , et le bas, l'esprit et la matière , la lumière et les ténèbres , et qui , dans un pareil sens , peuvent accompagner Dieu comme ses ministres assistans. N^. ?. porte le quaternaire divin, la reine Isis, ou Neith la miséricordieuse, assise sur un trône, et tenant le sceptre de

(0 Pic. Mirand. Hepuplus^p. lia. Les Cabalistes ; et Bayer, i. 5i. m. i49> (*) Leures sur les Hiéroglyphes, p. 71.

DES HIÉ^ROGLYPHES. 7S

mis^icorde ; Osiris , père et roi ; Agathodaemon pour Orus, et le Cynocéphale pour Anubis :

le tout conformément à l'antique doctrine que cachoit le symbole de Sérapis, repris sous les Ptolémées^

PL X. 3^ Petites inscriptions d'image , dont celle du milieu exalte le Roi du monde , le bienheureux et fort, le soleil étemel , père et roi. Une autre, composée des caractères de nom et de fils , l'ellipse et une oie , d'un homme qui lève le bras , une ligne droite , et le soleil avec la lune , paroit célébrer le nom du fUs du Roi éternel. La troisième est pour son épouse.

PI XI. 2. Les esprits gardiens en costume et dans l'attitude de deux gardes : le vœu pour qu'ils gardent.

PI. XII. 3. 4* £^pèce de cachet dont la partie supérieure paroit formée de deux lions couchés , qui désignent les lois , tandis que la base est distinguée par un os brisé et un cheval couché au-dessus d'un hippopotame. Le tout peut figurer la chair domptée et le repos des sens triomphant du vice, en se soumettant aux lois qui ordonnent de le combattre.

PL XI». I. semble retracer un précepte contenu dans les expressions de Plutarque, que les vrais initiés gardent dans leur cœur , comme dans une arche, la parole pure et nette de Dieu,

ni. 4

Aoyof ^'^* ^^ le sanctuaire monolithe inacG«s« BÎhle que porte la figure représente la parole ss^ crée de vérité, déposée dans TinaccessiMe C^^; et â est le plus souvent porté par des femmes nues , agenouillées , par des âmes pieuses qui ne cou-» roient pas le risque des non»initiés , que privoit de la raison la vue de l'image de Bacchns renfermée dans l'arche de Cypsèle C^). De la même manière les arcjies égyptiennes renferment nue de ces images, qu'on appelle Osiris on Crus.

L'inscription mal tracée qui l'acomipagne âasiê cet exemple , paroit le nommer lumière qui se lève à l'arrivée de la forice éea dieux : ce qui est un nom commun de l'ange Gabriel et d^Hercule , à qui apparut, dans le désert de la Lihye, le bélier adopté parmi les signes du zodiaque. L'ohé» lisque couché à une extrémité de l'inscription , Tespcce de germe qui s'élève à l'autre , et entrer deux, le caractère, dans , une massue, l'angle du carré et des jambes , rendent ce sens confiq;me au croissant, qui fait du bonnet de la petite image lin symbole' du lever»

CO De h. et Ob,

<*) In «Httt Teritatis repositiun Mnnoncin rêvera sacmm [ Ufn Xfyw] 9 AEÏgyptii «[oidemper ea qax apud ipsos vocaniur adjta : Hebr«i antem per Telam significariint.. Qcm. A)e;«:, l^trom. y.

0} pAiwania» , tiii. t%. -

H. XIV. XV* Vase sacré couvert de trois tableaux. Dans le supérieur , N°. 3 , tous les peu* pies de la terre , que représentent trois cynocé-* phales, bénissent rÉternel qui est au ciel, figuré par une barque : le Père bienheureux , qui a des i^aisseaux. resplendissons pour demeure et habi^ talion (0, dont le dernier est tracé par l'année céleste y ou par le chien. Le grand tableau moyen porte un sacrifice au Père céleste , environné d'une ogdoadede déités. Isis, parmi elles, nourrit son fils Orus au milieu d'une gloire de fleurs de lotus , au nombre de quatorze , consacré par une des divisions d'Osiris. Dans le tableau iqfmeur , les armées célestes du soleil et des astres célèbrent et adorent avec tout ce qui est en eux la face ^^ine , le grand esprit; tandis que sous l'inspection du bon esprit-, Agathodaemon , un ciel nou^ veau et une nouvelle terre, un bœuf et des vaches dans les fleurs épanouissantes de lotus , assistent Pinefiable soleil de justice, qui se lève sur le monde. On voit que c'est le triple ciel qui adore son auteur, et qui nourrit l'espoir de l'initié* Une inscription, ou tableau en figures moindres linéaires, répète à peu près la même chose sur le bord supérieur du vase.

PI. XVI. 3. 4. Lion couché, sur le dos duquel

(') Expression de Manè» dans Saint Auga^tin.

7« i>E L'ÉTUDE

paroit s'élever une jambe et un pied , en formant le nom de celui qui viendra juger.

N^. 5. Le Seigneur protège tous ceux qui in* voquent son nom , qui espèrent en lui , exprimé par un aigle à ailes étendues, devant qui un homme à tête de chien fléchit le genou en éten* dant les bras. La tranche de la pierre porte ; M^tivTOf -4".- i • A la toujours florissante parfaite unité.

PL XIX. 3l I^eu au milieu des dieux , le roi des cieux et des terres : le noeud figurant les dieux comme sur les cordelettes primitives, et dans deux exemples déjà cités.

N°. 4^ Le nom immortel qui redresse nos infirmités , ou de celui qui les guérit , figuré par le serpent qui forme le caractère du nom autour de la ligne droite , traversant trois autres lignes tor*tueuses et inclinées» P^. Dcnon, PI. i3i. N**. i, et Ps. cm. 3,

N°. 5. et PI. XX, XXI, XXII, xl. 5, portent des demandes de secours , et des noms souvent hébraï* ques des puissances célestes et de Dieu , en confiiy mation de la valeur des symboles de pareils nionu^ mens , et de leur conformité avec les noms divins de la Bible , conservés dans sa langue patriarchale , 4'après la défense de rien changer dans le culte des premiers ancêtres, et dans ces noms barbares avenus étrangers , qu'ils avouent transmis à la ppsc

DES filÉROGLïPHES. };

térite ^0. Nous n'en relèverons en particulier que la PL XXI. 6, oil lé nom de Jao Zabaoth Adonaï est invoqua contre les ténèbres du Tartare i ce qui répond aux symboles des noms divins surmontant le arocodile. Les N. N. dahs le bouclier et autour du nom puissant personnifié qui défend du mal , PI. XX. 7 , expriment le mot copte, a», tv, loin, proculy qu'on trouve aussi gravé avec les deux lettres, et sur des pierres pareilles. Le mot a00«i derrière Isis, PI. xxii. i, est apparemment dans l'acception de mëre : ou il remplace , conune dans Fonkelos , le nom, Issa, de la mëre des hommes et de la déesse égyptienne. Le nom de Mi« chaél , PI. XXI. 2 , est un de ceux qui sont cités par Psellus comme ayant une force secrète dans les mystères , lorsqu'ils sont prononcés suivant le dialecte hébreu.

PL XXIII. 4* Femme qui cc.nsidëre une pomme, le symbole du désir qu'elle paroît contenir , au reste, dans son siège, et d'aprës un précepte moral que cette figure peut exprimer , comme celle du T. vii. PL xlv. i. 5.

PL xLvi. I . Tête Bdixte de bélier et de bouc sur un char entre deux hons : le Tout -Puissant sur son char environné de ses forces : comme au

(0 Jamblic. de Myster. tu. 4« Les Fragmens Hermetîqnes , FOrack dans Psellus , Origen. conir. Celsuin. t. p. i8.

Ps LXYiii. 18. Cette eiplkàtioa est confirmée pai- N^. 3 , oii la mémetéte et celle de Jupiter, mon-* tées sur les foudres ailées, présentent la double image du Seigneur fort des années , monté sur le char du tonnerre, sur les ailes des vents, ^i sont ses ministres et ses forces»

PI. LYi. a. Pierre sépulcrale où l'image de la défunte est environnée de deux mains levées vers le ciel : ce qui est Timage la plus conunune de l'invocation du ciel, et comme la demande de prier pour la défunte. On a tâché d'expliquer ce prétendu mystère par une inscription aussi mal entendue : Je levé mes mains vers Dieu [ et non pas contre lui ] , qni m'a enlevé innocent : laquelle n'est pas une imprécation , mais le pieux remercfment de celui qui , enlevé dans l'état d'innocence, est assuré du ciel ('\

PI. Lxvi. Yase de bronze monté de l'aigle à ailes étendues , et enveloppé du serpent de la vi6 et de la santé , présente l'image du Seigneur qui protège la vie et la santé du buveur , contre tout poison mortel ou nuisible qui pourroit entrer dans ce vase. Une pierre gravée dans Kirker , Œdip. , T. III. p. 469. fig- 7 9 constate cette explication par la même image du nom du Seigneur qui protège la vie de son peuple.

CO Une icscription dans MabiUon , Iter. Ital. 1 p* 7Î » confirme ceci picmcment.

DÈS fllÉROGLYPHES. ^§

Pî, i^xvm. I. Lampe dans laquelle est une soum couchée près du lumignon, et d'où aott un-ser*' pent : qui ^laife la mort , et d^oii sort la vie.

Pl. Lxx. I. 2, CSonformànent à des exemples déjà cxtéa, Harpocrate*précepte avertit ôfadorcf entre la chouette cjui veille de nuit et le lion cou* ché , symbole du jugement oft du juge vengeur ^ êxpriixfte le précepte : Yeillee et priée ^ car le jugement est près. La aouris , également symbolef du îu^ment et At la destruction, remplace ailleurs le lion CO.

Pl. Lxxxf. I. exprime le même précepte^

veillez et priez , par la chouette et l'en&nt levant

une main au ciel et touchant la terre de l'autre^

La figure de la religion qui , entre-deux , remplace

Barpocrate, et qui lève la main comme pour

avertir et ordonner , sert en quelque sorte de signe

impératif. Les deux piliers sur lesquels les sym--

holes sont posés ^ ks désignant comme les base$

de la religion. Nous avons déjà observé que c'étoit

là à peu près le dernier mot de TolBciant dans les

mystères.

PI. xcv« I. Le roi clément et jiiste figuré par le sceptre de grâce ef de justice , qui est couronné de la partie supérieure du>sphinx au lieu de la tête de huppe, tandis que Fongle d'hippopotame

(0 Bandelot , de iTJtilité des Voyages, t. i. pl. i6. et çl. 10. Kirkery Œdip., n. 45o. n*. 5. Raspe, a*. i^^S^S*

6o • DE L'ÉTUDE

oecujpe s$. place au bas : ce qui est une nouvelle preuve de la valeur di^ sphinx.

£n recueillant les vieicables dispersés de la langue symbolique universelle et naturelle à rhomme , nous ne devons pas négliger les PI. cxv. et cxxi. qui j^résentent tous les dieux de l'ancienne Bretagne dans des pierres dressées , ou des rockers adorés c(ç tant de peuples, sauvages , et dont le nom désigne-Jehovah dans la Bible. Dans le der« nier exemple , ils sont~au nombre 870 des jours de l'année et des anges qui les dominent, subordonnés aux cinq dieux de l'année entière. Cest le germe de l'architecture primitive représentant l'univers ,l'année et tous les dieux par les édifices publics de plusieurs pays , et parmi les nègres les plus barbares, aus^si-bien qu'en Egypte et à Thëbes, dont un quartier porte le nom , Carnac , de l'endroit oii l'on voit ce monument.

T. VII. PI. I . Fragment de bas*relief représentant un sacrifice à celui qui dirige le passage par les grandes eaux : au rocher du salut. L'inscription qui l'accompagne commence parles caractères de la terre et de ses deux régions , la supérieure jet l'inférieure , suivis de ceux de la miséricorde qui sauve, à laquelle elle oiBfre le sacrifice. Comme dans des inscriptions déjà citées, le reste est rempli de caractères de noms divins, près des emblèmes de l'hommage qui leur est rendu. Une

DES HIÉROGLYPHES. 8i

plume posée devant une ligne perpendiculaire , qui est environnée d'une losange , signifie honneur au Dieu un absorbé dans l'excellence. Trois cynocéphales au-dessus d'un serpent; le carré de la terre devant l'aigle ; le caractère du datif deux fois rcr pété avec la note de l'unité , des serpens et un cynocéphale seul qui ^ assis sur trois lignes , a la même valeur que les trois cynocéphales; plusieurs autres caractères déjà connus exhortent ensuite tous les peuples de la terre à offrir des prières inunortelles au Seigneur le Dieu un toujours vivant , qui donne la vie , le toujours vivant et unique : que les nations célèbrent le Seigneur très- unique, toujours vivant du ciel , l'esprit toujours vivant des cieux.

N°. 5. 6. Inscriptions sur une petite image divine de jaspe , dont la dernière ne porte , sur lé de>''ant de la plinthe , qtie la formule générale » louange à Dieu : à Osiris, beaucoup d'yeux , ou bien aux dieux gardiens. On peut aussi traduire la fiole de parfum en guise de titre* d'hymne , parfum , ^vfMa,ua. N**. 5 adresse au Dieu clément et juste, le vénérable et tout-saint père et créateur, lumière du monde : le parfum, la louange du cantique, l'offrande d'exaltation de toute chair qui vient à lui, à la manifestation du Dieu trèfr> unique, invocation. Dieu grand , roi parfait de la terre et du ciel , qui jugera la terre dans l'équité; la terre et ses limites sont remplies de la gloire du

8a DÉ t'ÉTUDÉ

Seigneur (pie j'invoque. Il est superflu dé réciter' les caractères, pour la plupgirt déjà connus, qae nous venons de rendre l'un après l'autre , et dans le même ordre, par les termes corre^pondans^r Nous rappellerons que la croix carrée derrière uzi siège , est un caractère chinois du vénérable , et qui est tracé de même ^'). La croix de tout sur la sphère , fait toât-«aint , et répond à la trente* troisième clef chinoise d^nn maître saint et par-^ fait. La plumé d'autruche est le symbole de la justice. La terre jugée des quatre élémens se di»» tingue par quatre traits de celle que les Hébreux appellent areg, La pyramide , monument de gloire qui remplit les limites de la dernière , est un carac* tère aussi parlant que les figures des adorans^ On peut rapprocher cette pièce , soit d'une invocation que les Erahmins adressent au soleil C^), soit de l'inscription mystique que les Arabes prescrivent pour le cachet de cet astre ^^^, en lui conservant , d'après la tradition, lej^ principaux attributs de l'hymne égyptien.

PL II. Fragment de peinture égyptienne , qui en est aussi un de la table isiaque, avec quelques variantes , dont la principale est dans l'inscription du rj&table de la déesse , qu'elle qualifie de graiicle

(0 Bayer, Mns«pin Simcomy 1. ii. p. 91.

CO Notes sur Philosurate, p. 94* C^) Rirker , Œ^lip. , t. 11. p. 75*

DES filÉROGLYPHËS. S3

luëre de la nature , qui conserve et subl^agae les ëlémens , très^parfaite et ëtemeUe déesse.

PI. III. 3. 4* ^ serpent bon 9 Tespri^ de bonté, le bos«

N^. 5. Au nom glorieux des six puissances droites qui entoureiU et protégei^t, comme .une miuraille crénelée, le champ des douae divisions , c*est-à^ dire, le ciel.

N^. 6. Tour y ou muraille à créneaux en forme dfe flammes : soit le nomdu Seigneiu',qui est une forte tour Ci> • «oit celui qu'il {»*ononce lui-màme en promesse de garder : je suis un mur de feu^').

PL lY. a. Scarabée, dont la base porte la clef du Nil et un objet indéterminé, soit une langue, une sangsue, un firuit, soit une autre chose douce.^ Dans le premier cas, ce seroit le mot de Tamu-' lette que prenoit Isis avant d'accoucher, jv^oix de vérité j dans le second, le {«"écepte : honore la vérité, vu que le nom hébreu de la sangsue, lieront y signifie honorer ^ dans le troisième, ce seroit l'exclamation d'usage dans une certaine fête religieuse : douce efX la vérité.

N*'. 3. Peut««tre AT. initiales du terme, a»

ToÇAir , Imn enfer I que nous avon« vu sur une pierre gravée.

CO fimui tnrris est Jorae nomen.' Prov. zvm. io> Psr izxxiz. 19.

CO Zachar. , lu 5w

PI. V. 4- 5. Double gardien, à tête de lion , éî doubles parties antérieures du bœuf : esprits gar-' diens de la droite et de la gauche^ les puissances droites et gauches , ou des deux hémisphères que reprësentoieut Apis et Mnévis. On peut en rapprocher T. II. PI. xcii. 6. et Gorlée ii. 104. où la puissance gauche la moins forte , dont on désire le repos ^ oii l'un des deux bœufs tournés vers des côtés opposés , est couché. La représentation du ciel que devoit oflfrir l'Egypte, ciel inférieur , rend yraisemblable la rébellion de ses troupes , parce qu'on leur assignoit le côté gauche , et le droit aux étrangers^ parce qu'on lestraitoit en miliciens de la police et exécuteurs de la haute justice , plutôt qu'en défenseurs.

PI. VI. 2. 3. Tous les esprits gardiens, visibles et invisibles : et sur le revers de la pièce , une inscription à trois colonnes. La première adresse louange au Dieu de la vie , lumière du monde : ou , si l'on veut, sa plume, puisque les anciens chrétiens mêmes avoient conservé cet attribut de plume sans le traduire. Elle y ajoute celui de soleil et les dieux adoptés par les Persans CO et d'autres nations. Ce dernier est répété dans l'ovale de la colonne du milieu , avec le tabernacle , Tancien caractère chinois du bon , et le papyrus qui désigne un père. G'esC le soleil et les dieux du (0 Cyropoed. , vin. 7,

même temple, le nom de Dieu qui comprend tout, le bon, fepcreCO. Le tout-puissant , Dieu éternel, est aussi sollicité, dans ce' te colonne, d'étendre ses ailes sur Thomme pieux qui quitte cette terre pour une autre meilleure.

PL Tii. 3. Amulette portant d'un côté Tœil gardien , et de l'autre , la tête barbue du soleil couronné de plmnes : le Seigneur soleil invoqué pour conserver , en réfléchissant sa face sur le porteur,

N°. 4 • Amulette àdouze découpures autour d'une croix grecque , qui en occupe la surface : le jigne de réception parmi les initiés , exprimant le vœu pour que le myste soit ultérieurement reçu entre les dieux.

N^. 5.. Amulette d'une tête de crocodile : peutêtre le cbef des ténèbres^ ou l'orient , puisque les yeux d-u crocodile désignent le lever, suiva<|t Horapollon. i. 68.

N^. 6, Scarabée dont la base porte principalement dans un cadre une variante du nom , sql propugnaciihim Deus , encore varié au N°. 5.

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