‹ Les Indiens des États-Unis (volume 3)Chapitre 3 sur 5 · PI. XX · texte numérisé non relu

PI. XX

PL vin. I .Variante de quelques pierres pareilles, déjà expliquées, du catalogue de Raspe. C'est Iç nom du père spirituel qui est au ciel au milieu des

I}erm, , x. 3.

iàieux , le droit et miséricordieux , le très-haut , revêtu de lumière, couronné de puissance et de gloire.

N**. 3. 4- 5. Inscriptions sur deux de ces petites images qui réumssent, dans le bâton pastoral , la charrue et le filet , ou cori>eillé suspendue sur le dos, les attributs de pasteur, laboureur et pécheur d'hommes qui se sauvent, paiement réunis dans Ilijmne chrétien souvent cité. C'est le clément, le juste et qui sauve , le créateur et le conservateur, etc. La première de ces inscriptions porte un œil , le serpent , une manière de clef du Nil , une phime , le carré oblong et les noeuds des c<M*de" lettes de compte , qui désignent tout , parce ^qu'elles contenoient les signes de tous les ifomlH^es , et que ces nœuds sont au nombre de trois, qu'on prononce, tout. Théon deSmyme ajoutant à cette observation qu'un et deux signifient un et chacun CO, on a vu le double nœud figurer chacun dans l'inscription de Rosette. Op peut lire celle-ci: Au Gardien immortel dé l'Univers , k>uange de toute la terre ! Le petit triangle , l'équerre et la plante de papyrus , tracés sur le dos de la même image , et copiés au N^. 4* forment le nom du très-juste, le père. N**. 5 porte l'inscription ; Au

<0 De illo primo [ teraario ] ehunciatur luec rox , ottg' nia y de minoribus cnim ipso non enunciatur , sed unum et ulrumquCi

soleil qui dirige les dieux, toute la terre et le i:iel offrent à maia ouverte cantique ou parfum,

PI. X. I . Invocation à Tésprit de la nature , la pieuse mère , figuré par un vautoqr k stéte de femme CO.

N^. 5. Cbarrue , clef du Nil , aigle et équerre sur la plinthe de Fimage d'un animal sacré ovl symbolique : le créateur du del, le roi juste.

PI. XX. I . Base de scarabée exprimant un pa»* sage des Fragmens Hermétiques , xni. 9. par le centaure , la vertu de continence , qui fait triom** pher Tesprit du vice opposé qu'il foule aux pieds.

PL XXI. 3. Octriades écrivant sur son bouclier , ]'ai vaincu : ou plutôt l'application de ce trait d'histoire à un pèlerin de cette vie au bout de sa carrière. Car l'homme qui écrit à genoux, et qui porte un bâton , est enti^ement nu , ayant déposé son vêtement,

PL XLiii. Autel dont les trois câtés sont cou« verts des images de l'âme et de toutes les œuvres du Seigneur, qui lui rendent des actions de grâces.

PI. XLv. 5. Figure d'homme , qui semble remplir , et prescrire par l'exemple , la moitié d'un précepte connu d'Anacharsis, et qu'exprimoit son image dans cette attitude; l'isne et l'autre constat*

(0 Horap. I. II. et Ammian. MarcelUn, xyit' 4' ^^^ rulcurcio àatur» tocabulam p^adunt.

S8 DE UÉTUDE

tant la valeur d'une figure analogue, T. n.

PI. xxiix. 4* 6t N^. I. de cette même planche, qui porte le symbole du désir à la main. Les sayans pourront choisir, au reste, entre la poname d'Eve ou de Vénus.

PL XLVf. 3. Aigle sur une tête de bélier : le Seigneur fort, de même qu'en pierre gravée.

PI. Lxvi. Sarcophage soutenu par les bras, les ministres ailés de la toute-puissante nature , gardienne de cette demeure éternelle d'un miort. Entre leurs ailes déployées , un caducée est entrelacé de feuiUes qui s'élèvent d'un pot de terre. C'est l'image de la résurrection des justes , qui s'élèveront de la terreau ciel ^ qui fleuriront comme des feuilles vertes, comme des cèdres et des palmes. £n conformité des rits funéraires des Juifs , on voit ces emblèmes tracés sur les sépulcres , dans les caveaux de leurs anciens rois, près de Jérusalem 3 aussi-bien que dans leurs cimetières actuels hors des villes du Levant. Près de ces derm'ères , les Mahométans auiment aussi les mêmes symboles sculptés sur leurs tombeaux par des pots de fleurs qu'ils y entretiennent sous des cèdres. Ces paroles tendres et vivantes du langage universel que la nature elle-mêmç enseignoit partout à ses. enfans, ont été transmises de génération en génération parmi les peuples, chez lesquels nous n'avons pas cherché en vain les monu^

DES filÉROGLYPHEâ. Sr)

mens précieux de cette langue. Aussi avons- noua cité indistinctement ceux qui ont été assignés à des nations diverses par Tauteur du recueil qui se ter^^ mine ici.

Ous^rages de Kirker, et autres.

Avant de passer à la revue des grands monu-i mens copiés par Norden et Denon, nous descendrons, avec le P. Kirker et les voyageurs, dans ces caveaux d'Egypte , oii les morts reposent sous la protection des lettres sacrées , utiles au salut. Le savant jésuite en a donné des gravures" CU oii l'on discerne, quoique mal rendus, les noms di-vins les plus communs tracés sur les murailles d'une de ces demeures à autant d'appartemens que hs sphères^ etau-dessus , des cercueils qui , posés sur des lits de pierre , au nombre des trente-«ix décàns , sont gardés à la tête et aux pieds par les symboles du Seigneur soleil et des autres dieux que l'office' des morts sollicitoit aies recevoir. Dans la dernière de ces gravures , on voit les ministres ailés garder les quatre coins du cercueil , sur le milieu duquel l'épervier du trës^'haut étend ses ailes conmie la poule sur ses petits. Le cbien-loup Conducteur des armées célestes et des morts l'accompagtie. Ces images détachées ont quelquefois des inscriptions, et Schaw en avoit trouvé une de loup dont là

(0 Œdip. , t. lu. p. 4<>o. 4o3*

hase porte une priore jaculatoire adressée au Père de la lumière. Des trepte-six noms encadres dont nous venons de parler, et qui sont peut-être les trente-«ix talismans des membres d'un Egyptien , la gravure ne donne' que ceux du soleil et'des dieux du même temple , le bon , sous Liu, F^ du soleil créateur descendant sur le ba»>mondeqiiiluî est soumis CO, manifestant ses opémtions par la descente qu'Aristobule expliquoit ainsi à Ptolé* jnée^*)) Z) de l'étemel Dieu maitre de la nature , le saint, et qui sauve, £ ^ el enfin , la formule , au nom dé Dieu élevée Y, semblable à celle qui étoit écrite sur la tablette d'un sépulcre antique àé^ couvert à Yemen , et dont un Arabe a décrit les détails entièrement égyptiens C^.

Ce sont là des noms et des ^rmboles génériques, liaûr tous les caractères qui rappellent la divinité par ses qualités, et qui répètent ces images tra* cées sur les bandelettes des monaies , pour démort' trer manifestement dtms la société de quels dieux

les défunts étoient reçus ^^^; — touies les idoles

C') f «i^M SnvtNotTai iS )9. Deo qnidem muadat tabjiicct. Fragni. flerm. z. sa. Cest l'expression ^ PliiJon, ds ùu<amni incarnait et imperatliis que ab tpso facu sont.

(?) Euscb. , i. c. vu. 3.

(') Ebn Haschemydaos Ursinnsde ZorosMie, Uemcte, etc.

(0 Dtmaidos , Vie d'Isidore dans Pbotîtts , p. 1089. , et Suidas, v. 'HpoïrMt.

©ES mÈKOÙtYV^îfÈg. ^^

de la maison de chacun semblent également le» .accompagner , et , de même que chez les nègres , ^Ds la demeure éternelle des Gohabîtant des dieux. L«es images des animaux sacrés , figurés dans la toiâibeau d'Osymandias CO, sont â la télé de ces aymboles daiM ceux des particuliers , tandis que les cheft de la nation seaihlentquelquefcâs avoir été associés au^ «Hriginaux mêmes. Car , dans le» labylînthes construits par douze princes pour être réunis dans la mort comme dans la vie^*), on qu'on joignit au temple de Vulcain, au sanctuaire de l'e^ît de la nature pour en indiquer l'accès difficile ^^) , on enterroit aussi des rois avec /

des crocodâes , qui alors ne désîgnoient , sans dotite , que la forme incorruptible , ineffable et irt^ Vbible, sous laquelle il Cetut adorer Dieu, pour être •réunis à luiC4). I^eur enterrement , dans lesphinx privé des parties léonines^*), dans des pyramides et dans des souterrains de Texacte forme, de la croix qui représente îa vie future : ou bien comme Osiris C*) , et une princesse royale à son exemple C')', dans une vache de bois qui repose , annonçoient

(0 ï)iod. i5ic.

(*) PKneecStrabon. *

C^) Hécatée , dans K.irker , Obefisc. Pamphil. p. 4^^' *

(0 Krischna et Arjooo.

(*) Plin. xxxyi. i-a

(•) Diod. Si5. I. 8$.

(0 Herodot. ii. 139.

également qu'ils étoient reçus dans le seîn de la miséricorde divine , dans la colonne de lumière , ou dans la gloire , et dans la vie future^ qu'ils reposoient au sein de la mëre universelle ('). Dans le même esprit CO, les^corps embaumés des i^gjptiens reposent souvent sur des couches de nonks divins , lettres des dieux invoqués , également ish sérées dans les bandelettes et dans les corps mêmes: tandis que les images d'hymnes personnifiés sont rangées autour du cercueil. Je ne sais si l'on peut espérer de retrouver parmi les premières la collée*

tion complète des clefs symboliques. Mais nous * avons déjà remarqué le nombre de celles qu'on a trouvées sur une seule momie paroissant se rapporter à celui des chapitres du premier livre d'Horapollon j et dans une caverne près d'Islam- Abad , on a trouvé sur une plaque d'argent , une inscription selon laquelle des TaJanudas^ ou petites images de bronze , telles que les égyptiennes , y auroient été déposées au nombre des cent vingt chapitres moins un du second chapitre de ce recueil , et des compartimens mitoyens du plan indien de la création , que nous avons aussi examiné. Quoi qu'il en soit, là plupart des cc^ies d'animaux sacrés, aussi-bien que des autres parçles divines de piété et de sagesse, déjà expliquées,

CO Erat et bos omnipotentis deas fœcafldiun simulacram. (0 Unious , Analcct. i. p. 3a.

ont été retirées de tombeaux , soit en £g3>f>te , .soit ailleurs.

Il faut ranger dans la classe de ces images les pats de différentes formes à tête humaine et d'animaux y dont Paul Lucas avoit trouvé huit à tête de femme autour d'un Apis : soit qu'on ait- voulu désigner l'âme rentrée dans l'ogdoade, parmi les huit dieux principes des êtres du nombre de ceux que les Assyriens appeloient sources : soit que 1^ louange gravée sur les pots exigeât ce nombre de l'octave musical d'un caractère chinois duqjiel dérive un autre de pot à fleurs (0. On en voit ordinairement quatre tracés au-dessous de la représentation des morts que le lion solaire emporte pardessus les quatre élémens , qui sont distingués par les têtes, couvercles de ces urnes, présentant ellesmême^ , et par ces têtes , l'idée de source et de principe. Indépendamment de tels tropes , cet ustensile premier et fétiche des peuples barbares et autres, qui en ont fait leurs pénates, n'a pu manquer de représenter Dieu parmi les inventeurs des symboles des Égyptiens, qui jusques aux derniers temps adoroient différens vases CO , en y voyant des honneurs rendus à la divinité, lorsqu'ils les portoient devant ses images ^^^ ^ un en-

CO Bayer, n. 247- ^i9' ▼• ^5. a8.

CO n«r»;itv, xff«/c«iw xoi TfvCxMv. Lucian. Jupiter Tragoed.

O) 'T^|flî«v t«i Tif*! T6V 6«S. Plaurc.

^ De ùétudê

«eîgnement que kmies choses ne subsistent iptë par la vertu de Beau; un temple de leur Dieu oh il re'side y et où ils l^invoquoient en se prosternant à terre, les mains élevées an ciel, et en rendant grAce à la bont^ divine de ses admirables HiTentions (0. Il ne faut donc pas les considérer tous comme des canopes , ou des symboles d'oracles ^ imaginés , peut-être i d'après un usage ancien que* conservent les sages conseillers de Monomotapà^ s'enfonçant jusqu'au cou dans des crucbes d'eau pour prononcer leurs décisions. On auroit tort surtout de confondre les vases qui diffèrent par les formes, tels que Kirker en a fait graver phisieurs (*), soit de la forme de ceux que lesprianîs portent souvent à la main , ou de celui qui ,'dans les textes hiéroglyphiques , désigne le baume , et qui en effet a été trouvé rempli de cet ingrédient de» hymnes orphiques C^. Car , si par le trope du con^ tenant pour le contenu, et d'après l'usage observé dans l'écriture mexicaine , les vases de formes di-* verses déterminées rappellent ce qa% contenoient ordinairement, et dont ils portent le nom dans les langues anciennes (^>, ils participent ausâ de»

(0 Préface da 8*. livre de Viirave*

(0 Œdip. , t. m. p. 5ia. Si3. SiHr.

C*) Ib. , t. V' P. •• P- 384-

0) Cesi aiiiM que da nom hebrca e( chal^éen^ et de 1 ar»> be, najtfûu bitume serTant h lembaumcne&l, dérive cdai du vase qui le contient, nafata.

différentes valeurs du contenu. C'est ainsi que de» caractères chinois de vase et de gloire dérivent de celui de main élevée , honor«r du geste CO • e% on a d^à cité les autorités d'après lepguelles des vases remplis de choses odoriférantes déiigneiit le» prières des saints. Ceux qi^'on vient de nomme^r étant ainsi /emplis, et ayant pour couvercles les têtes d'une chouette , d'un chien et d'un coq qui , sut tant de monumens, représentent les veilles , on voit qu'ib prononcent encore le précepte : veilles et priez ^ et par des symboles variés de même va-" leur, qui Constatant encore mieux cette acception. Hs joignent au précepte les paroles de la prière qu'ils représentent , et qui , sur le dernier , sont rendues par des symboles déjà Êimiliers , d'attri* buts qui renferment une demande, de noms divins de l'esprit de l'Univers, son juge et son Dieu, son éternelle , admirable lumière , son gardien qui ne dort point, le maître de la régénération CO de tous les hommes droits et justes, qui se releveronjt comme la fleur de lotus, au nouveau jour , qui s^ renouvelleront conune la lune.

Un autre vase de baume à tête de cheval , ayant un frein à la bouche ^^^ , réunit à l'avis de prier et de contenir les sens et la langne , la bénédiction

CO Bayer, ni. s. 4* ^*

C'} Ttn9mfyi% fit ir«iu>yi>i«Mii« FragiD. Herm. zni. 5.

(') C£dip.} t. ni. p. 5i3.

du nom divin qu'il exprime , frtin des poulains indociles y lequel est adressé à Jésus-Christ dans l'hymne cité souvent parmi les œuvres de Clément dfAlexandrie. Nous avons vu phisieurs exemjJes de noms de Dieu renfermant des préceptes , de ces avis salutaires qu^on faisoit dériver de toutes les qualités divines, et probablement de tous ces noms appliqués à la morale qui enseignoit l'imitation de Dieu ot

Un pot d'agate de forme moins commune , et couvert en tout sens de fleurs de lotus CO , porte génuflexion au nom glorieux de Pétemel esprit, maître de la renaissance , pour que l'âme partant soit reçue dans le bario àes dieux : le nom du Seigneur^ le clément et le juste/ exalté parmi les peuples, qui répètent la même prière : le tout exprimé dans des symboles déjà connus. Un petit pot , que Beger C^ donne pour vase mj-rrhiriy porte une variante de cette inscription ; ou de celle du pot célèbre d'un ancien roi de Chine : renouvelle-toi chaque jour^ renouvelle-toi tous les jours , etc. ^^^ Des fragmens de grand vase répétés de la copie de Naxi , Tab. viii. âg. ii. portent les offrandes

(0 Enseb. 1. c. xii. ao.

(•) CEdip. , t. n. P. II. p. 379. (0 Tbes. Brandeburg. , 1. 111. p. 186.

(O Bayer, Museam Sidic. 1. p. i3i. Mânoires dcs.J«ftoites chinois, t. i. p. 715.

DES HIÉROGLtPHESL 97

umVerSjsWes de louange, d'invocation et de gloire, devant la triade égyptienne , Osnris, Isis et Crus ^ oa, au très-"haut, le clément et le miséricordieux. Ce grand ta]>leau, accompagné du texte des hymnes qui sont adressés 'à la divinité , a le bord supérieur rempli des étoiles de tous les dieux.

Parmi d'autres vases gravés dans le troisième Tome de FOEdipç , p. 4^4 » celui sous le N®. 5 porte une image de prière silencieuse, chargée de lignes d'inscription sans caractères , mais environnée d'un bâton pastoral qui sauve , et de la flèche de la mort montée sur la . sphère de l'éternité : sauve de la mort éternelle !

Un vase mal rendu au N°. 7 , porte invocation à TËternel , le Créateur et qui sauve des grandes eaux. Le pot de baume à la lettre F. , figure Tinvocation. N°. 10 porte pour couvercle le nom de l'Eternel Dieu , et en légende celui de libérateur. N*. 12 , couvert dé mamelles, exprime l'attribut, plein de grâces*

Le vase sous le N*'» i porte d'un coté le grand nom du soleil et des dieux , fig. B. d. e ; Dieu adoré (lansspn saint lieu, b; le Très^Haut , a ; l'ineflfeble et juste , c. L'autre côté présente Dieu qui demeure au milieu des dieux , g , f , ayant à sea pieds le ciel , la terre et l'abîme qui publient ses. louanges, i, 1, k.

Le canope N°. 6, de forme humaine accrqu- III. 5

9$ DE UÉTUDE

pie, ou assise, figiire un siège dWacIe, et enzuiême temp» tin vase de psaume et de prière. Car le voile de sa tête , les mains croisées et cette attitude même, désignent la prière contemplative , dont l'objet est indiqué par la feuille dans Tune <fe ses mains. C'est la demande de fleurir conune la feuille verte. Le canope N°; 2 demande l'abreuvement, le refrigerium^ par la feuille de figui»* qui le représente. Les légendes de deux vases d'une même forme , dans Beger (0 , sUio , et pie^ constatent ces valeurs des symboles , et dotment le thème des inscriptions remarquables par des ca-^ ractères d'un texte peu varié.

Le beau canope publié par Casalius , dans son ouvrage sur les rits des Égyptiens , etc. , porte pour inscnption la prière prescrite par l'oracle^ qui nous a été conservée par Porphyre. Cette formule conunence : Inunortel , ineffiible , père éternel' , saint et sacré, porté sur les sphères roulantes^ do* minateur dans les champs éthéréens , où est fixée la force de ta puissance, etc. L.a première colonne de l'inscription dû canope porte le cercle au-dessus de l'ibis , symbole de la pensée et du discours ao* compagne d'un cor , et de l'espèce de croix qui , en caractère chinois , signifie, non : c'est -^ à-* dire l'éternel du discours non sonnant, ineffable. Une sphère et la plante de papyrus figurent ensuite

©ES hiéroglyphes/ 99

réternel Père ; la croix de Tôt sur une spbëre , le saint 5 l'oiseau posé sur une sphère qvi est croisée par les essieux courbes en apparence d'une roue qui roule , celui qui est porté sur les sphères roulantes. Le dominateur dans les champs éthéréens est figuré par la ligne droite , le caractère d'un maître animé par un serpent au-dessus d'une croix , laquelle enfermée dans un carré, signifie , en caractère chinois , champ , mais qui étant ici enfermée dans un cercle, figure les champs célestes éthéréens. Ayant mis le lecteur sur la voie , nous lui abandonnons le soin de rapprocher lui-même de la traduction grecque les colonnes diverses de la force et de la puissance , ainsi qne le reste de cette inscription sur six lignes verticales.

Kîrker a aussi recueilli un certain nombre de ces noms divins sous forme d'amulettes , qu'on trouve dans les bandelettes des momies (*) , mais dont nous avons dqà fait connoître les valeurs^ à l'exception du N**. 19, rendant l'image de la fable d'flercule agenouillé qui, au défaut de flèches, jetoit contre 6^ ennemis les pierres que son père lui envoya du ciel. Le vœu d'être reçu à demeurer avec les dieux dans la même maison , est exprimé par celui du T. n. P. I. p. 465, N°. 7. , qui figure l'âme «ous la figure d'une femme nue , au milieu de deux autres figures nues qui lui donnent la main, ' CO Œdip. y t. iR. p. 519. 530. 5aa.

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