‹ Les Indiens des États-UnisChapitre 14 sur 24 · IV · texte numérisé non relu

IV

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gore donne de Dieu , et qui est écrite derricTe la grande image d'Osiris , le sommet des puis" êonces droites. Nous lui devons aussi cette autre formule ^0 : auteur de Pesprit de chaleur et de lumière , père et gardien de la vie humaine^ çii parolt être écrite derrière la tête du roi du ciel et de Tannée , portée par les douze représentai du zodiaque et des mois C^X Représenté dans S€m caractère de juste juge y et assis sUr un trône environné de lions, comme ceux de Salomon et d'Athargatis , accompagnant le soleil dans la procès sion dont nous venons de parler , ce roi du ciel ressemble beaucoup à celui de la terre , soit que l'usage l'exigeât ainsi y soit que ce fût en effet la réception du dernier adopté parmi les dieux, auxquels il est devenu semblable. La ceinture planétaire et la poule protectrice distinguent toutefois le roi d'Egypte y dans ce tableau comnie ailleurs, et au N^. 87, 011 son titre de pieux et saint roi , pasteur de la terre , est contenu dans l'une des deux tablettes qui l'accompagnent. Dans * l'hiéroglyphe de l'attributjP/rownMj x«Aof y* aya|«i, lo^ caractère linéaire de l'homme qui, avec celui du bois, forme le symbole du bien et du bon, est remplacé par l'homme en contemplation religieuse , couronné du cercle d'excellence et de

(0 Sat. I. 19.

(*) f^oyez TAnalise de Tlnscr. de Kosctte^

^inteté. Les symboles , dans Tautre tablette du înonarque de la multitude qui honore la divinité du soleil et des quatre élémens , doivent aussi ex-

. primer le nom 9 ou quelque surnom de ce prince. Peut-être ne s'agit-il encore ici que de Sothis , ou Sésostris ^ dont l'expédition de neuf années semble être indiquée > aux N^ 4^^ 4^. , par les neuf petites personnes qui , derrière l'historien du vainqueur , traînent une corde que soutient ce grand prince , et qui retrace le caractère de l'an-

^née et du temps. C'est une représentation semblable à celle des douze chefs des castes célestes, figurés , dans des processions indiennes , par douze enfans qu'un vieillard conduit de même devant lui. La confusion de la mythologie et de l'histoire est peutp-etre évitée par ces bas-reliefs coloriés : à en juger du moins par le choix des termes dans Diodore et Clément d'Alexandrie , ainsi que par la distinction que font les onirocrites, entre la sculptiu*e en creux et celle en relief. On nous apprend toutefois que , si les £sistes des temps passés étoient écrits sur les murailles des palais royaux , conuue sur les cabanes des caciques américains , les destinées futures de l'empire y étoient également prédites 9 comme sur le mur du palais de Balthasar. Mais elles étoient probablement annoncées dans des symboles aussi génériques y favorables à l'ambition prophétique des

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anciens , <jui se fondoient d'ailleurs sur ce principe , que ce qui sera , ressemble à ce qui a été.

Dans le même esprit , des statues élevées sur les tombeaux figurent en songe des honneurs per« péluels , ou un descendant qui deviendra grand et glorieux ^0. Il faut assigner le premier sens à celles que Diodore place sur le quatrième côté de la cour consacrée à la mémoire des hauts faits de Memnon, et qu'on distingue par son nom.

Leur répétition correspondant à la double ligne , caractère de Seigneur , peut servir tout à la fois à désigner dans le pluriel , comme l'usage Texigeoit ^*) , le Seigneur assis sur son trône , et à exprimer qu'il ressuscite , en paroissant se lever , suivant l'observation des auciens : ce qui aussi , dans les songes , désigne le retour à la vie pre^ mière ^^). Le trône élevé à l'honneur de Ptolémée à Adulis, avec une inscription qui célèbre ses victoires ; le côté de la base de l'une de ces statues dans Denon ^4)^ oii l'on discerne la même figure d'un roi tenant un thyrse à. la miain , et faisant son entrée triomphale dans la maison de ses pères , qu'on a vue à l'entrée des grottes sépulcrales , près des pyramides de Gizé ; les deux sta-

(0 Cardan , L c. p. a 19. ~ O) Rex , Assyriae Domini, O) Cardan, p. loa.

CO PI. 44. N«. a»

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tues même memnoniques qui, dans ce dernier monument , l'accompagnent en caractère d'écriture } plusieurs circonstances font toutefois sup« poser que , par l'une de ces images , on céiébroit les hauts faits du roi , dans un chant de triomphe écrit sur la base , dont le thème général , ou la première expression consacrée , que le Seigneur se levé ^ étoit rendue par la statue elle-même. Tous les symboles et caractères connus par les copies de Norden confirment le sens religieui^ de la seconde statue , qui se lève la seconde fois ^ prouvent qu'elle exprime un vœu , pour que le héros qui l'a méritée par ses grandes actions , se relevé , ressuscite; que l'une et l'autre forment ensemble des monumens de la canonisation héroïque , qui a obtenu à Memnon , jugé digne de la résurrection , le culte des Ethiopiens. Appartenant à un monument sépulcral , elles représentent ce Jils de la résurrection 0) qui va entrer chez ses pères pour se réunir aux dieux. Cette réunion est figurée ,. sur la copie de Norden CO, de la même manière que dans les mystères , par les génies administrateurs de la nature qui Hent l'àme de l'homme à celle de l'univers : dans le faisceau des vivans , suivant la formule funéraire

CO Luc , XX. 35. 36. Job, xi. 17. Os^e^ xi. i. Orieris Qt Lucifer. Sicut manè periransit rex.

CO Letter to the rojral Society. Pi. a.

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des juifs ^'^ ; au grand tau du ciel et de ses pui^ sances droites et gauches. Les mères de la rësuprection qui en portent les emblèmes sur la tête , y attachent avec de forts liens ces mêmes fleurs qui se relèvent , la fleur du roi y dont les titres , noms et attributs , sont élevés sur ce ciel. C'est d'abord le ^caractère d'un monarque » une ligne perpendiculaire tracée parallèlement à celui de l'aurore , au-dessus du ciel et du double caractère du Seigneur : le tout entre l'aigle dominateur et des symboles des dieux , au milieu desquels ce dominateur est monté au ciel à côté de l'aurore , et semblable à elle. Au-dessous de l'aigle , le possesseur de l'Egypte y représentée par le wiau d'É' gjrpte ^*), est désigné dans le pluriel suivant l'usage C^). L'excellent roi qui exauce est figuré par l'^rvier d'Ethiopie tournant la tête, et qui est assis sur un trône à côté d'une plume» Des deux côtés sont les caractères du roi clément et juste , lumière du monde , fils de l'aurore , l'excellent roi qui nourrit , dont la fleur se relève. Au centre du tableau y les noms et surnoms de ce roi sont écrits sur deux boucliers sacrés y couronnés de plumes et montés sur des trônes. Le

CO I . Sam. xxT. 09. Goodwin y Moses et Aaron , p. 914. Uninas , 1. c. ]. y. c. 40< (*) Vitiila formosa AEgyptns est. Jerem. xlti. 90. 0) j^ossessores , dans la Bible.

DES HIÉROGLYPHES. igt

premier ne renferme que la figure divine de Tau* guste et pieux , et bienheureux , qui , reposant au ciel 9 répond peut-être à l'attribut (t image du roi soleil^ assigné à Amenophis daps une inscription grecque. Dans le second cadre , le nom de l'excellent boulevard de la multitude présente , comme celui de Ptolémée dans l'ipscription de Rosette , la plume pour le préfixe, et le caractère de l'eau pour la multitude, mé , entre lesquels est le boulevard qui désigne le monde manifesté et la vérité, amoun et amen. Il représente ce mot entier , ou sa première lettre j on a ici le commencemeut du nom Phamenoph , tel qu'il est écrit en caractères grecs sur la statue , avec l'attribut de TZfOfAap^os qui répond à celui de boulevard. Les autres symboles sont trop peu dis* tincts pour qu'on en puisse tirer le nom entier d'Amenophis , qui peut signifier le fidèle d'Opbis , du vrai dieu Agatbodaemon COj et, d'après un développement cabalistique du mot , amen , par ses trois lettres* initiales d'autant de mots , le Seigneur roi fidèle d'OphJs W. Ces attributs qu'on voit parmi les noms de Dieu qui distinguent les amulettes, suivant l'usage, et qui ont dû être gravés sur le cachet du roi comme sur sa mon-

CO ^AktAm Z«vt 9 KfpA^TNf. Orph. Hymn. X. la. Ezod. xxuy. 6. Deut. xxxii. 4*

CO Kirker, Œdip. t. j. p.i. p. ^^o*

noie , ont pii donner lieu à celui de nouveau Agathodaemon , qui est donné à Néron sur une médaille, ainsi qu'à l'explication qu'on donne des murailles sur la monnoie de David , et à l'allusion prophétique :^oici que je te porte gravée sur mes mains ) tes murs sont continuellement devant moi CO.

Des deux côtés du grand tableau , honneur , force et gloire sont offerts trois fois à Dieu qui régénère , à la divinité de l'aurore qui relève la fleur du fils de la vie perpétuelle , représenté par une oie et le serpent toujours vivant ^ à Dieu qui élève au ciel ce Seigneur dominateur et roi , qui élève sa fleur , qui place â côté de l'aquilon le trône de ce dominateur , etc. : expressions dont on a déjà montré les rapports avec les allusions que les prophètes hébreux y ont faites , et qui semblent avoir donné lieu à la tradition que la statue de Memnon saluoit l'aurore avec joie.

Les deux figures de femmes qui se tiennent debout sur le devant du trône , dans l'attitude de garder , représentent probablement ces gardes au milieu desquels un roi doit toujours être assis , et qui dans le ciel sont des êtres spirituels que représentent des femmes nues , ou des nymphes légèrement vêtues. Si c'est la femme et la fille du roi , comme il est dit de la statue d'Osymandias, c'est

(0 Isaïe, XLix* i6. Ursinus , 1. c. i. 87.

DES HIÉROGLYPHES. igj

au milieu de ces gardiennes fidèles de sa vie terrestre que ressuscitera le fils de l'Aurore et de Titon : noms symboliques comme celui de Mem-* non , se rapportant tous au nouveau jour , à la vie nouvelle. Toute la fable de Menmon s'j rapporte de même, et les oiseaux qui paroissoient sur sou tombeau, ou qui étoient peints sur la draperie de sa statue à Delphes CO, sont empruntés peut-être de ceux qui entrent en grand nombre dans les in»« criptions de ce monument sépulcral.

Sans nous arrêter à des applications que le lecteur fera lui-même, nous observerons que les hiéroglyphes du nom de fils de l'aurore que nous avons cru reconnoitre sur les fragmens d'une statue noire C*^^ comme celle de Memnon , dlécrite par Philostrate , et qui sont un cercle , un flacon à long cou et un vase, sont constatés par Ibn Yaschija et Horapollon , puisque le premier donne à ce flacon k valeur de jour dont on a donné le nom , kfAéftt , à la mère de Memnon C^)^ et que, suivant l'observation du dernier, l'inondation du Nil, figurée par trois vases , avoit le nom d'un fils , nun^ qui signifie nouveau , ce qui en langue symbolique revient également à la valeur de fils. Le flacon pré*

(0 Pausanias.

(O l>enon,PI. ii8. N«. 4-

(0 *&« se prend aussi pour le joar, et Eha-u est le nom copte du jour.

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