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envirohnce de deux figures sculptées en bas-relief qui lui offrent de l'encens. Enveloppée du voile qui désigne le caché, elle repose sur les chapiteaux des colonnes comme sur son trône , dans une colonne de nuée. Le centre de l'entablement est décoré du grand caractère du soleil et des dieux spirituels , ou du prince des dieux que les Égyptiens cstimoient être la nsiéme chose que l'univers qui est obscur, caché et inconnu CO. Des deux côtés , jon voit s'avancer , vers ce dernier, quarante personnes, ou autant que les parties d'Osiris, d'après sa doubla division. Quatre , parmi elles , ont les têtes de l'ibis , de l'épervier et de deux différens chiens : ce qu'on appeloit les quatre lettres distinguées dans les processions comme syniboles universels d'un monde et de 9es divisions C^). Parmi ces représentans de toutes les parties de la t^re , de tous ses habitans , les uns sont dans des attitudes de danses et de sauts qui désignent une féteC^, et dans celles du culte , ou qui indiquent la célébration , en levant les bras; d'autres portent des .offrandes^ et le sceptre d'un serviteur de Dieu ^couronné du caractère de la. joie et de la grâce , la
(0 De Is. et Os. c. 8.
(*) Oem. Alex. Sirom. t. Dan. vu. 17. i,8. Ezecb. i. 5. X. i4' Apoc. iT. 6.
(0 Lev. xxvT. il. Pi. cXTni. a6. 3. Reg. xt. i. Rcg. xYUi. 6. I. Jndic. xxT. ai. £zod. xr. 30.
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tête de huppe. Trois autres arrivent , un bâton k fa main : ce qui , partout , exprime le terme : venir. L'un joue de la harpe que David appelle gloire CO • un autre fait la révérence en inclinant la tête ; tous, et chacun, expriment l'ensemble et chaque mot des versets : « Chantez , dans de saints transports, à la gloire de Dieu ^ vous tous, habitans de la terre , servez le Seigneur avec joie. Venez devant sa face , dai^ de saints ravissemens. »
Le verset suivant : u Sachez que le Seigneur est Dieu; que c'est lui qui vous a faits , et que nous ne nous sommes pas faits nous-mêmes, est rendu, des deux côtés de la façade ^'^ , par différentes scènes de l'initiation et des fables sacrées de la philosophie , moyennant lesquelles l'intelh'gence de Dieu et de ses œuvres étoit communiquée par le songe obscur C^) de ces images , et de ses noms inscrits dans des cadres ovales. C'est l'âme qui la reçoit dans nue de ces scènes au coté droit de la porte oii elle €st représentée, comme les esprits en général, par une figure nueC4), parce que le corps, considéré dans les anciennes doctrines comme l'enveloppe de Tâme, est figuré par des vêtemens C^). Psyché
0) Le deuil en est à la i35^. plancht , N^. 3o.
(^) De Is. et Os. c. 83.
(0 Obelisc. Pamphil. p. 4'4«
C^ La Bible, Sap. ix. i5, et ailkuis, les Pères de
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reçoit à genoux cette tradition de félicité désignée comme la porte qui conduit au Créateur, comme le siège et la cour du bien CO • elle la reçoit de .son conducteur vers les portes de l'intelligence^") , le vestibule de la philosophie et du bien C^) , de l'introducteur dans les mystères : ou dans les lieux •saints oii sont admises les âmes délivrées des liens
TEglise , Plaum et 1« dialogue indien de Krischna et Arjoony dans les Esquisses sur les Indiens, p. i. 183. Le pythagoricien Philplaiis , dans Qem. Alex. Macrob. Somn. Scip. 1. 1 1 . Jamblic. 1. c. sect. m. c. 30. Les.Fragm. Hermct. x. 16. 17. ni. 3. Prîmiim decet te perrompcre quem d«fers aniictum, ignorant!» texturam-— scnsitiYnmcadayery circumlatum sepulcrum, etc., conforme à ce que dit saint Augustin , Serm. 16. deXeoip. Animae mortu» sepnlcrum est corpus. »*-R. Moscs Gorduero, Traite de TApie, dans la Cabala dcnud'ata, P. 3. p. 1^. i35. Les gnosiiqucs disent que rhoniine est reviètn du Èorps oomme d'un habit. Les cabalistes expliquent le vêtement que Dieu donna à Adam et %L Eve , en les chassant du paradis, par les corps qu'ils recevoient alors, ayant e'te' auparavant des esprits purs et nus 9 des âmes dont Heraclite et Euripide appellent la mort notre vie, et la vie notre mort. Tertullien, de Pallio , fait allusion à celte doctrine , en ajoutant : Arcana ista nec omnium nosse. Cest aussi le motif de la nudité des statues des dieux, expliqué par l'expression de Sénèque, Epist. 3. Dieu est nu.
(0 Jamblic. 1. c. x. 5.
0) Fragm. Hcrm. yti. 3. Percunctamini ducem qui ad manum viam vos doceat, ad intelligentiœ fores ; ce qui est aussi un^ expression de la cabale.
(0 Expressions de Julien, Orat. 7. p. 436, et de Gelsus dans Origenes adv. Ccis. l>-7' p* 3()i.
cttt corps , et oii Dieu est letir introducteur et leur roi CO. Son représentant C*) , dans cet endroit , est sous un de ces masques ou caractères de lions , aigles et autres oiseaux , que prenoient les ministres des mystères et les initie's C3). Il exprime par son geste qu'il apprend au myste agenouillé le nom du Roi de l'univers, l'Etemel , le Seigneur vivant, qui est écrit dans un cadre devant eux. A la même hauteur et du même côté de la porte qui ferme le sanctuaire dû temple, l'hiérophante explique ulténeuren^ent la nature de l'esprit universel et créateur, désigné par le glohe ailé et par la main qui achève toutes les œuvres C4). De l'autre cèté , le peuple de Dieu , les hrehis de son pâturage (^) sont figurées auprès du bâton pastoral de l'Éternel , par le bœuf emblème du peuple , et par le lion 9 qui avec lui forme le troupeau de Dieu que décrit Isaîe (^, dans lequel le veau, le hon et labrebis demeureront ensemble, où le lionmangera la paille conune le bœuf. C'est ainsi qu'on a rendu le commencement du quatrième verset : n Yous
CO De Is. et Os. c. 8a.
(0 Par rë^procU^y Dieu signifie, pontife, en songe. Cardan. 1. c. p. 4o.
(0 Porphyre. Saint J<fr6me.
(♦) Horap. II. iiig.
O) Ps. LJtXlX. i3.
C) Ch. XI. 6. 7. 8. 9, qu'on a rapproché des oracles sibyllins. Ursinns, Anal. Sacr. i. p. 184.
3o DE L'ÉTUDE
qui êtes 6on peuple , et qu'il nourrit comme ses brebis. » Ce qui suit : « Entrez par Ses portes en l'honorant par vos louanges, et dans sa maison en chantant des hymnes ) glorifîe&-le par vos actions de grâces , » est rendu par des tableaux parlans de ces actes , sur les chambranles de la porte extérieure y oii vingl-^inq personnes remplissent la scëne ^0 ^ et des deux cotes de la porte intérieure. Dans ces dernières scènes , on distingue, entre autres , Tenfant qui , siiivant le prophète cilé, conduit le troupeau du Seigneur , et qui approche ici de son trône ayant le bâton pastoral sur sa tête. Le roi , le bien-aimé de Phta , qui a élevé le temple , ou qui offre le culte au nom du peuple , y paroît aussi dans un tableau principal devant le trône de la Divinité et devant son autel , en élevant le bras comme les personnes qu'on vient de c^ter pour le célébrer. Le dernier verset enfin : « Bénissez son nom , car le Seigneur est plein de douceur; sa miséricorde est éternelle , et sa vérité s'étendra de génération en génération , » estirendu tant par diffcrens détails de ces tableaux que par ceux des colonnes ^*). Le fiit de ces dernières est couvert de plusieurs bandes de sculptures symboliques, dont les trois supérieures contiennent des noms divins semblables à ceux
(0 Ezech. Yiii. i6.
(0 Dtnon, PJ. 4©. N^ 4. PI. 117. N^ a.
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que les Climois placent sur les colonnes de leurs temples , et dont on a un exemple dans ceux que Tempereur Kang-Hi fit mettre sur la façade de Féglise des Jésuites à Peking CO. Ces noms sont encadrés et accompagnés de tous Jes honneurs ordinaires : la couronne de plumes , le trône , les ministres, et , dans la bande du milieu, des figures de l'âme , de Psyché fléchissant le genou et levant les deux bras. C'est là bénir , le terme hébreu signifiant en m^mé temps fléchir le genou. Ensuite , dans une bande plus large , le Seigneur est assis sur son trône , tenant le sceptre de cIé-« nwnce et de miséricorde : sceptre répété plus bas dans une bande qui en est remplie , ainsi que du caractère de la vérité , que de pareils sceptres environnent. Le même sceptre et ce sceau de la vérité sont portés, dans la dernière bande, par celui qui introduit auprès de la Divinité les âmes rangées Tune après l'autre , et dans le caractère des nymphes , qui , suivant saint Jérôme , étoit un
CO Cëtoit pour le fvonton : le vrai principe de tonte chose : dont la désignation occupoit aussi le sommet d'un monument d'Alexandrie, soivant Aphtonins. Ponr la première colonne , c'étoit : Il est sans commencement et sans *^n, Ua produit toutes choses du commencement. Il les gouverne, €t iîen est le Seigneur. La seconde colonne portoit : 11 est infiniment bon et infiniment juste. U éclaire-, mainbent et coordonne tout avec une puissance infinie et avec *ne justice infinie. \ . ' *
la doctrine vivifiante , figurée par le ciel qui verse une rosée de lumière sur la terre , laquelle s'ouvre au soleil qu'elle reçoit dans son sein. Ces détails semblent répondre à l'ouverture du cantique mystique d'Hermès, qui proclame : Que l'univers ait à recevoir l'hymne , à l'entendre 5 que la terre s'ouvre , que toute cataracte de pluie s'ouvre. Arbres, ne tremblez point } je veux chanter le Seigneur de la création , le tout et un. Ouvrez-vous, 6 cieux ! reposez , 6 vents ! etc. Les «ymboles développent le sens de toutes ces expressions concernant l'origine des choses , ou la naissance d'Orus ultérieurement indiquée comme le sujet de ses entretiens avec Isis , par 'la face divine de la déesse que distinguent des oreilles de belette , laquelle , suivant la doctrine symbolique , conçoit par les oreiUes et accouche par la bouche. C'est ainsi que la parole est conçue et produite ; et Plutarque CO cite ses autorités sur la valeur de cette figure et représen-^ tation de la parole qui se forme et procède de la bouche. Il s'agit ici de la naissance du \iyos ^'^ ; de la parole créatrice qui devint Orus , le monde y
(0 Dels. et Os. c. 76.
C') Quod autem ex jnente iueiàum verbnmDâ filiusest. PI mander , § 5. 6. 10. Suidas in t. Hermès Trismegist. Philo, de Insomniis, de MundiOpîGcîo, de Monarchiâ , n. p. 838. Sermo est imago Dei 9 qoo ille totum mundom coodidil. Jamblic. de Mj'ster. x. 6. Calmet, art.Metiura.
les œuvres de Dieu , son fils CO et son prophète qui l'annonce. A en juger d'après nombre de monumens , l'esprit de la fable et l'opinion ancienne sur les destinées de l'homme , conservée parmi les Indiens et adoptée comme maxime parmi les Orientaux en général, le motif de cette création du monde, de cette naissance expiatoire de la chute des esprits déchus de leur dignité première, semble avoir été ce mystère redoutable voilé par Moïse, et exposé par Origènes CO^ qu'on çachoit si soigneusement au vulgaire 'CS) , et que la Minerve
CO Est namqae mundus Dei filias. Fragm. Hermet. ir. 14. XIT. i5.
O) ïltfi 9fjQ09' Selon lui, le motif de^ la création da monde n'a pas é\é de produire le bien , mais de réprimer le mal. Les Âmes créées antérieurement ayant péché , furent rejetées dans les corps comme dans des liens.
(0 Qui per diversas gentes auctoies constitnendis saeriê ceremoniarum fuerunt, idiud esse inferos negayerunt qnàm ipsa corpora , quibus inclusse animae carcerem fœdum tene* bris, horridum sordibus et cruore patiuntur. Hoc animse sepulcrum, boc Ditis concaya, hoc inferos yocaverunt. Macrob. Somn. Scip. e. z. 53. et 58 : opinion plas ou moins développée par les sages de l'antiquité , depuis Or* phée jusqu'à Marc-Aurèle, et liée h celle que les Fragmens Hermétiques, ziii. i3. 3t. ix. 4* xii. xiy. 7. 8. 9, modifient ou défendent de divulguer avec les rits de la régénération , pour ne pas paroltre calonmier la nature t à laquelle Salomon fait aussi allusion : Creavit enim ut essènt omnia ; et sanabiles fecit nationes orbis terraram ; et non est illis nicdicameniumezterminii, ncc injerorum regnum in terra»
ég3^tieiine , la s^ierge du monde , dit à son flIâ Orus lui-même, qu'elle ne xent point révéler 0>. Ce propos, contenu dans le livre hermétique qui' porte le nom de la déesse (*) , est vriiisemblablement rendu dans l'inscription inférieure du côte droit de la porte , copiée à la même planche N°. I , et qui , avec les tableaux qui l'environnent , occupe le fond de la troisième pièce intérieure du temple soustraite aux yeux du public (^. Commençant -par les symboles du fils du soleil , une
Sap. T. i4« vni. do. Huet a recueilli d'antres témoignages, et ajonte, Qa^t. Alnet. p. 166. Prxclara sont qnx snper hoc argnmento disserit Augustinns adversus Julianum. Accedere ait ad Christiannm dogma , qui errores miseriasqne humanse vit» adxqunm Dei judicium reinlerunt; recitatqne < insigne ex Tullii fiortensis testimonium, quo veteres illos sive vates , ^îtc in sacris initiisque tradendis deorum inter' prèles , yideri ail vidisse aliquid , ciim nos pœnarum Ineadarnin cansâ natos esse dixerunt , ob aliqua ia vitâ snperiore sçelera susccpta.
CO Isis se contentant;^ ooinmo dit Plutarque dans la traduction d'Amyot, que les travaux et labeurs qu'elle avoit sapport4» demeurassent ensevelis en siJence et en oubli, ains les mêlant parmi les plc^s saintes cérémonies des saci^fices, comme exemples, images et souvenances des inconvénicns ponr lors advenus, elle consacra un enseignement et une instruction et consQUoion depiet^ envers les dieux , autant pour les femmes que pour les hommes détenus vn nà" sèrcs et calamités,
(0 Ko{a itiapM dans Stobee, 1. c.
(ODcnon,Pl. 4o.K*.8.
oie surmontée d'un cercle O) , cette inscription proît contenir une réponse aux questions d'Orus proposées dans l'inscriptioa. supérieure , et sous les mêmes symboles. Ce sont d'abord après celui de fils , ceux de la manifestation dans le lièvre (0| ou des noces , et de Mars et Yénui y dont la fable concerne Vorigine des choses dans les deux corneilles C^) 'y de la s^ie et d'une mère dans le serpent et le vautour (4) • du discours , dans l'oiseau de la sagesse C^) ^ de cette sagesse , ou Isis elle-même , de ses noms vénérables et de ses secrets , dans la table sacrée et la figure qui l'accompagne , dans le spbinx et le caractère linéaire de Neith montés sur des trônes , et accompagnée de l'oiseau emblème de son sexe et d'une déesse ^^'^ un caractère ^Orus ou de son grand tabernacle , accompagné ^ la corne et d'une base qui désignent la puissance et un roi ; le poisson qui figure l'abomination et la baine. Tout cela semble répondre à ce que dit Isis à son fils , au grand et puissant Orus , qu'elle ne veut point révéler sa naissance , qu'ail est odieux de rapporter son origine. Les caractères suivans
(0 Horap. I. 53* Qem. Alex; Strom. v.
(0 Horap. i. 26.
<0 Id. I. 8. 9. II. 4<>.
(Oldi. II.
W là. I. 36.
0)ld.i. u.
38 DEL'ËTUDE
sont principalement une cuisse d'animal , un fruit, un membre viril , une abeille , un serpent et un œuf; un pied , un oiseau et des plumes; un œil , des couteaux , un fruit et un cochon } un poisson , .une flèche , deux cruches entre deux serpens et l'oiseau de Minerve ; la main droite , qui désigne celui qui fournit la nourriture, suivant Diodore de Sicile ; des cippes à inscriptions , des pièces de vêtement primitif, des temples , un autel , et enfin ,un lion. Tous ces caractères , avec d'autres qui les accompagnent, qu'il est difficile de définir et qu'il faut examiner sur la planche , sont également propres à rendre la suite du discours de Minerve ^ur le Créateur des immortels et du monde, qui a accordé aux hommes le grand Osiris le père, et la grande déesse Isis , pour venir au secours de tous ceux qui en avoient besoin ; sur ces personnages qui ont rempli la vie de vie [ les deux serpens autour des deux couches]^ qui ont aboli l'horreur du meurtre mutuel ; qui ont consacré des temples et des sacrifices aux dieux auteurs de leurs jours ; qui ont donné aux mortels des lois , la nourriture et le vêtement.
Nous n'entrerons point dans l'analise ultérieure de cette composition, dont le premier auteur , apparemment très-ancien , n'a point observé l'ordre ordinaire des caractères ; ni un boustrophedon réguh'er qu'on voit sur d'autres monumens , nom-
mément sur un vase dans Kirker CO. Nous supprimerons aussi le discours d'Hermès , le dëcfaiffreinent des trois autres inscriptions, ainsi que toute discussion sur ce qu'il y a d'allégorique dans ce discours , ou de véritable éclaircissement sur la nature mortelle de cet Osiris et de cette Isis que le peuple adoroit comme des dieux , et que les initiés de la parle n'apprenoient à connoitre qu'impar&itementCO. Un tel éclaircissement ^ conforme .à l'opinion reçue sur les mystères , se bomoit vraisemblablement , dans les premiers grades , à des avis tels qu'en donne Hermès à Tôt C^^, ou à des inscriptions à l'entrée des pagodes chinoises , sur le doute et l'erreur ici-bas , et la vérité pure dans le , ciel. Le Psaume exprimé par l'ensemble de ce portique , annonce de même que c'est Dieu qui nous a créés , et non pas nous-mêmes y ou des mortels nos semblables. Ce sujet étant trop vaste
CO Œdjp. t. 2. p. 2. p. Sa».
CO Eleusis. servat quod ostendat reyîsentibas : rcrnin na> tara sacra sna simul non tradit. Inltiatos nos credimus , in veslihido (jas haercmns : illa arcana non promiscuè, nec omnibas patent, redacta in interiore sacrario daosa , etc. Senec. Nai. Qaaest. 1. vu, c. 3i.
<0 Omnia itaqtie, o'^ot, qux in terr snnt, non e<|uidem verîtas sant, sed veritatis simniacra, ac non omnia, quinimô pauca hxc : caetera ver6 mendaciam sunt , et dolus , o Toc , ac ima^maZtom'j opinioneSy effîgîenum instar composita. — Ployez aussi Tertollian. de AnimÂ, c. 8.
4o DE L'ÉTUDE
.pour un aperçu qui doit embrasser tant de mo* numens, nous procéderons à l'examen aussi sommaire des plafonds sculptés et peints du même portique , dessinés par M. Denon.
Le bas-relief d'une des plate -bandes CO arrêtera d'abord notre attention. L'âme , sous la figure de Psjcbé, admise dans le tabernacle de Dieu, lui rend ses actions de grâces. Au commencement du tableau , à la droite du lecteur , elle est deux fois répétée , de même qu'au conmoiencement du centtroisième Psaume, auquel toute cette composition correspond 5 mais, comme dans le Psaume suivant, lié à celui-ci , et qui lie ce tableau au zodiaque du plafond qui doit lui être contigu , l'âme contemple d'abord le$ attributs de Dieu retracés dans son image symbolique qu'elle a devant elle , et qui est répétée aux deux extrémités du tableau. Elle considère sa grandeur dans la taille gigantesque de son image en course ; sa louange et ses honneurs dont est couronnée sa double tête de serpent j son vêtement de lumière dans les quatre ailes qui le couvrent j sa puissance , dans le caractère du ciel et le voile qu'il tient dans les deux mains et à bras également étendus : il paroît comme monté sur les pieds d'une nymphe légèrement vêtue, qui se présente la tête en bas, et en exaltant le nom du Créateur, en élevant le scarabée , ce qui correspond
0) Pl.-i3i.N*. t.
DES HIÉROGLYPHES. 4i
à Yexpression , Seigneur , mon Dieu , au commencement du Psaume civ; ainsi qu'à la bénédiction de la première figure de l'âme ^ par laquelle »*oavre et se termine le cm". Psaume. Cette figure est répétée dans les deux parties du ta^ bleau y et ensuite dans la partie supérieure , oii elle est agenouillée , portant ses mains k son cœur , et se tournant vers Tinurge divine sur un trône ^ est environné de ces deux figures de Psyché. Cette scène du tableau , et cette statue qui , de même que les images de Dieu , n'est qu'un nom de Dieu unique , et du Seigneur , puisqu'il est ^»9iSi sont aussi rendues dans le Psaume : « Bé» Hissez , mon âme , le Seigneur 9 et que tout c'e qui est en moi bénisse son saint nomCO ! Mon âme, unissez le Seigneur , et n'oubliez point tes bien* ^ts ^ lesquels sont rappelés par le sceptre de mi» ^ricorde que l'image tient à la main.
Si c'est ici un des endroits qui constatent la véritable valeur des statues , celle du sphinx est également vérifiée par les deux exemples qui s'es présentent dans ce tableau. Le premier , dans cette partie, est l'expression du troisième verset correspondant du Psaume : « Puisque c'est lui qui pardonne toutes vos iniquités. « Car ce sphinx
CO Payez Thymne à la snite du 1 3*. Fragment Hermé- ^^^^> S 18. ig. Qus in me estîs potenlis unum et oixme