IV
a34 DE UÉTUDE
Sa première face figure le vain^eur dé la mort^ l'adorateur de rÉternel un qui rend honneur 4 son libérateur toujours vivant , le roi du cîeL N^. 21 — 3i. lia secondé paroit le rappeler connue passant à la voie du ciel par les épreuves des mystères , au travers des élémens qu'il honore. 21. 32. La troisième renferme la dédicace du temple, 34. 33. et dePéchelledescieux, 32. 3i • 29* que fait le roi , 35. 36 , qui adore devant la face du trône. Le quatrième coté porte pour l'échelle une colonne , autel de parfum des deux régions dont le roi présente des offrandes, 21 •>*«• 24, de« vaut la face de Dieu le père, le bon, 25 -^ 28, son rocher de salut , l'appui à ses pieds , en qui il a son refuge s'envolant comme le passereau CO , et s'échappant des sphères qu'il laisse derrière lui , pour arriver au roi du ciel , 29 «^ Zj. La dédicace occupant cette partie de l'obélisque, ses quatre cotés ne présentent jJus , pour conclusion au-des^ »%as des derniers noms divins , que le roi habitant de la maison du Seigneur.
L'inscription de l'obélisque de Constantinople, dont la partie inférieure est perdue, n'étant aussi que sur une simple colonne , doit snivre les précédensdans notre examen sonunaire. Les caractères diminutifs qui , au sommet , accompagnent les grandes figures de la Divinité et du roi , sont effacés
(0 Y. 4< du Ps. LzxxiT, que nous toiioqs de citer.
DES UIÉROGLYFHESl »5!r
par le temps j où ne laissent discerner qiie leur dif« férence ie ceux de la copie de Kirker. On voit ifoe 9 Yur le haut de cette échelle du ciel , Dieu •promet y comme jadis à Jacob , sa protection et ses iûenfaits au roi y à qui il accorde de gouverner la •terre avec joie, avec le sceptre de grâce qu'il lui ^onne , recevant , en retour , les vœux que ce .prince lui offre à genoux : le tout confor.mément à l'inscription d*obélisque interprétée par Hermapion. Il parolt même que les biens du ciel sont . promis dans le tableau supérieur , et ceux de la terre annoncés dans Finférieur C'>. Ensuite le roi est désigné , sur le. premier c^té de la copie, de Kirker , par la base qui le caractérise , et par l'aigle dominateur ^ ou l'épervier aususte couronné de la mitre de majesté et du pouvoir. La même ligne et le sceptre-charrup désignent encorecomme foi le personnage qui suU^ qui marche après Dieu C*> ^ figuré par un de ces symboles qu'il in-
(0 Ployez los allusions da Deuteronome, xxx. ii. la , et celle du V. i3j qai^ regardant aussi probablement TÉgypté, indiqueroit ^ue ses sages , comme ceux de la Grèce , passQfiefkt la mer pour s'instruire à fond de la doctrine dans fes contrées oh elle fut iiiTentet.
(0 Sapiens aemper habebit in animo t^etug illud prscep« tum , Deum sequcre. Seneca , de Vitâ Beat, c* i6. C'est celui de Pytliagore, nttê^ Off» adopte' par Épictète et les Stoïciens en gen(;fal. Arrian snr Epictet, Diss. 1. 1. c. ao. p. 85 c. xa. p. 56,
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voque en tendani ses mains vers lui; qui an piet de cette divinité fléchU le genou^ L'objet de S9, piété peut être défini^ et un de ses surnom» expri^ mé par le symbole de Dieu, après lequel il niâr«» chey mais qui étant , dans Kirker comme sur une pierre gravée , le bon Serpent , ressemble y âan» ToriginsLl , au bonnet qui , sur les. ruines de The* hes et en clefs chinoises CO, désigne le conducteur des armées et sa pubsance. Dans l'un et Tautre cas, ce tableau représente un pieux roi, le fidèle du Seigneur des armées , ou le fidèle du serpent , qui figure l'être suprême^ le fidèle d'Ophis, Amenophis C^) : ce qui constateroit la valeur de ce nom ou surnom , placé ici dans l'endroit qui , sur la plupart des obélisques , est réservé aux noms det rois.
Ce roi pieux , agenouillé conune Ptolémée dans l'inscription de Kosette, est, comme lui, niaitre des périodes de trente années. A leur caractère succèdent ceux de père et roi de tous E, le papyrus, l'abeille et les deux parties de la sphère F; le Seigneur des deux régions du ciel , qui exauce , qui tourne sa face vers celui qi^ l'implore G H ^^\ à qui adoration est élevée , et honneur et gloire en signe de piété. Ces honneurs sont des obélisques d'une
C0La5o».
(0 uémunintf fidèles qui verâ fide dicant amen»
CO Ps. Lxxxiv. 8. 9.
DES HIÉROGLlfPHES. ^j
même valeur symbolique que les plumes qui les représentent y et que des obélisques remplacent k leur tour , à la PI. 116, N^. i de Denon. Ils sont élevés au nom du Seigneur , du roi toujours vivant du ciel et de la terre , que figure le caractère ovale de la bouche TK, appuyé sur une base entre deux lignes 5 la section inférieure de la spbëre , le boulevard et un serpent. Le nom qu'il renferme est celui du'soleil protecteur , le soleil créateur et sauveur , qui délivre le peuple du désert, de l'a<« bîme ; ou bien aussi celui de Dieu y qui aime la miséricorde et la vérité , conune on a traduit symboliquement les noms hébreux du soleil et d'un boulevard , à cause du bourg de la vérité y et de la bonté divine manifestée dans le soleil.
C'est à ce soleil LM que le roi toujours vivantdonne le don du monument de son observance de la justice N O , et de sa réception parmi les vivans : les lampes flamboyantes P Q, qui font briller à l'Egypte la justice observée par le roi : ce qui est exprimé par l'aigle et le serpent ) par la main ouverte et celle qui transmet le sceptre de propriété accompagné du caractère du substantif^ par l'équerre de justice et l'œil qui l'observe^ par un drapeau qui, en hébreu , figure un signe, autel, obélisque; par la croix grecque, signe de réception dans les mystères, cent fois répété; par quatre serpens toujours vivans, disposés de manière à laisser entre
iSi »E L'ÉTUDE
twL la 8«eti<m supérîenré de la «pîib'e et la note du substantif avec celle du roi pur qui est reçu âu ciel supérieur parmi les vivaiis ^ par oea lampes , ^i en songe si^ifient un prince , parce qu'il Jn»» truit par son exemple , et auxquelles est comparée la loi posée dans la voie des justes /inscrite sur det 6l>élisques dans la yoie du temple 3 par la note dé pluralité accompagnant la forteresse dont le nom Masor et Mizraim , dans le pluriel , désigne l'ËL gjpte CO • par le caractère du datif; par l'œil en» fia et là base répétés. L'obélisque est coupé dans cet endroit.
' Ses autres faces présentent pour variantes , vers le haut , le maître d^ypte figuré , sur deux cétés^ par Taigle y la ligne droite et le veau d'Egjrpte , et lepossesseurde FÉgjrpte , représenté, sur le troi*» SÎëme^par le même veau et la main munie du sceptre de propriété. Immédiatement au-dessous ^ te possesseur est désigné comme roi pieux et juste, du comme formateur d'Egypte, icrtffft comme celui qui nourrit, par la figure agenouillée et le sceptre-charrue. Le sceptre est remplacé ^ Sur le quatrième côté, par le même oiseau qui y avec une pareille figure d'adorant, rend le nom du roi sur Tobâisque de Médicis : soit Othis C«>^
(') I. Reg. XIX. ^4. Isaie, xix. 6. Mich. tu. 3X Hist« tjnif, t. i.p. 3 16.
" (*) Horâp. II. 50.
DES HIÉROGLYPHES. sS»
Thaust, ou Foûeau de cette Minerve , qui est Isis ^ et k même que Sothû CO, Tëtoîle Sinus , aussi ap» pelée lÂs C^). On ne peut douter , d'après ce rem^ pbcemeat, que le roi^ auteur de l'obélisque , ne «oit dés^né ici par le symbole de Thot ou de Mi» «Berve 9 qui a dû porter leur nom Sothis. Le roi pîeux, agenouillé devant cet oiseau , le Se, Tado* rateur de Sothis, est donc Sésothis, ou le pieux £othis^, qu'on verra représenté par le même oiseau iur son obélisque au champ de Mars. On le dit le même que Sésostris, qui étoit aussi Aménophis MemnonC^, suivant une opinion que cet obélis* que paroit confirmer.
Aussi cet oiseau revient -il dans le texte dee trois cités de l'obélisque , dont nous venons de relever ces détails des parties supérieures. Sur le troisième , et à la lettre P> il succède aux c»» ractères du père et roi de tous, et au nom de l'Étemel 9 du soleil créateur^Ie Seigneur, étant inmiédiatement suivi de la désignation du roi qcd garde les chaînes des dieux , des puissances sap<^ xieures et inférieures y figurées par des massuet posées l'une sur l'autre, Q. Ayant rempli ce pre* miei* précepte mystéric^ux , le maître de la région •upérieure et de l'inférieure donne À l'esprit divin
(0 Damascîns, Vie dlsidore.
0) Horap. i. 4*
CO PausaoÎM, Attîc. 4 a*
»4o DE L'ÉTUDE
le don clu papyrus , drapeau qu'il garde , le signe des institutions des pères , des rois des temps anciens ^0, figurés par le papyrus , par le cours des astres et des temps qui ont passé , et par trois bases. G>nformément k leurs institutions vénérées, il pose , soit la lyre d'une gloire étemelle , soit* l'échelle de l'ascension à l'éternité [car la figure est équivoque ] : il la pose au pied du Seigneur absorbé dans l'excellence , ou dans une voûte flamboyante , et dont l'aigle symbole est couronné d'un caractère^ mystique , tel exactement que les Indiens en portent au front en honneur de Schiven , R. S. T. Y. Avec l'obélisque ainsi représenté , il a consacré le temple des dieux célestes , que figurent les écuries des animaux sacrés , désignées par le nom mystique de lit (^) , ainsi que le tabernacle du Seigneur trës-uniqne.
Le second côté de la copie de Kirker porte i après le caractère du bon et miséricordieux roi de tous y le roi Sothis , qui garde chaque papyrus , qui a honoré tous les parens , observé toutes les lois des ancêtres, avec ce second précepte des mystères :W. X. Y. Z. en mémoire de quoi il donne au très-haut et aux dieux gardiens qui ne d<Nrment point , le père et roi difr tous , au nom du soleil défenseur, créateur et libérateur , le signe
(0 Filîi regnm antiqaomm. Isaïe, xix. il.
O) Plin. VIII. 71.
DES hiéroglyphes: t4i
de justice observée par le toujours vivant Sothis , qui préside aux forteresses de Mizraîm que le Nil immortel inonde , A. B. C. D. £. y le signe de la règle de justice du roi toujours vivant , et du dieu éternel du ciel , les colonnes^autels du Seigneur,
F. G. Les trois vases qui , suivant Horapollon y dé« signjent l'inondation du Nil , étant du genre de ceux qui remplacent souvent des autels de parfums sur lesquels on les posoit probablementchargéè de choses odoriférantes , il se peut qu'ils représentent encore ici les obélisques de gloire, autels de louange élevés entre les murailles de Mizraîm.
Sur le quatrième coté , le caractère du père et roi de tous est suivi du nom du soleil défenseur, créateur et gardien de la vie du roi ; car le caractère du sauvieur qui délivre le peuple du désert est ici remplacé par Tœil qui garde le corps ^ et par la base qui désigne le roi. Viennent ensuite les caractères de l'esprit éternel en qui tout vit et a^on mouveme^it, du. maître donunateur du cours des astres et de leur retour, F , à qui est consacrée la colonne de louange , ou autel de parfum, dessiné par un obélisque sur un vase ; le signe d^ la Justice observée p^r le roi qui habite le tabeonacledes dieux sur la montagne des élévations ,
G. H. I. Le roi Sothis , qui préside aux tours de Mizraîm , élève cette o£&rande entre les deux « »