‹ Les Indiens des États-UnisChapitre 4 sur 24 · IV · texte numérisé non relu

IV

5q i>e L'étude .

trône et du teiuple , assises autour d'Orus , étendent aussi àfi son côté , ou figurent son acte 4^ prononcer un jugement , de juger les peuple ^vec vérité CO. Car c^est ^ci le monde de formation et de la Ipi , le jezirah des Hébreux : le règne des huit cabires, dont Jes figures sont rangées à côté ; la dynastie des demi-dieux dans Manethon. Le pégase à double tête , et l'oiseau à tête de cheval* placés après les cabires , semblent être les sym-» boles des héros et des damons CO ^ qi4 appartiennent au mén^e empire. Les caractères au-dessus de la ,tête .du prenper désignent les maîtres du };>as monde i^. Une infinité d'autres remarques seroient à fisdre sur la grande parole mystique de ces tableaux , si l'on vouloit entrer dans la mythologie, dans les fables sacrées auxquelles ils se lient tous naturellement , puisque c'étoft revêtus de cette forme que les symboles énoncés , rendus effables , passoient dans le public avec le sujet qu'ils traitoient. Mais puisque nous avons trpuyé \e moyen de les en dépouiller , et de con-^ sidér^ ce suijet dans la simplicité oii le contemploient , d'un côté du moins , les çhei^ du sanc*»

(0 Ps. xcvi. i3. C'est ce que signifie Tacte du juge égyptien «tendant le ^mbole de la vérité' au parti qui ayoit la vérité et le bon droit de son côté.

(0 AEgyptii — equî eorum caro et non spiritus.

iy> Denon, PI. lati. N®. i, oà ce symbole est Té^é\ m»i qu« Taiure* an W»^'> PlaioPb*dr. p. ia2i. ia26«

DES HIEROGLYPHES. 5t

tùaire , et ou il fut exposé par le grand légisbH leur ûes Hébreux } il est plus conforme à notre but en recherchant la véritable valeur des ca-. ractères sacrés , de nous en tenir à^ ce résistât ^ propre à faire servir à la religion la poésie avec les arts rendus à la vie et à leur langue recouvrée. Ce ne sera non plus qu'avec l'œil religieux des anciens mjstes , que nous nous arrêterons au jEodiaque tracé sur les deux plate-bandes les plus opposées du plafond du portique ^*\ Yraisembla* blement il ne s'agis^oit guère dans ce lieu que de la même étude des cieux qu'on suivoit dans les rits mithriaques >qui représentoient d'i/Tie manière symbolique l'univers avec le dfiftMe mouvement des astres*, les portes du soleil et le s^our des âmes dans le zodiaque C*^ , désigné comme leur assemblée , oii les unes descendoient du ciel à la terre , et où les autres en remonloient au ciel C^) : de même que les anges sur l'échelle que vit Jacob dans la maison de Dieu, la porte du ciel. C'étoit là du moins l'étude principale théologique à laquelle devoit conduire celle de l'astronomie ^^^

(0 Denon, PI. t3a.

O) GeliQf ap. Origen.. cODir. Gds. 1. ft. Porphyre m Antr. p. io6.

O) Piatoa et Macrobe , Somn. Scîp. i. ii. i««

O) Danda camen major est opéra cnilîbet nt contemple* tor mandam supercœlestem qaùm ooelcBtem , qQooîam il* lias icientia nobilior est qnâm buJQSy qua taiaea est lu-

5» DE L'ÊTODE

qui la daigne en songe CO , et à laquelle Hermëâ appelle Tôt ^'^ , pour voir combien il failoit tra«^ verser de corps ^ de chœurs de démons et la car* rière des astres , afin d'arriver à Tunique et sevdi Dieu qui ne peut être vu que dans ses œuvres C^, Cette contemplation avoit pour but de recon-« noitre la voie qui conduit au ciel, et dans le monde créé, l'image de»son auteur et prototype, qui elle*ménae reconduisoit auprès de lui C4) • car elle portoit à la considération de Cet univers caché que les Égyptiens estimoient le même que Dieu , qu'ils prioient et invitoient à se ma<« nifester à eux en l'appelant Amoun C^X C'est la connoissance de cet être qualifiée d'ascension au ciel C^^ , qu'on cberchoit en entrant dans l'I^

sfgnis, et sioe quâ proculdubiô medîâ, nemo potest snprcttiam oonsequi pulcfaerrimi , etc. La pliUosophie selon Ici Égyptiens.

(0 Cardan, L c. p. 119.

(0 Crater. § 8.

V) Alcinoûs, 1. c. i. 10.

0) Comperies tramitem ad snperna te dacentem : qurn** i(Do ipsa te dcdocet imago. Crater. § 11. Jamblic. 1. c. tt». 4. 5. Plato Rep, yn. p. 700—703. Tim. p. io63. Epinom. p. I0I3. Sap. ziii. I.—- 5. Augaahtt, de Cit.. Dei. 1. tiu.

C^ De Is. et Os. c. 8. Fragm. Herm. r. a. tn. 1 1.

C^) CognUio Dei ipsa est in codum ascensio. Fragm. Herm. X. i5. JamUic. 1. c. ▼. iS. vin. 4* »• 5. 6. Seztns tn Endiirid. La rctunection éuni pour les gnostiques la connoi**

DES HIÉAOGLIPHES. S3

aîèn^^) et en étudiant ce tabkau. Il 5e Ke aux deux précédens, dont, le premier commence et finit par la de8cripti<»i du Trfes-Haut à la tète àvL cent^quatrième Psaume de David , qui le chantoit y suivant le syriaque ^ lorsqu-il alloit adorer le Seigneur devant l'arche avec les prêtres. Les Septante lui oitt domié, etenconnoissancèdecause, h titre : de l'état du monde CO ^ et on y a reconnu Que philosophie divine ayant du rapport avec le Timée de Platon, un précis de la Genèse, ou de la création du monde ^^)« Ce taUeau du monde Reprend imnciédiatementnux expressions citées du Psaume , par lesquelles se termine la description ie Dieu qui étend le ciel comme un voile , comme on tabernacle. Ce ciel , sons figure humaine éten<« due comme une tente ; sa partie k plus élevée ^ Dieu a couverte d'eau C4> j ses agens et ses nunistres dont il fait des vents et des feux ardens ; la terre qu*il a fondée sur sa base , sans qu'elle poisse jamais être renversée^ Tablme qui l'envif onne comme un vêtement d'eaux C^> qui s'élèvent

•ance de la ▼érilc. Irencc, 1. a. c. 3i. § 3. Terlall. de Rcsarveciioiie cambre. 19.

CO De la. et Os. c. a.

^ ^ 1 *f { r«t xM/«i mtgra»HÊ%* (') Eugub. Praefat. in b. Psalmnm.

(0 Ps. Cl Y. a, 3. Isa'ie , zi.. i . a. Job, ixn. 7. ^^ Proy. zxx. 4* Qnis colligayit aqnas mari in ve«(h- "Dcnioj et Job, xxxYiii. 9. Cùm poocrem oubem ve«4i-

comme des montagnes, les grandes eaux qae dompte la voix de Dieu qui en fit sortir le monde : voilà les traits principaux de ce tableau du vestibule du monde à venir , oii il faut se préparer de manière à pouvoir entrer âan»Fappartement inté-» rieur CO^

Cette sentence rabbinique concerne le bas* m<mde : mais il parott que dans le vestibule du temple on a aussi voulu figurer le ciel invisible et l'abîme , considérés comme l'hémisphère supérieur et l'inférieur du grand tout, distinguer, survant le s^tëme de la communauté des signes , par les douze signes des hémisphères du monde visible , représentés comme des tabernacles vivans et intelligens de la Divinité, et ayant, à cette cause, la -figure humaine revêtue d'une robe qui est tissue de l'océan et des astres. Les Arabes appellent le ciel tente de Dieu; et on a déjà cité Hermès, qui appelle tabernacle le covps de la nature , le zodiaque , aussi-bien que le corps humain qui en est construit , dit-il CO ^ ou qui est fait à l'image du monde , lequel ( ou la terre ) est couché au milieu. de l'univers comme un homme couché sur le dos qui regarde le ciel (^). Ces figures humaines repré-»

mcnium cins , et caligiite iUud quaaî pannis infanUca ob* Tolvercin.

(0 R. EKczcr, dans Pirk« Abbot. c.^»

CO Fragm. HermeL xoi» li.

O Miaerya loundi»

sentant lés cfleUx étetidiis cotniné une peau, ont , sans doute , donné Heu à l'idée des manichéens que le Créateur écorcha les priùces des ténèbres , et que de leur peau étendue fl fit le firmament. La figure supérieure retracé la i3*. clef chinoise de ce qui environne entièrement et couvre , comme tin voile, une tente. L'inférieure forme' là I7®. clef de l'abîme et de la chute dans Fabîme , dans les parties inférieures. Ce sont le ciel et l'abîme représentés par ces grands étr'es , uni- Vers-géans, apparences et manifestations de la Divinité. De leur tête, qui manifeste sa raison, J>artent ses bras créateurs , ses actions; leur bouche soulHe le globe ailé qui parcourt et anime l'étendue CO. Au bout de sa carrière supérieure, oii !a face divine s'illumine et se découvre sur le fondcH ment cubique inébranlable de la terre CO^ aux confins cil la voie lactée C^) et le zodiaque se touchent y et oii l'on a dit que l'âme descendant de la rondeur qui est la seule forme divine , prend celle

(0 Emittes spilitiim tunm , et creabuntar, du Ps. cit. ag; ' 3o, rapproches par Easèbe, Pr. Et. xt. xo, des expressions du philosophe grec y Respiciente Déo TÎvunt ipsius radiis animalia : converso autcnt in suam altitudinem eltin]gunttur« (•) Ps. civ. 5. Plaio Tim. p. i©e3. io65.

(0 . Est TÎa subUmis cœlo manifesta sercmy^ Laciea nomen habet , candore notabilis fpsai Hoc iier est superîs ad magni régna Tonantis, Regalcm^ue domum. Otw.

d'un cône (0 ^ la descente des âmes découlant de l'âme du monde comme d'une source C^^ ^ comme une effusion subite des rayons au soleil ^^^ , est figurée par un faisceau conique de lumières , on d'obélisques descendant d'un cercle. Ils sont au nombre des quatre-vingt-dix-neuf auges demeurés fidèles dans le ciel, qu'on c^oit être indiqués par les quatre-vingt-dix-neuf brebis que le père dé famille laisse dans les montagnes, pour aller chercher la centième qui s'étoit égarée ^^. C'est aussi là le nombre des noms divins des mahomé* tans et des grains de leur chapelet , qui est emprunté du faisceau primitif des cordelettes retraçant aussi le caractère du bois et de la matière » i\»i y dont l'ânie commence ici à ressentir le tu-» xnulte ^^^. Car c'est d'ici , et de la bande supérieure des signes , remplie des grands.événemens du ciel , qu'après un engagement pris par Ammon qui apparoit avec une tête de bélier , on voit partir une nymphe naïade versant l'eau de ses deux vases. Cette représentante des âmea descendant dans la

(0 MacTob. Somn. Scîp. I. la.

0> Codius Rhodig. p. ia58.

(0 Kirker, Œdip. t. a. p. 3. p. 536.

(0 Calmet, Diciionnaire de ]a Bible, t. i. p. ao3.

(0 Anima ergo cùm trahitur ad corpus, in hâc prima siii produciione sylvestrem tumnhum, id est, kylem in? {tucntem sibi incipit Qiperiri. MaoïoU. 1« c.

génération (0 avec celui qui leur a donné le sur** nom de Botty%yut , est embarquée dans la nacelle appelée bario^ qui U*ansportoit les morts CO, et qu'on croit avoir été choisie pour voiturer les dieux dans les sujets qui se rapportent au passage des âmesC^). Elle paroh accompagnée de Mercure conducteur des âmes , qui , suivant une institution antique des Égyptiens , conduisoit jusqu^à un certain endroit le cadavre d'Apis C^ , lequel est couché dans la nacelle à sa suite ^ indiquant la descente de Tâme da monde , de Tâme d'Osiris, dont ce bœuf étoit la belle image et le réceptacle ^^X L'agent de la création , xnonté sur une troisième nacelle , court après la belle égarée , en annonçant son ministère par son bâton pastoral. Une oie et une langue à côté de lui, semblent indiquer le fils, le verbe C^\ Une inscription de l'autre xôté porte, que le père, ou l'ancien, le pasteur , le conservateur , est le mi*nistre de Dieu un : son aile semblable au vent. Revêtu de l'image du scarabée , qui vit six mois sous terre , et fait des globes de la boue , il descend

(0 Nflui^n H Nvfif «I t «A ù\ TMnr JMUAWOi 4vpc*'' Porphyr. in Antr.

(0 DioJ. Sic. 1.85.

(3) Gœl. Rhodig. p. i582.

0) Diod. Sic. 1. 1.

(') De Is. et Os. c. 87. Diod. Sic. 1. 1. c. 85.

(^ Exiliit statim ex dcoraîim latis elemcnnu Dci ▼er'> buiD , in pumm Dei opificium. Pimandcr. *\

58 t>È L'ÉTUDE

du ciel, des deux oii il paroît d'abord , à la part΀f inférieure CO^ à Tabîme, pour former des inondes de la matière , pour débrouiller le chaos , et combattre ses monstres , en établissant , dans la région du lion CO, au milieu de cet empire de la loi et de ses ministres, cette Balance qui est le jugement dé Dieu ^^, et sous la({uellé est assis Harpocrate^ ordonnant le silenOe sur ces mystères. Ce scarabée remplace , dans les zodiaque^ connus de FEgypte , le cancer , étant comme lui le symbole de Torî^ gine, et ayant, comme l'écrevisse, une marc&e rétrograde : ou poussant ses boules à reculons^ conune il semble que le soleil tourne le ciel au contraire de lui , qui a son mouvement de Toccident à l'orient CO. C^est un indice de plus que le sujet de ces zodiaques est aussi reb'gieux que ce symbole de l'origine des choses , du monde, du fils produisant de lui-même ^^^. Descendu dans rabî— me , il y parott à son entrée , à la porte du cancer» d'oïl s'étoit fait le départ des sphères , selon les Égyptiens (^ , et par laquelle les platoniciens font descendre les âmes dans les corps humains CO,

(0 Un Père de i*ÉglUe a emprunté cette image.

(0 Suivant la cabale.

O) Provetb. xyi. iï.

O) De Is. et Oi. c. 56^

O Horap. i. lo.

C) lHacrob. Somn. Sc^«

(0 Id.l. 12. x6«

Mais il est hors du rang des autres signes , parce que les âmes qui , à leur descente , se trouvoicnt dans le cancer , étoîent encore censëes au nombre des dieux , et dans la voie lactée CO. Ne tenant aucune boule dans ses pâtes , il a pour ailes le croissant de l'empire sublunaire , de la déesse qui brille dans le cancer. Le capricorne qui , terminant la scène , est couché à la porte des dieux par où les âmes retournent 5 mais qui va se relever pour quitter la matière et les eaux, dont sa queue de poisson est l'emblème , annonce le renouvellement d'Osiris (^^ , et son retour au ciel après avoir acbevé sa carrière^ Les^ trente-huit vaisseaux et le trente-neuvième, plus petit , qui la coupent 5 répondent sans doute aux quatorze et aux vingtcinq parties d'Osiris-Univers ) la vingt-«ixième tombée dans l'abhne des eaux , étant représentée par le bario qui porte son sépulcre de bœuf dans la bande supérieure. II est aussi vraisemblable que les dix-neuf vaisseaux dans chaque bande , concernent les règnes des esprits des douze signes et des sept planètes, qui, suivant Damascius, étoient doubles pour les deux hémisphères par oii les

CO Ergo descensnne ctun aclhuc in cancro sant , qao« aîam iUic posiue necdum lacteam relic[aeri|nty adBuc in numéro sunt deornni. L1. t. 12.

(0 De Is. et Os. Non inîitationis convenit his qu« di« cnntar de OsUidc dwcerpto et rediviTo ac renato.

6« DE L'ÉTUDfi

âmes passoient en descendant et en remontant , et qui t'étoient surtout pour le monde visible et Tinvi— sible* Le petit bario isolé , monté par Agathodae* mon , paroit être celui qui les reporte finalement et les sauve) car il rappelle le bario duquel dépens doit le salut de la nature ; TAgathodaernon qu'il porte représentant cette administration de Tuni-* vers qui réunit tout et les hommes à Dieu CO. Son image à qui , tous les ans , on faisoit descei^re la Nil sur un bario ^ annonçoit de même y dans son application à la société civile ^ que le salut de l'état dépend d^une bonne administration CO. L'usago que les sectes gnostiques ont fait du symbole , en. confirme l'acception religieuse et philosophique ^ dans laquelle Numenius a aussi dit que le Bon est adhérent à la substance comme à une petite nacelle C3),

En nous référant pour ce sujet mystique aux observations sur le Papyrus-Cadet , nous ne ferons point , sur le zodiaque ^ des recherches fon«* dées dans Gastronomie , ni dans l'astrologie vul* gaire , quW oppose à ce qui fut enseigné dans le sanctuaire, et qui étoient abandonnées au peu*

(0 Fragm. Hennet. x» a3. Et lise uniTersi est dispensa* tlo. — Iste bonus dsmon est.

0) Gale , notes sur Jamblic. de Mystec. p. a85. O) Euseb. Pr, Ey. m. i i.

DES HIÉROGLYJ^HES. 0i

pie ^0 , ou gravées sur des stèles CO : soit des petits obélisques , soit des tablettes d'inscriptions. Nous avons toutefois cité Fautorité qui constate que si Ton prétendait découvrir aux initiés le grand teno» pie de tous les dieux dans un monde intellectuel , et aux yeux de leur esprit ses vrais simulacres et «es véritables formes ^^ , ce n'étoit d'abord que ÈOVA les caractères du ciel visible qu'on' leur pré* sentoit cet autre ciel invisible. Son tableau peut nous donner , en conséquence , une idée du zodia* qiie adopté par les Égyptiens qui , faisant de Tas* tronomie une partie principale de la théologie. C^) , avoient établi d'ailleurs une liaison intime entre Vastrologie^ -la médecine et les rits sacrés des mystères , dont le sanctuaire étoit le berceau des prenûëres C^) : entre les sciences qu'on y ensei-* gnoit , ou dans les livres hermétiques , et qui , servant à la purification de l'âme par les lumières requises , étoient subordonnées aux mêmes sym* Idoles , classifiés d'après les nombres et les corps

^') ;^«», iriji x«î «y<f«î«. Josiin. Martyr, Qnxst. ad Ortîiodox. aS. Jamblic. 1. c. viii. 4» ^lato, Rcp, rii. p. 701, Tim. io53.

CO Achilles Sutins , Isagoge. ,

C') Seneca , EpUt. ç)o.

(0 Qein. Alex. Strom. t. vî.

(') Gomment. aQOO* in Plolemaeî Tetrabibl. 1. 1. Martia» QQiCapella.

célestes CO. On voit, en effet, que les Wques^dis^ tinguées , à la proue conune à la poupe , par la fleur qui désigne le lever et le coucher des astres ^ qu'Heraclite disoit'^voir la forme de bateaux ^*), pourront correspondre à leur classification ancienne , selon les rapports que leurs différens levers et couchers ont avec le lever et le coucher des douze signes , sous lesquels «ces barques sont placées; qu'elles pourront se rapporter à ce que les Fragmens Hermétiques C^) appellent les élévations et -dépressions du ciel mesuré. Plusieurs emblèmes , et les inscriptions qui les accompagnent^ peuvent être rapprochés d'Aratus, qui commence comme les Égyptiens par le Cancer , ainsi que de Ptolémée dans son Tetrabiblon, de Manilius et d'autres anciens astrologues, qui nous ont transmis leurs notions sur les levers et les couchers des étoiles. Ils ne les séparent point de leurs pronostics, dont Porphyre ^^^ fait aussi mention , et qui étoient exposés dans le cercle d'or qui couronnoit le tombeau d'Osymandias , de la même manière que dans des temples asiatiques , oii leur constructeur £t peindre le. tableau du ciel, afin que les

(0 Pac 10 mnltipliéB de 7 et 12, dans les deux lÎTrei d'Horapollon.

(0 Stobée, Ecclog. I^ysic. p. 60. Platarc^e PUcids,

Page 1