‹ Les Indiens des États-UnisChapitre 5 sur 24 · II · texte numérisé non relu

II

0)aavis,Sa5.

C^) Epist. «dAnebon.

boimnes connussent les planètes et leurs influences C0« Ces pronostics semblent regarder ici les destinées de la natare, selon l'horoscope de sa vaissanee, que Nescheptos, Pétosiris et les pre»xniers çlocteurs divins avoient constitué dans le Cancer , selon l'exposé que Julius Firmicus CO en a conservé. C'est le même que décrit Sextus £m« piricus avec les quatre signes dominans , les quatre centres des maisons , le Cancer étant l'horoscope au levant , le Bélier au milieu du ciel , le Capricorne au couchant , et la Balance sous terre , k l'opposé du Bélier C^) : tels exactement qu'ils sont ^aijis ce zodiaque. Les autres détails y sont aussi les niémes que dans Julius Firmicus et ^ans Macrobe M^, qui a également conservé la tradi-

<*) Massoadî. Mem. de l'Acad. des Inscr. t. Zi. p. 96.

O) L. 3. Pnef. et c. i. Porphyr. in Antr.

CO Atque horoecopos qaidem esl id quod conttngit onri jto tempore , qno pcrficiebatar ortus : médium autem cœli quartum qnod ab illo est sigoum ; subterraneum est sitom ex adverso medii cœli , cpiod medio cœli est advcrsum ex diametro, ut si Cancer sit horoscopus, in medio quidem cœli est Anes , occidii autem Capricoraus , sub terra autem est Libra.

(*) Aiunt enim , in hàc ipsÀ genitnrà mundî, Ariete, ut diximus, médium cœlnm tenente, horam fuisse mnndi nasccntis, Cancro gcstante tune Lnnam. Post bunc Sol cnm Leone oricbatur j cum McrcurioVirgo ; Libra cum Venerc ; Mars erat in Scorpio; Sagiturium Japiter obtinebat; in Capricorne Satumusmeabat, Macrob* Somn. Sdp. i. ai.

lion égyptienne sur l'état du ciel à la naissance du monde. Car la Lune est dans le Cancer qui la porte , et dont son croissant forme les ailes. Le Soleil se Ihve dans le Lion, qui se lève foulant aux pieds le serpent , accompagné du fléau de la justice , et désignant le Seigneur qui se lève pour que SGS ennemis soient dispersés. La Vierge qui tient les épis , est accompagnée du double symbole du prophète de rÉternel j k tête de chien et à tête de taureau , couronné du Soleil et de la Lune , comme le tau de tout dans le caractère astro**nomique de Mercure. Près de la Balance se lève une forme céleste tenant le sceptre de Tamour et de la charité; et pour qu'on ne se trompe point sur sa qualité de corps céleste , d'étoile de Yénus , elle est enfermée dans un cercle. La Vénus ténébreuse à tête de lion l'accompagne. Le scorpion est environné du loup de Mars , qui accompagnoit dans la guerre Orus, le dieu* des défenseurs (*^ , et d'un ministre de Dieu à tête de loup , à queue de scorpion. Le loup marche en- . core sur le fléau. Jupiter et Saturne qui , à l'origine des choses , étoient dans le Sagittaire et le Capricorne , sont aus$i désignés par leurs oiseaux symboles , montés sur ces deux signes , et par la figure de Jupiter à tête d'épervier , qui combat le taureau de la terre : nfbnstre mutilé que Sa- CO Synes. deProTideotîA.

tume, savant égyptien y retient dans une chatne. Toui^ les planètes se trouvent ainsi dans Yhè^ Qiisphëre inférieur matériel y dans la position ou elles reviendront, après la grande période, à la renaissance de la nature , dans le sein.de son auteur; et selon le jNTonostic , c'est la planète de Jupiter qui donnera le coup mortel à notre globe. En abandonnant eiux personnes plus instruites en astronomie ce qui la concerne dans^ce tableau , nous allons en examiner d'autres qui développent son sujet religieux ou philosophique.

Ces derniers sont tracés dans les plafonds des réduits secrets, tels que ceux oii Ton nous $t que les prêtres égyptiens s'appliquoient à l'étude , et propre^ à rappeler les réduits les plus secrets 4e la natiu'e, oii étoit la depieure des premières causes , suivant l'expression de Platon. Construits sur le toit du même temple Ve Tentyris CO , et d'après les règles que donne Marsilius Ficinus CO ^ pour de pareils cabinets d'étnde, ils semblent avoir- été réservés , "en effet , aux spéculations plus abstraites des prêtres et des époptes , qui ayant « passé toutes .les matières sujettes à 1^ variété des opinioiis ^ montaient finalement à la contemplation du premier principe , qui n'a rien de matériel , pensant après en avoir atteint la pure vé-

(0 Dcnon, PI. i3o,N^ i.

O) De Viiâ cœlitiu oomparfindà, J. 3. c. ig.

rite , que la philosophie achevée avoit attrint le det» nier but de sa perfection (0. » Sur cette hauteur pTo» voisine du ciel j les inities des hauts grades levoient les yeux ^^^ aux plafonds des petits appartemens pour contempler les idées, les grandes images divines qui embrassent Funivers C^. C'est Hi qu'ils pouvoient étudier dans le silence la procréation de l'âme du monde C4>« fe triple ciel antitype ^^5; la triple copie W • et Fa mère des dfeux et des hommes, h. Jnnon égyptienne CO ^ "I^-iir, suspendue , comme celle d'Homère , entre ciel et terre W. Il paroît que Fantenr du Evre Zofaan C?) fait al-» Insion à ce système , lorsqu'il dit que les prêtres d'Egypte éxposoient leur doctrine par des signes empruntés des animaux, des plantes et de toute sorte d'instrumens , pour désigner les quatre mondes d'émanation , des anges , des astres et des élémens^ sur lesquels ils s'aJqiKqument en énigmes et en paraboles d'êtres vivans , indiquant comment l'un est contenu dans l'autre y et comment tous ren-

iODeU.etOs,

(0 Plato , Rep. vn an commencement, ei p. 701.

(0 Dc'mocrite , dans Ciccron , de Nat. deor. 1. 1. i65>

V) Denon , PJ. 1 3o , N», 1 . c. PI. 129. N*. 8.

<*) Id. PI. i3o. N*. 16. PI. 129. N». 6.

<0 Id. A, 5. K*. 3 , et PI. i3o. N». a. B. 7. PL 129. N». 4.

(0 Horap. î. 1 1,

C«) Denon, PI. 129. N*. 8. Pî. 118. N*. 5. Iliad.

CO Dans Kirker^ Œdîp. t. m. p. 3. c n. p. 4^7.

DES filÉROGLYPHES. éj

itni témoignage que leTrës-Hautestleur conier* vateur , leur Créateur et maître. Ce sont les quatre inondes que les cabalistes adoptent , ' en les faisant précéder par Adam Kadmon , avec toutes les lumières qui dépendent de lui en second lieu , et dans le troisième par Adam Harme»

kudim^

C'est ainsi qu^ils expriment le sujet général dn tableau N^« 8. pi. 129. Nous en avons déjà parlé ailleurs C'^. Pour l'éclaircissement des points les plus obscurs de Fancienne philosophie , il méritoit d'être examiné dans un ouvrage particulier. Nous devons encore nous borner ici à rappeler les grands traits de sa correspondance avec la doctrine in^ dienne sut Majra, divisée par cinquante rajransj dont le mélange avec Brahm a été la cause de la production du monde, et sur le mélange de t(ms les trois $ qu'ils appellent Brahm-Tschekr CO • avec les idées chinoises , sur la guitare à cinquante cordes sonores de Niu-Oua , mais qu'elle rédmsit à vingu^inq , pour en diminuer la force ; avec les expressions cabalistiques et arabes sur les cinquante portes de la lumière , et les rayions de l'étendue du ciel , ou de sa peau étendue , AdimeU Samaj avec les Fragmens Hermétiques , Jambli* que et l'ancien ouvrage sur la philosophie égyp-

CO LettreB snr les Hiéroglyphe».

(0 OopnckliAt. t. a. p. 97.

<5a DE L'ÉTUDE

tienne ; avec le développement enfin de la knéme doctrine par Platon et ses sectateurs, ou par les pythagoriciens y particulièrement Timée de Lo« cres. Cet auteur expose Topinion égyptienne de son maître sur l'esprit actif et la matière qui forment , en se combinant diversement y les étre9 constitutif de la nature. Sur ce plan, il corn* mence son traité de l'âme du monde en dlisant , qu'il y a deux causes de tous les êtres : l'intelligence ^0 , cause de tout ce qui se fait avec àes^sein 'j et la nécessité , cause de ce qui est forcé par les qualités du corps. — Que tout ce qui est , est ou l'idée , ou la matière , ou l'être sensible produit des deux autres. Il faut suivre tout son exposé et celui des Fragmens Hermétiques ^*) , les yeux attachés sur ce corps universel qui corn.prend tous les corps, qui embrasse et anime l'univers , ou l'immense animal qui est le monde , avec tous les êtres qu'il contient; en conservant h même état en haut dans le ciel , mais en vanani les générations en bas sur la terre. Nous devons ' aussi renvoyer le lecteur au Timée de Platon et à tous ses coannientateulrs , nommément à Plu** tai^que , de la Procréation de l'Ame , qui commence ce traité en prenant pour texte le morceau

0) III. I. xiy. 5. XI. 4 y rapprochas de Platon, Tîqi. p. 1048. i^5i. io53. X059.

oélèbre de Platon , qui est le thème même du ta* bJeau ('^. Ce texte oliscur CO, mais dans le langage figuré duquel on a reconnu Fempreinte de la plus haute antiquité ^^ , porte que, de Tétre in-» divisible qui existe toujours , et qui est toujours le même , et de l'étce divisible qui peut être divisé en plusieurs corps , Dieu composa une troi-»

iième espèce de substance qui étoit comme le milieu entre les deux premiers , et qui participoit de la nature de Tétre toujours le mémcj et de la nature de Vautre , ou de Tetre toujours chan« géant : que Dieu posa cette substance mitoyenne entre la substance indivisible et la substance divisible dans les corps j, qu'ensuite , prenant ces trois natures ensemble, il les mêla dans une forme, en accommodant. par force la nature del^autre^ ou le diversement opposé , répugnant à se mêler avec celle de^l'homogène , du même ; qu'enfin les ayant mêlés avec la substance , et des trois ayant fait un seul assemblage , il les divisa de nouveau enport'ons convenables , chac;une d'elles étant mêlée ^e l'homogène , ou du même , et de l'hétérogène , ou de l'autre , et de la substance mitpyenoe : qu'il commeliçâ aintô sa division.

CO Tina. io5o. De Is. et Os. c. 55.

C') Se^uis Empir. i^dv. Graininiit. i, 3oi. p. Sl83. Macrob. Somn. Scip. i. aa. 11. i. a.

<0 Pic^iing.-

Sans nous kncer arec les commentateurs â^nê la vaste carrière des spéculations auxquelles ce texte a servi de base , nous observerons que le^ expressions figurées^ les imag'es qu^on a employées, et les nombres dont on a fait mention , se ré-> trouvent dans le tableau. Sa partie supérieure ^ la circonférence de l'immense animal sphérique (*^y mais dont la rondeur est figurée en carré comme en caractères chinois , est occupée par la figure de rintelb'gence qui se meut sans changer de place ,

qui contemple les idées et se connoit lui-même (*)

en se revêtant du céleste tabernacle intellectuel C^. J^enaru deHe^même ^4) , elle a le mouvement volontaire et simple de la force divine , qui est conforme à celui des étoiles fixes par lequel Tâme du monde se porte d'orient en occident , en pro*' duisant le jour et la nuit C^). Le séjour du pre* mier est à l'orient y au pied de sa figure qui est

(0 Plato, Tim. p. 1049. io5i. 1089.

CO Id. ib. et p. io5a. io53. Plutarc. 1. c. JamUic. de Mister. Tin. 3. Plotïn. Ennead. m, 1. 9. c. îo. p. SSaw Cœlias , Rhorti^. p. ^3.

(0 «vvèr i\ ruîS m3( luimjUfrflAirfiv tS mut , Aristot. Metaphr XI. 7. p. 56^»

CO Valeur d'nn nom de Mraerre. Plutarc* de b, et Os. c. 60. de Placitis Philos, it. la. 3. Aristot, de Anim. I. a. p. 38o.

<') Pluuu€. de Procréât, «ma. Plato, deL^. x. p. gSS.

son entrée ^0 ^ d'où part son moavement ^ et oit l'espace est occapé par des globes lumineux que portent et adorent des élres célestes ; tandis que l'espace opposé de l'occident et de la nuit est vide , ténébreux (*> , les ténèbres étant considérées comme une privation, le néant. La figure inférieure de vovr û^l«è| , de la matière , da su5^ siraium , occupant le centre du cerde , qui en est le bas (^> , l'abîme , exprime par son attitude le mouvement nnl au centre , le mouvement opposé au premier Ci), par lequel la ferme matérielle de l'âme du monde emporte d'occident en orient les planètes et le soleil , formant la ligne spirale d^un tropique à l'autre , qui donne Tannée et les saisons. Par la même attitude y cette nourrice^ fon» demerU , siège et réceptacle des astres aux mains diargéés de leurs grands représentans et au sein de nourrice, présente son séant pour siège et fondemeni à toutes les images et figures , à tous les changemens et mauvemens disposés entre la cause qui forme ^et la chose formée C^). Par cette disposition , Dieu dâivra la matière de sa con«

(0 Gen. XXX. 3o.

(*) Fragm. Herknet. m. i.

(3) Timee de Locrâ, iy. 11. Le toatVappelIelcs priiicipef d*Aristote , firi«, Ih» et AmMÎfumf •

(O Plniarc. 1. c, Fragm. Hermei. n. a.

(^ Plaurc. I. c. et de Is. et Os. c. 55. Plaio,llin. ioSq. 1060. i«6i.

fufiioa informe , de ses mouvemens inquiets et désordonnés, de ses troubles, ses irrégularités, ses énonnités; car il faisoit usagé de la synaétrie de proportion et de nombre > pour rendre les êtres fixes et stables , approchant dans leur composition de ces choses qui restent toujours les VEtêmes. La Divinité créée , ce monde est enveloppé en conséquence dans les nombres des degrés harmoniques de Tâme du monde, exposés par les co^ lonnes d'inscriptions du tableau, comme dans le quaternaire de Platon CO. Ce sont,«R, principe commun de tous les nombres pairs et impairs ) deux et trois , les premiers nombres plans } les premiers carrés quatre et neuf , ce dernier formé de cinq et quatre C^^ } les premiers cubes enfin huit et vingt-sept, dont le dernier observé dans la cons* tructiondu labyrinthe , est la somme des nombres précédens , la limite des intervalles harmoniques , et le nombre périodique des jours dans lesquels la lune termine sa course de chaque niois à travers srs vingt-sept maisons , auxquelles les Indiens ont subordonné tous le^ mots de leur langue. Platon s'exprime avec plus d'obscurité pour indiquer les

proportions harmoûiques de ces sept nombres ou

(0 Fragm. Herm. xii, i5. m. 4'

(') Le motif en est iiidii|iié dans PJutarque , <le Procrcat. anim. , et dans les Fragmens Hermétiques, i. 5. 'icrra qt^dem et aqua manseruut in seipsa coiumixta , etc.

|Mirtie$ , dont la troisième , trois , est sesquiaïthre de la seconde , de deux , et triple de la première , on un. Il ajoute cpie la proportion de deux à un ^ qui est le double , renferme le diapason , comxae le rapport de trois à deux renferme le quint ; que celui de trois à quatre est sesquitere , comprenant le diatessaron : et ainsi de suite , passant toujours par I. 2. 3, 4* ^^^ ^^ «omme est dix; par les nombres pairs i^ i, 4' ^' produisant quinze , ou le troisième nombre triangulaire de cinq ; et par les nombres impairs i. 3. g. 27. dont La somme est quarante , qui comprend toutes les proportions de l'harmonie. Les commentateurs développent cette doctrine ; et Macrobe ^0 observe , d'après eux , la contexture de ces nombres procédant par des sauts alternatifs , de manière que la monade qui est pair et impair, est suivie du premier pair, deux , auquel succède le premier impair , trois y et en quatrième lieu, le second pair, quatre; dans la cinquième place le second impair , neuf f dans la sixième, le troisième pair , huit; et dans la septième enfin, le troisième impair, vingt-* sept. Il ajoute que l'impair étant considéré comme mâle , et le pair comme femelle , ils sont comme les premiers parens de tout ; après quoi il procède à l'exposé de l'harmonie produite par ces rapports.

Le principe matériel re^t avec cette mesure

(<) Somn. Scip. n. )•

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