‹ Les indifférentsChapitre 5 sur 88 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

SIMOSET.

Alors, lu ne proposes rien ?

Absolument rien... je liiLsse les autres proposer et je les suis à droite ou à gauche (rtouiïani un bâillement) avec autant de plaisir.

SIMONET

Allons, je vois que je ne puis compter que sur moi pour l’emploi de ma soirée, (il remonlo vers la cheminée.)

ARISTIDE

Oh 1 sois tranquille, tu ne trouveras rien à faire.

SIMONET

Pourquoi?

ARISTIDE

Parce que tu me ressembles, rien ne t’intéresse, rien ne t’amuse! Tu es bien mort père, je suis bien ton fils... Seulement j’ai l’ennui calme et flegmatique; loi, lu as l’ennui nerveux et agité, tu ne peux tenir en place, lu le remues sans cesse, lu es toujours en quête de plaisirs que lu ne trouves jamais.

SIMONET, à Julio.

11 a raison. (Montrant Aristide.) Comme il me connaît! (julio ta h la croisée de droite.)

ARISTIDE

Alors prends ton parti bravement, comme moi. Je ne sais que faire 'de ma soirée... Eh bien, (il se lève et passe h gauche en prenant son 'chapeau , qni était snr le guéridon) je vais au jardin m’étendre sur trois ou quatre chaises el me livrer à une courte sieste jusqu’à ce qu’il soit l’heure de me rendre au cercle. Je l’offre de partager avec moi celte distraction.

SIMONET

Mais je n’ai pas sommeil.

AhI si lu veux aussi avoir sommeil I lu es trop difficile, rien ne te séduit; tu es bien plus endurci que moi... Au revoir, (il s’éloigne à gauche, puis revient.) Si lu décides quelque chose, lu me trouveras là-bas, dans le bosquet, el je le suivrai où lu voudras, sinon avec empressement, du moins avec résignation, (il sort à ganebe.)

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