S1.M0NET, JULIO
SIMONET, refrardant avec admiration Aristide qni sVioignc.
Quplle charmante nature I (a Julio.) Vous ne m'avez jamais dit ce que vous pensiez de ce grand garçon-là ?
JULIO
Votre fils?
SIMONET
Oui, mon fils.
JULIO
Il est assez bien réussi ; à sa toilette, à ses manières, on le prendrait pour un Anglais... un vieil Anglais.
SIUONET,
N'e»t-ce pas? il porte plus que son âge, et il est d’une froideur tout à fait distinguée... Et, au moral, qu’en dites-vous?
Au moral?... il est très-fort 1
SIMONET
Justement I j’ai voulu faire de lui ce qu’on appelle de nos jours un homme fort, et je crois y être parvenu, (ii s’assied prés du guéridon à gauche.)
JULIO
Parfaitement ; mais je croyais vous avoir entendu dire que ' vous ne vous étiez pas occupé de l’éducation de vos enfants?
SIMONET
Sans doute, sans doute ; je suis, tel que vous me voyez, de l’école américaine. Les enfants doivent voler de bonne heure do leurs propres ailes; pas de lisières, pas d’entraves, et ils deviennent des hommes. J’ai cru cependant devoir donner à mon fils deux conseils, deux seulement, mais ils sont parfaits.
JULIO, s’asseyant de l’autre côté du guéridon à droite.
Peut-on les connaître?
SIMONET
Comment donc? mais avec plaisir. Premier conseil : se placer au-dessus de la tète un petit paratonnerre !
JULIO
Un paratonnerre 1
SIMONET
Oui, avec une chaîne qui descend tonl le long du corps et