MADAME SIMONET, SIMONET
' SIMONET, tnarrhant avec gravita, à sa femme.
Je VOUS remercie, madame, de vous être rendue à mon appel ; el Suzanne, je vous avais fait prier de me l’amener.
MAn.VME SIMONET, passe Ji droite.
Elle me suit.
SIMONET
Très-bien! Puisque nous sommes seuls pendant un instant, j’aurais quelques mots à vous dire.
Je vous écoute.
SIMONET
Une révolution s’est opérée en moi depuis hier, madame.
MADAME SIMONET
Je vous en félicite, monsieur.
SIMONET
Je vous serais obligé de ne pas m’interrompre... J’ai fait un retour sur moi-méme et j’ai reconnu que nous avions en etîet quelques devoirs à remplir envers Dieu, envers noas mêmes, envers notre jiays, notre famille et notre prochain.
MADAME SIMONET
Cola n’est pas douteux.
SIMONET
J’ai été en môme temps forcé de reconnaître que je n’avais rempli aucun de ces devoirs.
MADAME SI.M0NRT.
C’est triste.
SIMONET
Je l’avoue, c'est fort triste. Cependant, la connaissance que j’ai acquise de mes torts a eu un bon résultat; celui de me permettre d’envisager les fautes d'autrui avec autant de douleur, mais avec moins de sévérité.
«t4 LES INDIFFÉRENTS.
L’indulgence, monsieur, est la première des vertus chrétiennes*.
SIMONET
La première ou la seconde, je ne sais pas au juste ; quoi qu’il en soit, et c’est là surtout ce que j’avais à cèeur de vous dire, vous n’aurez jamais à subir aucune récrimination de ma part, aucun reproche au sujet du pas.sé.
MADAME SIMONET
Des reproche-^! mais je l’espère bien, pourquoi m’en feriezvous? Si quelqu’un doit adresser des reproches à l’autre...
SIMONET
Laissons cela, laissons cela; le moment serait mal choisi pour un entretien de ce genre.
MADAME SIMONET
Cependant, je voudrais...
SIMONET
Silence! voici votre fille, (il se 1ère et ta au-derant de Sni.mDe.)