ACTE QUATRIÈME. OS
SUZANNE
Pourquoi donc cela?
MADAME SIMONET, se loranl.
Que signifie?
SIMONET, bas a madame Simonet.
Rassurez-vous, madame, elle ne saura rien, j’ai toutes les délicatesses. (Madame Simonet se rassied. Simonet s’adressant a Suzanne.) Je le prierai seulement de me traiter en ami, en vieil ami qui t'a vue naître et grandir; de celle façon, il n’existera entre nous aucune gène, aucune contrainte., et lu ne craindras pas de me faire les petites confidences de jeune fille.
MADAME SIMONET
Ses confidences! quelles confulences?
SIMONET, & Suzanne.
J’ai cru remarquer depuis (luelque temps que tu étais triste, rêveuse, , que tu aimais la solitude et que...
MAD.VME SIMONET.
Mais, monsieur, ce que vous dites là est inutile.
SIMONET
Non, madame, car il y a un danger pour Suzanne dans le sentiment qu’elle éprouve ; celui que son cœur a distingué, celui dont vous ignorez même l’existence, vous qui prétendez cependant tout prévoir... celui là est indigne d'elle.
SUZANNE, se levant.
Indigne de moi, lui 1
SIMONET, à sa femme.
Vous voyez, comme elle le défend. (So levant et s’adressant à Suzanne.) Oui, mon enfant, indigne de toi; s’il l’aimait réellement, aurait-il essayé, comme il l’a (ait, de te compromettre.
SÜZA.NNE.
Lui I
MADAME SIMONET
Ma fille a été compromise! par qui?
Par celui que nous avons si follement introduit dans notre intimité : M.jjJulio Bénetli.
SUZANNE
Ahl je savais bien que ce n’était pas lui.
SIMONET
Tu dis... ?
SUZANNE
Je dis, mort père, que tu le trompes.
SIMONET
Cependant, tout à l’heure, ton émotion t’a trahie! De qui croyais-tu que je parlais?
de
SUZAN.NE
Mon père...
MADAME SIMONET, k son mari.
Monsieur, j’ai pu, par condescendance pour vous, renoncer à mes droits sur mes enfants; je les reprends aujourd’hui. Si Suzanne a quelque confidence à faire (allant k sa fille) c’est à moi qu’elle la fera ; je saurai lui prouver que je suis digne de sa tendresse.
Eh bien, moi aussi! je lui prouverai ma tendresse et d’une façon plus victorieuse que vous Ahl vous me poussez à bout, vous me contraignez à tout vous direl...
MADAME SIMONET
.Mais non, monsieur.
SIMONET
Je vous demande pardon, vous m’y contraignez! en paraissant douter des sentiments affectueux que j’ai pour Suzanne.
MADAME SIMONET
Vous?
Moi!
SIMONET
Vous?
Oui, moi I
MADAME SIMONET
SIMONET
MADAME SIMONET
Allons donc! monsieur.
SIMONET
Puisqu’il en est ainsi, apprenez que je me bats dans un instant avec M. Julio Bénelti.
SL'ZANNE, courant k son père.
Comment!
MADAME SIMONET
Vous !
SIMONET
Oui, moi! vous pouvez vous étonner, j’y suis fait, cela ne me blesse plus. Mais je veux que vous sachiez qu’au besoin je sais remplir tous mes devoirs, même les plus pénibles.
SUZANNE
Quoi! mon père...
SIMONET, s’éloignant.
Adieu, j’ai quelques dispositions à prendre avant l’arrivée de mes témoins, je no veux pas me laisser attendrir, ce qui pourrait arriver... Je ne suis pas liabitué à toutes ces émotions-là. (il sort virement parla droite.)