ARISTIDE, S1.MONET, OLIVIER, MADAME SIMONET, SUZANNE, LAURE
ARISTIDE
(Ja va mieux.
SIMONET
Moi aussi, je me sens plus à mon aise, je suis moins agité.
ARISTIDE
Je respire plus librement.
SIMONET
Peut-être qu’entre parents, il faut quelquefois laisser son cœur s’épancher un peu.
ARISTIDE
C’est pos'ible, au point de vue de la santé.
SIMONET
C’est une question d’hygiène. Nous recommencerons, si tu veux, de temps en temps?
Digilized by Googlc
Oui, les jours d’orage.
SUZANNE, qui s’est araneâe doucement.
Tout cela n'est pas juste.
SIMUNET, se re ournant.
Qu’est-ce qui n’est pas juste?
' SUZANNE
Vous faites entre vous des projets, des plans, vous vous entendez pour soigner votre santé, mais la mienne est peut-être altérée aussi; j’ai peut-être besoin d’un peu de tendresse.
SIMONET, la re);ardant.
Bah 1 est-ce que tu m'aimerais aus-i, toi?
SUZANNE
Pourquoi en doutes-tu ? Parce que je ne me suis pas battue à ta place, mais je ne pouvais pas; sans cela...
SIMONET
Tu l’aurais fait ?
SUZANNE
Avec plaisir.
SIMONET, à lai-mcmc.
Voyons 1 voyons I mais depu'us une heure de leur côté et du inien, la voix du sang parle, elle crie mémel que veut donc dire... ICoorant à madame Simonet et l'amcn.'int en srène.i Vous désiriez tout à l’heure une explication... eli bien, ayons-la... Mo direz-vous pourquoi vous m’avez laissé concevoir des soupçons.
MADAME SIMONET
Des soupçons, sur qui?...
Sur vous.
MADAME SIMONET
Vous m’avez soupçonnée, moi ! vous avez perdu la tête, mon ami. (Elle s'élolKna à droite.)
SIMONET, courant à Olivier.
Ah çàl que me disiez-vous donc?
OLIVIER
Dame! mon cher, vous paraissiez ne pas aimer vos enfants, VOUS viviez entre vous en parlaits étrangers... Mais, maintenant, vous vous êtes conduit et vous vous conduirez en père de famille.
SIMONET
Toujours! je le jure ! (Retournant ï »p» enraets et leur prenant la mâin.) Entenoez-vous, je le jure 1
ARISTIDE
Qu’est-ce que tu jures?
Digiiizeo oy Gou^Ic