LES RELIQUES DE L’AMI DU PEUPLE
- du milieu très fortement, et la première page, celle du titre, très légèrement. Ce numéro était encastré dans une feuille de papier écolier, sur laquelle on avait écrit ces lignes : Numéro de Marat faisant partie de ceux qui se trouvaient sur la tablette de sa baignoire, lors de son assassinat par Charlotte Corday.
« Cette découverte acheva de me troubler : J'allai aussitôt trouver l'expert en autographes bien connu, le regretté Étienne Charavay, à qui je fis part de ma trouvaille. « Il n'y a pas de doule, me dit-il, les notes qui sont « en marge du livre sont bien de Marat. »
& En ce qui concerne la mention inscrite sur la chemise qui recouvrait les feuillets de sang, Charavay ne fut pas moins affirmatif : |
« C’est de la main d'Albertine Marat, me dit-il; mon « père, Gabriel Charavay, a fait la vente d'Albertine, et € tout s'est vendu pour un morceau de pain (sic). »
« Étienne Charavay ajouta : « J/ y a bien à ma connais- « sance, sept où huil numéros de « l'Ami du Peuple » ( tachés de sang, qui courent le monde. J'en possède un dans ma collection personnelle et j'en connais « quelques autres. »
Le numéro de M. Dablin est, avons-nous dit, du mois
“de septembre et celui de M. Anatole France du mois d'août 1792, c’est-à-dire antérieurs d’un an à la scène de l'assassinat.
«Il est probable, a-t-on fait remarquer, que ces
numéros, qui n'étaient pas d'une utilité immédiate à
Marat, ont traîné sur la tablette de la baignoire le jour
où il reçut le coup mortel. .
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