‹ Les indiscrétions de l'histoire (volume 2)Chapitre 27 sur 59 · PEN ET · texte numérisé non relu

PEN ET

S RE 1 SR LAS ex N 5 ; d p, L { . NAPOLÉON A-T-IL MANQUÉ SA VOCATION ? 107

Cet attrait, cette séduction que la Science exerça sur Napoléon, s'était manifestée dès l'adolescence (1).

Fort jeune, il avait auguré qu'il réussirait comme natu-

raliste et physicien, et il n'avait choisi la carrière des armes, que pour accomplir une mission qu'il était bien près de considérer comme providenltielle (2). . Voilà, selon nous, le secret de la contradiction apparente entre les méditations de la jeunesse de Bonaparte, sa vocation scientifique ct l'extraordinaire carrière de Napoléon ; entre le rêve et la réalité!

(1) A Brienne, Bonaparte n’était-il pas déjà tout occupé des problèmes les plus ardus des sciences mathématiques ?

(2) Quänd il forma son Conseil supérieur d'administration pu-

blique, il convia toutes les notabilités à en faire partie. Lemercier osa lui opposer. un refus; bien loin d’en prendre de l'humeur, Napoléon applaudit, au contraire, à l’indépendance de ce noble esprit. « J’eusse fait de même, lui dit-il, car si je ne fusse pas devenu général en chef et l'instrument du sort d’un grand peuple,

je n’eusse point accepté de ces emplois à me mettre dans une

dépendance quelconque, même de ministre ou d’ambassadeur ! Non, certes ; jeune,je m'étais destiné aux sciences exactes ; j'aurais donc fait mon chemin dans la roule des Galilée, des Newton.

. Aucune autre gloire, mieux que celle dévolue aux grandes découvertés des travaux scientifiques, ne pouvait alors tenter mon

ambition. » Introduction aux Notions synthétiques, nouvelle édition, p. 35.

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