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LA MALADIE DE NAPOLÉON III

Il n'est plus contesté aujourd’hui que les premières atteintes du mal auquel devait succomber l’ex-empereur remontaient à une époque antérieure de quelques années à la guerre fatale.

À la suite de sa détention au château de Ham, Napo- » léon avait conservé un état de santé précaire. Des hémorragies fréquentes, un flux hémorrhoïdaire abondant, des douleurs rhumatismales aux membres inférieurs, avaient - contribué à entretenir une anémie persistante, qui ne … laissait pas que de l’affaiblir beaucoup.

Ge n'est que vers 1863 que se seraient manifestés les premiers symptômes d’une affection des voies urinaires.

Lors d’un voyage fait en Suisse avec la famille im pé- … riale, Napoléon avait été victime d’un accident de voi- - Lure, qui lui fit courir, ainsi qu’à son entourage, les plus graves dangers. Une hématurie violente se déclara brusquement. Des médecins appelés conscillèrent un repos

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de Ua semaines et l'amélioration fut A CNE

obtenue.

L'année suivante, l'Empereur faisait appeler auprès de lui, un matin, pendant les manœuvres du camp de Chälons, le baron Larrey. &

« Il avait éprouvé dans la nuit, a conté l'éminent chirurgien, des accidents dont les signes, bien exposés par lui-même, révélaient absolument pour moi, comme c’eût été pour tout autre chirurgien, les symptômes de la pierre dans la vessie.

« La constatation du diagnostic restait seulement à faire par le cathétérisme. »

Une exploration fut proposée à l'auguste malade, qui

s'y refusa avec énergie. |

Les hémorragies reparaissaient quelques mois plus tard ; mais la consigne était le silence et l’expectation : on devait s’inchiner devant des désirs qui ressemblaient à des ordres.

Les feuilles officieuses, de leur nature peu alarmistes,

répandirent le bruit que le souverain avait des indisposi-

tions relevant de la goutte ou du rhumatisme, qu'elles étaient superficielles et passagères, qu'il n'y avait, en aucune façon, lieu de s inquiéter.

En 1865, Napoléon IH entréprenait une longue excursion en Algérie, sous le prétexte; hautement affirmé, d’accroître dans les régions africaines le prestige de la

France, mais en réalité pour essayer de réparer sous un M

climat bienfaisant une santé dé plus en plus chance= \ lante.

Vers la fin de 1866, malgre tous les démentis officiels, .

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