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POISONS ET ARTIFICES DE LA TOILETTE

FarDs Er CosmÉriIQuESs

La coquetterie est vieille comme le monde. Le désir de plaire a fait imaginer, de tout temps (1), quantité d'artifices, pour suppléer aux charmes dont la nature sest montrée peu prodigue, ou pour en perpétuer la durée quand ils se sont prématurément dissipés.

L'usage des cosmétiques, pour embellir le teint, semble avoir précédé celui même des ablutions.

Faire de l'hygiène, se tenir propre, étant une œuvre louable, se parer, s’embellir, cultiver ses charmes par: l'exaltation des mêmes moyens, ou des moyens similaires, pouvait, dans l'opinion des intéressées. paraître plus louable encore,

{1} « L'homme le plus brut, a écrit Th, Gautier, sent, d’une : manière instinctive, que l’ornement trace une ligne infranchissable de démarcation entre lui et l’animal, et quand il ne

peut broder ses habits, il brode sa peau. » D’où la coutume du

tatouage, qu’on retrouve dés l'époque préhistorique, et qui est une des formes premières de la coquetterie, M Cocheris, dans son ouvrage sur les Parures primilives, en a parlé avec assez de détails, pour qu’il soit superflu de revenir sur le sujet.

On a toujours donné aux soins et aux artifices de la toilette, quels qu'ils fussent, une sorte de raison médicale. Un prétexte aussi plausible devait faire admettre les écarts eux-mêmes, comme l'excès d’une préoccupation légitime. ;

Sociologiquement, la parure est une invite au combat des sexes ; les parfums sont des armes.

Judith, la jeune veuve à la beauté éblouissante, le type des héroïnes sacerdotales, qui quittent la discipline et les macérations, pour obéir à la main de Dieu, nous énumère les artifices dont elle usa avant de s'introduire chez Holopherne : elle ôta son cilice et ses vêtements de

deuil, se plongea dans un bain, orna sa chevelure, prit

une mitre, des vêtements de fête, des sandales, des bracelets, des gorgerins, des pendeloques, des bagues, des joyaux, se mit à genoux, demandant à Dieu de la rendre irrésistible, et se releva de sa prière, transfigurée (1). Elle était désormais assurée de vaincre (2).

(1) Archéologie médicale de l'Égypte et de la Judée, par le Dr Beuanies (de Givet).

(2) De même Jézabel, ayant appris l’arrivée de Jéhu à Samarie plongea ses yeux dans le fard, comme s'exprime l’'Écriture, pour parler à cet usurpateur, et pour se montrer à lui sous son jour le plus favorable.

Qui ne se souvient des vers, si souvent cités, du poëte :

Ses malheurs n’avaient point abattu sa fierté ; Même elle avait encor cet éclat emprunté,

Dont elle eut soin de peindre et d’orner son visage, Pour réparer des ans l’irréparable outrage.

Dans les pays orientaux (1), les parfums ont toujours tenu une large place.

Le livre d’Esther nous initie au curieux noviciat que devaient subir les odalisques d’Assuérus, avant d'être admises. à la couche royale : on les massait, pendant six mois, avec des aromates et les divers cosmétiques employés par les femmes (2).

L'Égypte est le pays de l'antiquité qui a le plus consommé de fards et de pommades : on peut, du moins, le supposer, d’après la quantité énorme de petits ustensiles de toilette trouvés dans les hypogées.

. C'est surtout de l’antimoine (3) qu'on se servait, pour

(1) Un fait démontre la valeur des parfums comme objets de consommation dans la comestique orientale : Joseph fut vendu par ses frères à des marchands israélites qui transportaient des baumes en Égypte. Un peu plus tard, ils\devinrent matière imposable. « Vous payez la dîime de l’aneth, de la menthe, de la rue, du cumin et de toutes les espèces aromatiques, dit l’évangéliste MarTraï, mais vous négligez la justice et l'amour de Dieu. »

(2) Esther, liv. I (cité par le D' BEUGNIES.)

(3) L’antimoine est le plus ancien fard dont il soit fait mention dans l’histoire, et en même temps celui qui a joui de la plus constante faveur. Job marque assez le cas qu’on en faisait, lorsqu’il donne à une de ses filles le nom de «vase d’antimoine », ou de « boîte à mettre du fard » (cornu stibii).

Comme, dans l’Orient, les yeux noirs, grands et fendus, passaient ainsi qu'aujourd'hui, pour les plus beaux, les femmes qui avaient envie de plaire se frottaient le tour de l’œil avec une aiguille trempée dans du fard d’antimoine, pour étendre la paupière, ou plutôt pour la replier, afin que l’œil en parût agrandi.

noircir les paupières. Le musée de Boulagq renferme un flacon de poudre d’antimoine (1), dont la forme est celle d’un épervier mitré: la mitre sert de bouchon.

Il ÿ en a un autre qui présente la figure monstrueuse du dieu Bës; la coiffure du dieu fait office de goulot (2).

La toilette était pour les riches Égyptiennes, une affaire tout aussi importante que pour beaucoup de dames modernes, à en juger par les nombreux objets affectés à cet usage, qui sont parvenus jusqu’à nous.

L’Égyptienne plongeait d’abord une aiguille - (3), d'ébène ou d'ivoire, dans un étui contenant le stein-t ou collyre, et traçait autour de ses yeux un cercle noir, qui leur donnait à la fois la douceur qui séduit et l'éclat qui rayonne (4).

(1) On a trouvé à Achuim (Haute-Égypte), de petits sachets déposés auprès d’une momie et renfermant une poudre noire qu’a analysée le célèbre chimiste allemand Von Baeyer. Elle ne contenait pas d’antimoine, mais un mélange de sulfure de plomb et de charbon; Baeyer a même pu la reconstituer synthétiquement et prouver que l'antique drogue provenait de sulfate de plomb calciné avec du charbon et « réduit » suivant le terme technique. |

En réalité, quoique toujours désignés sous le nom d’antimoine, les fards de couleur noire étaient, dans l'Égypte primitive, le plus souvent constitués par du sulfure de plomb.

(2) Vie privée des anciens, par MÉNARD, t. II.

(3) Ces aiguilles avaient la forme de petites massues légèrement arrondies du bout. On les resserrait avec des étuis faits avec les bois précieux que leur fournissaient, à titre de redevances, les peuples qu’ils avaient vaincus. Ces étuis sont souvent très chargés d’ornements ; il y en à qui affectent la forme d’un chapiteau de colonne; quelques-uns sont enrichis de peintures (MÉNARD, 0p. cit.)

(4) Cest toujours le XoA! égyptien qui sert à donner aux Juives

Puis on lui présentait une boîte à compartiments, dans laquelle elle prenait tour à tour le blanc qui corrigeait les tons bistrés de la peau, le rouge qui rendait la fraîcheur à ses joues, le bleu qui dessinait les veines de son front, le carmin qui ranimait l'incarnat de ses lèvres, et le henné qui sent à ses doigts les teintes orangées de l'aurore. F

La coiffure terminait cette laborieuse opération (1).

Les Assyriens n'étaient pas moins avancés que Îles Égyptiens dans l'art de la toilette, à enjuger par les nombreux spécimens de vases à parfums trouvés dans les ruines.

Quelques-uns de ces vases servaient à contenir diverses sortes de fard, tels que le blanc et le rouge pour la

figure, et une préparation d’antimoine, pour noircir le

cercle des yeux, que nous avons déjà rencontrée chez les

de Tunis et de Tanger la longueur et la douceur des yeux de la la gazelle. La schnouda, qui ramène l’incarnat sur leurs joues fatiguées, est peut-être le même ingrédient que Jézabel avait employé pour se farder le visage.

M. d'ARVIEUX, dans ses Voyages imprimés à Paris en 1717,

- (livre XI, p. 27), remarque, en parlant des femmes arabes,

qu’elles bordent leurs yeux d’une couleur noire composée avec

. de la tuthie, et qu’elles tirent une ligne de ce noir en dehors du

coin de l'œil, pour le faire paraître plus fendu. 2 (1) Le Livre des Parfums, par RIMMEL.

Égyptiens sous le nom de stein-t et que nous retrouverons plus tard chez les Romains, sous le nom de stibium.

Ce qu'il y a de singulier, c’est qu'aujourd'hui encore, les femmes syriennes (1), babyloniennes et arabes se noircissent du même fard le tour de l'œil (2), et que les hommes en font autant (3), dans les déserts de l'Arabie, pour se préserver les yeux de l’ardeur du soleil.

Les révélations récentes sur l’époque du Bas-Empire montrent que, pendant toute la période de la domination gréco-byzantine, les femmes furent aussi coquettes que leurs devancières.

Les vestiges retrouvés à Antinoë ont permis l'évocation d’un passé jusqu'alors à peine soupçonné.

Le prestigieux magicien qui l’a fait revivre à nos yeux,

(1) Chardin, le célèbre voyageur du xvue siècle, allant de Paris à Ispahan, passe d’abord par la Mingrélie et remarque l’excès de fard dont les femmes du pays — principalement les moins belles et les plus âgées — couvrent leur visage, observant en outre que celles qui sont jeunes et jolies peignent au moins leurs sourcils.

On dira que les renseignements de Chardin remontent à une époque déjà reculée, mais ceux que nous fournit la princesse de Belgiojoso coïncident avec la période ultime de la civilisation orientale, encore préservée de toute infiltration européenne, puisqu’ils remontent à une cinquantaine d’années environ : l’usage ou, pour mieux dire, l’abus du fard règne universellement dans les harems de Syrie (Revue des Deux-Mondes, 15 mars 1902).

(2) Voyez TAVERNIER, Voyage de Perse, liv. Il, ch. vij., et Gabriel SIONITA, De moribus orient, cap. x.

(3) Les dames n’étaient pas, en effet, les seules à se mettre du noir; Josèphe, Juvénal et une foule d'auteurs anciens nous apprennent que les hommes avaient la même faiblesse. Hérode le Grand se faisait teindre les cheveux, la barbe et farder le visage (Mœurs anciennes des Juifs, par le D' Ermete PIEROTTI, p. 80).

' M. Alex. Gayet, a découvert, dans cette ville d’origine

hellénique, non seulement les accessoires de la toilette, tels que des mouchoirs, les uns blancs, d’autres à carreaux, qu'on tenait à la main, les vêtements n'ayant pas de poches ; des miroirs étamés, à verres bombés, enchässés dans une monture d'argent, ou plus modestement de plâtre, décorés de verroteries et qu'une petite boucle permettait de suspendre au poignet, au moyen d’un lacet; mais des épingles d'ivoire, servant à maintenir les cheveux ; des pots, également en ivoire, renfermant les fards et les pâtes; des flacons encore pleins d’antimoine; des étuis à collyre, avec les aiguilles destinées à ombrer et allonger les yeux. |

Cet art de peindre et d'orner son visage procédait plutôt du tatouage que du maquillage. M. Gayet en a relevé, sur le corps, des traces persistantes.

Pour aviver l'éclat des yeux, les femmes d'Antinoë dessinaient des traits bleus, qui cernaient le bord de leurs paupières. Une autre ligne rejoignait horizontalement l'angle externe de l'œil à la tempe; mince à sa naissance, elle allait, s’évasant légèrement, sous les cheveux.

D'autres tatouages ont été. reconnus sur la gorge petites figures géométrales, barres parallèles, cercles unis, auréoles irradiées, rosaces cruciformes, ces tatouages se répartissaient avec une symétrie tellement étudiée, qu'ils arrivaient à déterminer des dessins absolument réguliers.

Ils puisaient sans doute leur origine aux coutumes de l'Égypte antique (1).

(1) Le Carnet, octobre 1903.

laser LES INDISCRÉTIONS DE L'HISTOIRE

Les Grecs donnaient plus de temps aux exercices du Corps qu'aux artifices de la toilette. Les femmes athéniennes se servaient néanmoins de cosmétiques blancs et rouges, el les poëtes sont allés jusqu'à accuser Vénus elle-même de se maquiller : au moment où il lui fallut s’exposer au jugement de Pâris, fils de Priam, la déesse aurait eu recours aux cosmétiques, comme une simple mortelle!

Est-il nécessaire de rappeler le joli épisode de la vie de Phryné qui, tout en mettant en évidence la beauté de la courtisane, nous fournit la meilleure illustration des

ravages que les cosmétiques faisaient dans le monde.

athénien ? ;

Après un souper offert par Praxitèle, le célèbre sculpteur, les invités se mirent à jouer aux rois. Femmes et hommes donnaient, à tour de rôle, des ordres, qui devaient être exécutés par tous les assistants.

Lorsque le tour de Phryné fut venu, celle-ci s’avisa de faire apporter de l’eau fraîche et d’ordonner à toutes les dames de se laver le visage: et tandis que celui de Phryné brillait de tout l'éclat d'une beauté fraîche et naturelle, les autres femmes présentaient un spectacle lamentable.

Était-il vengeance plus spirituelle et mortification plus cruelle, que celle imaginée par Phryné pour se mettre en valeur, tout en humiliant ses rivales ?

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FARDS ET GOSMÉTIQUES. Cr | 20

On : ne saurait parler de la toilette des femmes grecques, sans s’ occuper des apprêts de cette toilette, c’est-à-dire des soins du corps En dehors de l' usage journalier du bain, considéré par les Grecs comme une pratique d'hygiène indispensable, les femmes avaient l'habitude de s'oindre le corps tout entier avec des parfums solides ou liquides, des pommades ou des huiles (r).

C'était presque au sortir du lit et avant d'avoir été vues par personne, que les femmes grecques procédaient à leur toilette secrète. Lorsqu'elle était achevée, l'édifice de

la chevelure était complet, les yeux étaient agrandis par

le koh}, la joue enluminée par le vermillon, pour obvier à la pâleur excessive de la peau (2).

. Gar les femmes devaient, avant tout, s’efforcer de paraître pâles.

À l’époque d'Auguste, comme aux temps romantiques, un faux air de poitrinaire était des mieux portés : il inspirait une sorte de compassion qui, chez certains, pouvait se transformer en un sentiment plus tendre.

Toule femme qui aime doit étre pâle, nous dit le

(1) L’énumération fournie par Apollonius d’Hérophile, dans son Traité des parfums, cité par Athénée, montre que la cosmétique des Grecs était déjà fort étendue, et que la fabrication s’en faisait sur des points très divers. à Du temps de Socrate, l'usage du fard et des parfums précieux était déjà commun chez les femmes, et passé en habitude, quoique l'ami de ce philosophe, auquel Xénophon prête un entretien avec son maître, l’interdise à sa femme (Rech. hist. sur le luxe chez

les Athéniens, 1823).

(2) LUCIEN, Cité par RAGINET, Costumes historiques, t. II.

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chantre des Amours, le divin Ovide (1); c'est la seule couleur qui convienne quand le cœur est pris. Il faut qu’en la voyant, chacun soit tenté de s'écrier : Elle aime (2)! »

Pour atteindre ce but, que ne mettaient-elles pas en œuvre!

Aujourd’hui nos coquettes boivent du vinaigre, jadis elles absorbaient du cumin (3) : c'était moins mauvais el plus hygiénique.

Mais cela ne suffisait point; il était nécessaire de recourir à des artifices plus compliqués.

Beaucoup de Romaines, estimant que la pâleur n'est pas goûtée de tous les hommes et peut passer pour un indice de santé délicate, cherchaient à obtenir un teint de nuance incarnat. Et, comme le dit encore Ovide, ce guide excellent que nul ne saurait prétendre remplacer «le léger vermillon que le sang a refusé, c'est l’art qui le donne. »

(1) Dans son livre intitulé Medicamina faciei, Ovide avait "réservé un poème aux femmes. La majeure partie de cet ouvrage est perdue : dans ce que l’on connaît, on retrouve des formules de poudres et de fards destinés à blanchir et à adoucir la peau.

(2) Palleat omnis amans : hic est color aptus amant, Hanc ut qui videat, dicere possil « Amat »

(3) Horace, dans ses Épitres (liv. I, ép. xIx, v. 18), nous révèle

cette particularité :

Pallerem casu, biberent exæsangue cuminum.

Les cosmétiques prirent un développement des plus inquiétants au temps des Césars (1). Jamais, en aucun temps (si ce n’est au nôtre peut-être), on n’en usa autant.

Dans la capitale du monde, il se fabriquait une immense quantité de parfums et d’essences que l'on variait à l'infini. Criton, médecin de l'impératrice Plotine, a donné jusqu’à vingt-cinq recettes de parfums différents.

Les dames romaines faisaient un usage immodéré de parfums de toute éspèce et dépensaient des sommes incroyables pour cet objet de luxe (2).

D'après Pline (3), les Romaines en usaient si largement, que l'approche d'une dame frappait tous les passants, quelque préoccupés qu'ils fussent ailleurs, par les odeurs

qui s'exhalaïent de ses cheveux (4) et de ses vêtements.

On a déjà fait mention de l’énormité des prix de certains parfums.

(1) Scuürz Nord ünd Sud (Traduit par la Revues des Revues).

(2) Rech. hist. sur le luxe chez les Athéniens, de Chr. MeINERS, (1823).

(3) PLINE, ist. nat., xt, 20.

(4) Horace dit à Canidia :

Tuis capillus albus est odoribus (Epod., XII). Il 46

Martial (1) se demande s’il fera mieux de faire cadeau

à sa Phyllis de dix jaunets de la monnaie impériale (environ 262 fr. 50), ou d’une livre d’un parfum sortant des magasins de l’un des deux marchands de pommades et d’essences les plus renommés du temps, Cosmus et Nicéros.

Ïl se peut que mainte dame eût alors, dans ces magasins, des comptes ouverts aussi élevés que celui de Marion Delorme, qui se trouva devoir, un jour, à un seul parfumeur, quelque chose comme 187,500 francs, pour les fournitures de l'année (2).

Ce sont les poètes, a-t-on dit, qui nous renseignent le mieux sur les mœurs de leur temps; sur l'époque romaine, assurément nul n’est mieux informé qu'eux.

Sans doute, Martial, Juvénal et, en général, les satiriques, qui haussent les inventions au diapason de leur ressentiment, exagèrent parfois, mais dans l'appréciation plutôt que dans le narré des faits.

(1) Martial, dans une de ses épigrammes, reproche à Gellia l'odeur des parfums qu’eile exhale.

Quod, quacumque venis, Cosmum migrare pulamus Et fiuere excusso cinnama fusa vitro :

: Noto peregrinis placeas, tibi Gellia, nugis Sic, puto posse meum, sic bene olere canem.

(2) Mœurs romaines du siècle d’Auguste, par FRIEDLANDER, {. III p. 88.

dame romaine.

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