PRE
mais beaucoup plus pesant que la farine de riz ou d'amidon, ce qui constitue une tromperie sur la qualité et la, M quantité tout à la fois ! 2 « Avoir un teint d’albâtre » n’est pas, comme on le 4
voit, une expression purement métaphorique.
L'albâtre a le défaut d'être imperméable, tandis que là
il / g
poudre d'amidon ou de riz est une substance éminem- M ment poreuse et, par suite, absorbe l'humidité de la ! peau. ‘#4 Une poudre à base végétale est, au dire de notre con
frère Monin, fort expert en la matière, précieuse pour ‘4 protéger la:peau contre les températures ‘extrêmes et. M contre les variations brusques du thermomètre, très utile “ pour calmer les légères irritations et refouler les efflores- $ cences du tégument externe; indispensable dans les 4 grandes réunions nocturnes (soirées, bals, théâtres), où le visage, la gorge et les épaules des invités sont plongés dans une atmosphère ardente et viciée, éminemment +
nuisible au teint. - On ne devrait employer même la poudre d'iris qu'en
APM
minimes proportions, car elle est très irritante pour la peau.
Les poudres destinées au visage ne doivent pas, d'ailleurs, être trop parfumées, sinon, elles causent des maux de tête et des accidents nerveux, surtout quand elles sont additionnées d’une de ces essences artificielles qui, avec les progrès de la chimie, tendent à se substituer de jour en jour aux produits tirés des fleurs naturelles.
Ayez soin, Mesdames, d'étendre la poudre de riz sur le visage avec une patte de lièvre préparée et emmanchée à cet effet.
On recommandait autrefois de se servir de la patte d'une hase (femelle du lièvre) et plus spécialement de la patte de devant; c’est une tradition qui remonte loin, puisque Pline assurait déjà que la chair de lièvre embellit les femmes. "
Ne croyait-on pas, du reste, au temps jadis, que si une femme absorbait, à certains jours, neuf. crottes de lièvre, sa gorge conserverait toujours la même fermeté ?
Le remède vous semble quelque peu répugnant, et pourtant quel martyre ne consentiraient à subir beaucoup de coquettes de notre connaissance, pour paraître ou pour rester belles |.