‹ Les indiscrétions de l'histoireChapitre 30 sur 61 · BEAUMARCHAIS A SAINT-LAZARE · texte numérisé non relu

BEAUMARCHAIS A SAINT-LAZARE

Le fouet a joué, nous venons de le voir, un grand rôle dans l'éducation de nos pères. Maints personnages (1) ont subi sans murmure ce châtiment. qui les mettait en si singulière et humiliante posture.

C’est surtout, avons-nous dit, dansles écoles religieuses qu'on maniait le martinet et la férule, mais la fessée pédagogique n'était pourtant pas spéciale à ces établissements (2).

Marmontel, qui fit ses études au collège de Mauriac, parle, dans ses Mémoires, du danger qu'il courut « d’avoir le fouet en seconde et en rhétorique, une fois pour avoir dicté une bonne amplification, une autre fois pour être allé voir la machine d’une horloge ». Et il ajoute, à pro-

pos de ce dernier fait, que les écoliers des différentes

(1) Voir les chapitres précédents, sur la Flagellation à la Cour et à la Ville et la Flagellation dans la Littérature.

(2) Dans son Traité des Etudes, dont la première édition fut publiée en 1726, Rollin écrit : « La voie commune et abrégée pour corriger les enfants, ce sont les châtiments et la verge, ressource presque unique que connoissent ou emploient plusieurs de ceux qui sont chargés de l'éducation de la jeunesse.

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