‹ Les indiscrétions de l'histoireChapitre 31 sur 61 · NS · texte numérisé non relu

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classes, étant montés dans un clocher dont on réparait Fhorloge, furent accusés d’avoir dérangé certaines roues de fer, et qu'ayant été lui-même appelé dans la chambre du préfet, il y trouva « dix à douze écoliers rangés en haie autour du mur, et, au milieu, le correcteur et ce préfet terrible qui les faisait fustiger. »

L'exemple de Marmontel nous prouve sans conteste que la peine du fouet n'avait pas encore disparu auxvirre siècle, comme d’aucuns l'ont prétendu. Mais nous en avons un

témoignage plus décisif : c'est celui de Beaumarchais.

L'épisode de la flagellation de Beaumarchais vaut d'être conté avec quelques détails.

Dans la nuit du 7 au 8 mars 1785, sur un ordre crayonné au dos d'un sept de pique, par Louis XVI, au milieu d’une partie de cartes, Beaumarchais avait été arrêté et conduit sous escorte à la prison de Saint-Lazare : Saint-Lazare était, à cette époque, une maison de correction pour hommes.

Le bruit de l'arrestation du satirique.écrivain avaitjusqu'alors plusieurs fois couru, mais avait toujours été démenti (1). Cette fois, il n’y avait plus à douter.

(1) On lit, dans les Mémoires secrets de la République des lettres, à la date du 9 mars 1785 : « Depuis que son Mariage de Figaro à

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